Le collectif a mis cette occasion à profit, pour remettre un mémorandum au ministre Alhassane Condé, dans lequel se trouve détaillées toutes ses préoccupations.
Dans ce document qui devra servir de base de discussion entre le collectif et le MATAP, les partis politiques affirment que des accords et des principes doivent préalablement être trouvés sur un certain nombre de points dont entre autres : la restructuration de la CENI, l’audit, la révision et la cogestion du fichier électoral avec les partis d’opposition, le rétablissement des conseillers communaux, qui avaient été illégalement destitués, dans leurs fonctions, l’observation de la neutralité de l’administration publique dans les débats publics et dans le processus électoral et enfin l’accès égal et équitable aux médias d’Etat.
A propos de la question fondamentale de la restructuration de la CENI, le collectif estime que la volonté d’agir ou de faire agir le MATAP en lieu et place de la CENI, affirmée à travers le protocole d’entente signé le 16 juin 2011 entre les deux structures est contraire à l’esprit et la lettre de la constitution et du code électoral et par conséquent, il en demande purement et simplement l'annulation.
En réponse aux préoccupations du collectif, le ministre Alhassane Condé, après avoir reçu le document a promis de le faire examiner par l’ensemble du gouvernement, et singulièrement par le président de la République.
Un début de dialogue encourageant, dans la perspective de l'organisation d'élections législatives libres et transparentes dans un climat de paix et de sérénité favorable à la dynamique de réconciliation nationale.