Attaques à Paris : ce que l’on sait des attentats qui ont fait au moins 128 morts

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Il s’agit de la pire attaque terroriste qui ait jamais frappé la France. Six attaques, et probablement une septième, ont eu lieu simultanément à Paris et à Saint-Denis, vendredi 13 novembre.

Un bilan provisoire fait état d’au moins 128 morts et d’une centaine de blessés, dont beaucoup dans un état grave, selon le procureur de la République de Paris, François Molins, mais il pourrait s’alourdir dans la journée. Huit terroristes sont morts, dont sept se seraient fait exploser.  L’Etat islamique a revendiqué ces meurtres, samedi. François Hollande a promis que « la France sera impitoyable à l’égard des barbares ». Il a décrété un deuil national de trois jours et annoncé que « tous les dispositifs » de sécurité seront renforcés à leur niveau maximum.

Le bilan

L’ensemble des attaques ont fait au moins 128 morts, a confirmé Matignon, dont 82 dans l’attaque de la salle de concert du Bataclan, d’après une source judiciaire. Le grand nombre de blessés ne permet pas d’établir de bilan définitif, une autre source judiciaire faisant état samedi matin de 99 blessés « en urgence absolue » et de « 155 urgences relatives ».

Un précédent bilan donnait des indications sur les lieux où ont été tuées certaines victimes :

  • Rue de Charonne, à la terrasse du bar La Belle Equipe, 19 personnes ont été abattues
  • Rue de la Fontaine-au-Roi, 5 personnes ont trouvé été tuées
  • Rue Alibert, entre le bar Le Carillon et le restaurant Le Petit Cambodge, entre 12 et 14 victimes ont été recensées.
  • A Saint-Denis, près du stade de France, trois explosions ont retenti à partir de 21 h 20, faisant un mort.

Huit terroristes seraient morts, dont sept se seraient fait exploser. Trois ou quatre d’entre eux sont morts dans l’assaut donné par la brigade de recherche et d’intervention (BRI) à la salle de concert, d’après une source judiciaire. Un policier a été blessé lors de l’assaut.

Un carnage au Bataclan


L’attaque la plus grave a eu lieu au Bataclan, au croisement du boulevard Richard-Lenoir et du boulevard Voltaire, où les assaillants, au nombre d’au moins trois, sont entrés en plein concert du groupe de rock américain Eagles of the Death Metal. Ils ont mitraillé les spectateurs dans le noir, provoquant une panique indescriptible, achevant parfois les survivants ou tous ceux qui bougeaient. L’attaque a duré près de deux heures.

Nicolas Chapuis, journaliste au Monde, présent à proximité du Bataclan à partir de 22 h 30, a vu des policiers progresser en se cachant derrière des voitures pour se protéger des salves d’armes automatiques. Le RAID, l’unité d’élite de la police nationale, est ensuite arrivé sur place, pour élargir le périmètre. A 23 h 20, une dizaine de personnes sont sorties les mains en l’air de la salle de concert.

L’assaut a été donné un peu après minuit par la BRI, plusieurs déflagrations étaient entendues par les témoins près du périmètre de sécurité dressé autour de la salle de concert. Des dizaines d’ambulances ont été envoyées sur place et un hôpital de campagne a été dressé à l’arrière de la salle, près du Cirque d’hiver. François Hollande, le premier ministre Manuel Valls, la ministre de la justice Christiane Taubira et le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve se sont rendus sur place après la fin de l’assaut.

Les mesures prises

 

Le Chef de l’Etat a décrété vendredi soir l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire. Il a reçu le soutien de Nicolas Sarkozy, chef de l’opposition. Il a également annoncé le rétablissement des contrôles aux frontières. Des perquisitions pourront être menées en Ile-de-France. Toutes les forces de l’ordre ont été mobilisées, 1 500 soldats ont été envoyés en renfort dans la nuit. Les écoles et établissements universitaires seront fermés samedi, selon l’académie de Paris. Les voyages scolaires sont annulés.

Dans un second discours samedi matin, François Hollande a décrété un deuil national de trois jours et annoncé qu’il s’adresserait au Parlement réuni en congrès à Versailles lundi.

Un plan blanc, prévu pour les situations sanitaires d’urgence et de crise, a été déclenché par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris.

Un conseil de défense était prévu à l’Elysée samedi matin. François Hollande a annulé sa participation au G20, dimanche et lundi en Turquie. La campagne électorale pour les élections régionales a été suspendue par un grand nombre de candidats.

Les lieux visés

Les attaques, qui étaient coordonnées, ont visé un restaurant dans le 11e arrondissement, Le Petit Cambodge, et le bar qui lui fait face, Le Carillon. Non loin de là, la salle de concert du Bataclan a également été visée, tout comme la terrasse du café La Belle Equipe, rue de Charonne. Enfin, trois explosions ont éclaté aux abords du stade de France, selon plusieurs témoins. Le gouvernement a tenu un conseil des ministres exceptionnel vendredi à minuit. La préfecture de police de Paris a recommandé aux Parisiens et aux habitants d’Ile-de-France de ne pas sortir de chez eux, sauf en cas de nécessité absolue.
 

Le stade de France

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Tout commencé à Saint-Denis, aux abords du Stade de Fance, par trois explosions en une demi-heure : 21 h 20, 21 h 30 et 21 h 53. François Hollande, qui assiste au match France-Allemagne, a été évacué durant la rencontre.

Une partie du public est descendue sur la pelouse dans un mouvement de panique à l’issue du match. De source judiciaire, il est précisé que l’attaque au Stade de France a fait quatre morts, dont trois hommes qui se sont fait exploser.


Rue Bichat

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Un journaliste du Monde arrivé devant Le Petit Cambodge, au coin de la rue Bichat et de la rue Alibert, a pu voir plusieurs corps sur le trottoir entre le restaurant et le bar qui lui fait face, Le Carillon. Selon une source de l’hôpital Saint-Louis, qui fait face aux deux établissements, la fusillade a causé 12 à 14 victimes. « Dans un premier temps, tout le monde a cru à des pétards, raconte Laurent Borredon, journaliste au Monde. Puis les gens ont fui et ont fait marche arrière vers le quai de Valmy. »

Rue de Charonne

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Un journaliste du Monde présent sur place a pu apercevoir plusieurs blessés. « J’ai entendu des détonations, je suis allé à ma fenêtre, indique une riveraine, interrogée par Gérard Davet, journaliste au Monde. J’ai une vue directe sur le café. J’ai vu un homme descendre d’une voiture et tirer sur la terrasse, au jugé. Il a tiré à plusieurs reprises. Par rafales. J’ai entendu des cris. Puis l’homme est remonté dans sa voiture et reparti. Comme ça… »

Sur place, notre journaliste a assisté à des scènes d’horreur : une femme, la figure couverte de sang, s’évanouit dans les bras d’un passant. Plusieurs corps gisent à terre. Les pompiers et les policiers sont arrivés peu à peu, établissant un périmètre de sécurité.

Source: Le Monde

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