Arrivée à Conakry des membres de la mission d'enquête de l'ONU sur les massacres du 28 septembre

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L'Algérien Mohamed Bedjaouai, la Burundaise Françoise Kayiramirwa et la Mauricienne Pramila Patten, membres de la commission d'enquête internationale chargée d'établir les responsabilités dans le massacre du 28 septembre dernier sont comme annoncé ces derniers jours par le porte parole adjoint du secrétaire général de l'ONU, arrivés à Conakry ce Mercredi 25 novembre 2009.

Les membres de cette commission onusienne pourraient compter sur l'aide des plus hautes autorités de la junte militaire au pouvoir en Guinée. C'est du moins l'engagement qui avait été pris conjointement par le capitaine Moussa Dadis Camara, le chef du CNDD la junte au pouvoir et Kabiné Komara son premier ministre.

Dans un document signé, les deux hommes avaient promis que les autorités guinéennes coopéreront et faciliteront le travail de la commission d'enquête internationale.

Mais ce travail des enquêteurs s'annonce délicat.

Selon les défenseurs des droits de l'Homme, les familles des victimes auraient peur de témoigner craignant des rétorsions de la part des militaires.

Cette peur est d'ailleurs partagée par certains diplomates onusiens qui disent ne pas trop faire confiance à la bonne foi de la junte quant a sa coopération.

Les trois commissaires onusiens qui seront à Conakry du 25 Novembre au 4 décembre doivent travailler de manière indépendante pour établir les faits et faire des recommandations sur les mesures à prendre pour déterminer les responsabilités.

Avant ces commissaires, le secrétariat de la commission d'enquête soutenu par le bureau du Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme était déjà arrivé à Conakry depuis le 15 novembre et a commencé le travail sur le terrain.

Selon des diplomates onusiens, plusieurs cas de figure pourraient être envisagés une fois les faits établis et les responsabilités situées.

Les présumés coupables du massacre du 28 septembre à Conakry pourraient répondre exceptionnellement devant le tribunal spécial pour la Sierra Leone, ou le TPIR, le tribunal International pour le Rwanda installé à Arusha ou encore la Cour Pénale Internationale si le Conseil de sécurité en réclame la saisine.

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