L'opposition demande au gouvernement des élections "apaisées"

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L'opposition guinéenne a remis au gouvernement un mémorandum sur les élections, réclamant qu'elles se déroulent "dans un climat apaisé", après les assises sur le processus électoral qu'elle a boycottées la semaine dernière, a-t-on appris jeudi auprès de ses responsables.

Le ministre guinéen de l'Administration du territoire, Alhassane Condé, a rencontré mercredi le "Collectif des partis politiques pour la finalisation du processus électoral" qui lui a remis un mémorandum sur les élections, ont indiqué à l'AFP des responsables de l'opposition.

Ce collectif regroupe plusieurs partis d'opposition dont l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), de l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo et l'Union des forces républicaines (UFR), de l'ex-Premier ministre Sidya Touré.

Le Collectif souhaite "aller à des élections libres, transparentes, dans les meilleurs délais et dans un climat apaisé", selon son mémorandum.

Il demande pour cela que des accords de principe soient trouvés sur "la restructuration de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), la révision du fichier électoral", et demande aussi "la neutralité de l'administration publique et l'accès égal des partis politiques du Collectif aux médias".

Selon les opposants, Alhassane Condé a assuré qu'il rendra compte au gouvernement et tiendrait l'opposition informée de la suite dans les meilleurs délais.

La rencontre entre M. Condé et les opposants intervient après les "journées de dialogue" organisées du 10 au 12 août sans l'opposition qui réclamaient des préalables.

Ces assises réunissaient une centaine de représentants des services publics, de la majorité, de la commission électorale, d'ONG et associations, à l'initiative du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSC-G).

Elles devaient déboucher sur des recommandations sur le fichier électoral, le renforcement de la Céni et des solutions consensuelles par rapport à toutes les étapes du processus électoral.

La Guinée doit organiser à la fin de l'année des législatives qui parachèveront son processus de transition démocratique. Ce scrutin aurait théoriquement dû se tenir dans les six mois suivant l'investiture du président Alpha Condé, qui a prêté serment le 21 décembre 2010.

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