La plus grosse erreur serait de sous estimer les capacités de nuisance d’AC. Je fais partie de ceux qui ont toujours sévèrement critiqué son action. J’ai écrit et je continue à soutenir qu’il est nul. Mais quel sens faut-il donner à ce qualificatif ? Lorsqu’on dit d’un homme politique qu’il est nul, c’est tout simplement pour constater son incapacité à bien diriger son pays : assurer la paix sociale, renforcer la sécurité, promouvoir l’unité nationale, approfondir la démocratie, garantir la justice, développer l’économie, etc.
Alaye Condé presque prêt pour un second mandat ? « Alphaou akbar » !
Le 16/11/2012 à 12:02 0
Je rappelle que le programme reformulé par notre« camarade Professeur » lui-même s’articule toujours autour de 3 domaines:
a) renforcer l’unité nationale
b) changer et améliorer la vie quotidienne des populations
c) transformer l’économie et attirer les investissements internationaux.
Dans tous ces domaines, il a échoué lamentablement et rien n’indique qu’il peut faire quelque chose de positif pour la Guinée. Si au moins nous avions en lui un despote éclairé ! En réalité nous n’avons en face de nous qu’un dictateur ignorant et violent. Il a atteint son but : devenir Président de la république; il a maintenant un projet: le rester le plus longtemps possible. Je réitère donc mon constat : le Président AC est tout à fait nul. Mais qu’en est-il de l’homme en tant que tel ? Comme politicien, il est rusé; sans être grand stratège, il n’en demeure pas moins un bon tacticien. Etre nul ne signifie pas toujours être bête. Pour le moment, tout semble lui réussir et ce n’est pas le fait du hasard : Condé n’a rien ou presque en face pour le contrer. Si, avec des origines floues et des diplômes douteux, il a pu être coopté comme chef de l’Etat en Guinée, alors qu’électoralement il était éliminé dès le premier tour de la présidentielle de 2010, c’est qu’il a disposé d’« atouts décisifs », comme Sékou Touré en son temps. Ces« atouts » constituent, à mes yeux, le péché originel à fondement de mensonges qui semble avoir marqué de malédiction l’évolution de la Guinée depuis 1958. Dans ce contexte, AC peut sembler être intelligent, mais il s’agit, en réalité, d’une intelligence au service du mal.
Ainsi, AC a réussi à fausser la démocratie en piégeant ses adversaires qu’il considère comme étant ses ennemis. Et ses pièges, pourtant peu sophistiqués, sont étonnamment efficaces: comme des agoutis affamés et aveugles, ses adversaires se font facilement prendre. C’est à croire que l’opposition, très infiltrée, participe à son insu à la confection de ces pièges.
Pourquoi « Nkoro Alpha » donne-t-il l’impression de gagner à tous les coups ? Réponse d’une simplicité désarmante : c’est parce qu’il matraque, par RTG interposée, ce qu’il veut faire croire à l’opinion comme des réalités alors que ce ne sont que des écrans de fumée, derrière lesquels il est seul à se retrouver. Par ailleurs, la morale en politique étant le cadet de ses soucis, ce communisant increvable a su se montrer persévérant. A force de recommencer après chaque échec, son« expérience » a fini par l’endurcir, comme l’ont montré deux exemples : le calendrier des élections et la composition de la CENI.
1°) le calendrier des élections
Notre Prof ne va aux élections que lorsqu’il est prêt. Prenons le cas de l’élection présidentielle de 2010. Avec 18% des voix au premier tour, n’importe quel candidat aurait été inquiet. Pas Alpha Condé à qui on aurait attribué le pourcentage de Sidya Touré! Pour lui l’essentiel est de participer au second tour, peu importe l’écart entre les deux finalistes. Pour être prêt, il lui a fallu quatre mois, le temps de créer les conditions de sa « victoire ». Le résultat est là : il est Président de la république ! Comme politicien, est-il si nul ?
Prenons maintenant un autre cas : les élections législatives tant attendues. Notre Prof s’est emparé du pouvoir suprême depuis près de deux ans. Tout président démocratiquement élu souhaite des législatives dans la foulée pour obtenir une majorité à l’Assemblée. Mais comme il connaît bien le niveau de sa démocratie, il a volontairement retardé les législatives. Bien qu’il qualifie son régime de présidentiel (dans lequel, pense-t-il, le président a tous les pouvoirs, ce qui prouve une fois de plus qu’il n’a rien compris aux cours de droit qu’il est censé avoir suivis!), il ne veut pas prendre de risques inutiles car les copains du clan à caser sont nombreux. Pour être prêt, il lui a fallu presque deux ans, le temps que son opérateur Waymark lui garantisse les bons résultats : AC aura son Assemblée« nationale ». Comme tacticien, est-il si nul ?
2°) la composition de la CENI (Commission Electorale Nationale « Indépendante »)
Notre Prof a maintes fois enseigné qu’il n’organisera pas des élections pour les perdre. Je rappelle que la« CENI » n’est pas une spécificité guinéenne. Il s’agit d’une institution créée dans un Etat qui vient d’adopter le multipartisme afin de faciliter le déroulement des élections dans de meilleures conditions de paix et de transparence (Guinée, Burkina Faso, Tchad, Congo, Burundi, etc.). Il n’y a pas de « CENI » dans les Etats à parti unique ou dans ceux qui sont devenus démocratiques. En tant que « jardin d’enfants » de la démocratie naissante, toute CENI est appelée à disparaître. Celle de la Guinée vient de voir augmenter sa longévité de 7 ans. Mourra-t-elle sénile ? Rien n’est moins sûr.
Normalement une CENI ne doit pas représenter les partis politiques mais être composée de personnalités expérimentées, compétentes, relativement neutres, honnêtes, au casier judiciaire vierge, ayant le sens de l’Etat, etc. En somme, des personnalités vraiment indépendantes. En Guinée, la CENI n'est pas administrative mais politisée et, de cet fait, ressemble à un micro parlement où les commissaires jouent le rôle de députés. Pire, cet échantillon n’est même pas représentatif des forces politiques en présence. Comme tout est inversé dans notre pays, c’est au CNT qui fait encore office d’Assemblée, que les partis politiques sont les moins représentés ! Elle est bien originale, cette démocratie.
Notre Prof ne crée rien mais sait lire le mode d’emploi de toute création. Il n’est donc pas à l’origine de la première version de la CENI mais il a très bien su s’en servir en y plaçant, par manipulations et tractations, des agents à son service. Le plus emblématique de ces agents a été Louncény Camara, le président qui n’a été« démissionné » qu’après avoir fait tout le travail voulu par son patron qui vient d’ailleurs de le récompenser par un portefeuille ministériel. Le président de la « nouvelle » CENI est Bakary Fofana, fidèle parmi les fidèles d’AC, qui promet de rouler très vite puisque sa route est maintenant bitumée. Cette CENI recomposée est elle-même un piège pour ceux qui se réclament de l’opposition. Tout est vicié dès le départ.
En effet, on est parti de la mauvaise idée de parité (pouvoir/opposition) pour aboutir à un marché de dupes. Quelle différence y a-t-il entre la « mouvance présidentielle » et l’administration dans un système où le RPG a le statut de parti-Etat ? Qu’est ce qu’on entend par société civile en Guinée où tout civil ne cherche qu’à se rapprocher du pouvoir en place, propriétaire de la mangeoire principale? Pendant qu’on y était, pourquoi les religieux n’ont-ils pas été représentés au sein de la CENI ? Non seulement le RPG a pris sa part légale mais il grignote celle de l’opposition, ce qui est illégal.
Notre Prof a une fois de plus roulé ses élèves-opposants dans la farine. Quel boulanger ! Maintenant qu’il est prêt, les élections vont avoir lieu car il est sûr de les remporter. De méchantes langues disent même que les résultats sont déjà enregistrés : une vingtaine de députés pour l’Ufdg, une demi-douzaine pour l’Ufr, une dizaine pour tous les autres partis de l’opposition, quelques sièges pour les satellites qui gravitent autour du pouvoir et, bien entendu, la part du lion au RPG ! Imaginez la prochaine « Assemblée des Honorables Applaudisseurs »,votant en bloc et debout comme un seul homme derrière leur guide, l’imam Alaye Condé !
A présent, tout ira vite. Après avoir salué la« maturité de la classe politique dans son ensemble », AC dit : « le train va partir de la gare, ceux qui veulent monteront en route ». La ligne ferroviaire Conakry-Kankan ne fonctionne plus, mais quel cheminot ! Peut-on raisonnablement soutenir qu’AC est si nul ? On peut même reconnaître qu’il est, dans une certaine mesure, grand : « Alphaou akbar ! ».
Le problème des opposants à AC c’est qu’ils sont souvent en retard, justement, d’un train et qu’il leur arrive quelquefois de se tromper même de quai. Ils ne savent pas anticiper. Lorsque quelqu’un dit vouloir limiter les dégâts, c’est que ceux-ci sont déjà là et qu’il est débordé! Pendant ce temps notre boulanger-cheminot pense à sa« réélection » en conduisant sa locomotive, la bouche pleine de pain. Il est confiant car c’est sa CENI politisée qui organisera cette consultation.
Ce qui m’amène à faire un constat amer: AC a des opposants mais, en face de lui, on ne voit pas l’opposition ! Une opposition suppose, en effet, une structure souple mais solide, une concertation et une action dans le même sens. Quand on voit la fébrilité avec laquelle les représentants de l’opposition ont accepté de siéger à la CENI, on comprend à quel point il sait laisser le temps au temps. Comme il boite, il sait que la station debout est pénible lorsqu’elle se prolonge. Il a donc attendu que tous ses adversaires soient fatigués avant de leur proposer des tabourets. Le soulagement est tel que certains n’hésiteraient plus à se coucher devant lui.
Pourtant, dans les circonstances actuelles, rien n’est définitivement perdu. Contrer Condé devient chaque jour plus difficile mais ce n’est pas impossible car rien n’est joué d’avance. Il suffit à l'opposition de mieux s’organiser.
D’abord, elle doit savoir chez elle qui est qui. L’opposition officielle semble infiltrée par le pouvoir en place. Suffirait-il de critiquer une action gouvernementale pour être qualifié d’opposant ? AC a décrété que Jean-Marie Doré, son "jumeau historique" est de l'opposition! Celle-ci doit s'opposer vigoureusement à ce décret empoisonné. Dans un paysage politique sans centre clairement défini, la taupe Doré appartient au clan Condé. Il faut donc que chacun se définisse clairement. C’est à ce prix que l’opposition sortira de son état de machin pour devenir une véritable machine.
Ensuite il faut préparer sérieusement les législatives: identifier tous les bureaux de vote, vérifier la liste complète des électeurs avant le vote (chaque électeur doit s'assurer que son nom figure sur la liste), avoir des représentants dans chaque bureau de vote, vérifier les urnes avant le début du vote (pour éviter des bourrages préalables), faire le dépouillement dans l’immédiat et sur place, transmettre les résultats instantanément, etc. Les Guinéens résidant à l'extérieur doivent pouvoir voter; ce n'est pas un cadeau mais un droit. J'aimerais bien que l'opposition soit absolument ferme sur ce point et récuse systématiquement Waymark.
Par ailleurs, l’opposition doit s’entourer de spécialistes dans chaque domaine de l’activité gouvernementale et aucun ne devrait être récompensé uniquement pour sa fidélité mais pour son efficacité. Elle ne manque d'ailleurs pas de cadres fidèles et efficaces.
L’opposition doit rendre compte des actions qu’elle mène : porter plainte systématiquement contre les auteurs de violences (même si la justice est inféodée au pouvoir, cela permet de prendre date), solliciter la Cour Suprême, ce qui l’obligerait à prendre position (dire le droit ou se discréditer devant l’opinion nationale et internationale), faire régulièrement le point sur les dossiers des victimes, etc.
Peut-être que l’opposition fait de son mieux mais, dans ce cas, qu’attend-elle pour le faire savoir? Bavarder et communiquer sont deux choses différentes, voire opposées. En face de la ruse d’AC, l’opposition doit pouvoir proposer autre chose que la rue seulement. C’est en regagnant d’abord la voie judiciaire que l’opposition pourra assurer sa crédibilité. La rue reste une option qui ne devrait venir qu’en seconde position car elle peut être perçue par l’opinion comme un blocage, ce qui produit le contraire de l’effet escompté.
Cela dit, élaborer une stratégie ou affuter ses tactiques n’ont d’intérêt que si l’opposition sait elle-même ce qu’elle veut: conquérir un pouvoir à sa portée ou se complaire dans le statu quo qui l'use plus qu'il ne le sert.
Pour terminer une saillie du web : elle est de notre incontournable et très brillant Prof Alaye Condé qui a réagi à l’exécution, le 9 novembre 2012, de Mme Aïssatou Boiro, la directrice nationale de son Trésor. Ila promis à la population que "la justice sera faite" et "ceux qui sont impliqués dans cet acte inhumain et lâche seront poursuivis en justice".
J’aurais préféré « traduits » à la place de« poursuivis ». Connaissant l’efficacité des services guinéens, les criminels qui sont poursuivis sont rarement rattrapés. Même rattrapés, ils ne sont pas inquiétés. Des innocents sont, en revanche, rattrapés sans se douter qu'ils sont systématiquement poursuivis. Le pouvoir semble connaître ceux qui sont « impliqués ». En effet, les assassins n'avaient pas pour mobile le vol à l'arrachée; ils étaient arrivés en tenue militaire, avec des armes de guerre et en voiture haut de gamme.Ils connaissaient l'emploi du temps et l'itinéraire de la victime.
Petite leçon à tirer de cette tragédie: servir le pouvoir ne garantit aucune protection. AC n'est, en apparence, pas en danger; il est, en réalité, le véritable danger de notre pays. Les condoléances, attristées pour les uns et attristantes pour les autres, ne ramèneront jamais la disparue.
Je vous salue !
Ibrahima Kylé DIALLO
Responsable de « www.guineeweb.net »
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