Calme précaire à Conakry après des heurts entre partisans du pouvoir et de l'opposition

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Un calme précaire régnait mardi à Conakry au lendemain de heurts entre militants du pouvoir et de l'opposition à une semaine des élections législatives, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des gendarmes et des policiers étaient postés à plusieurs endroits de la capitale alors que des véhicules patrouillaient sur des artères de Conakry, selon la même source. A un carrefour situé dans la banlieue, des forces de l'ordre positionnées dans une dizaine de camions surveillaient des centaines de jeunes assis sous des arbres. Dans le quartier de Madina, le principal marché de la capitale, plusieurs commerces étaient fermés et la circulation tournait au ralenti. Dans la crainte d'éventuels pillages, des commerçants se sont postés devant de rares boutiques ouvertes. "Nous sommes ici d’abord pour empêcher que des voleurs ne défoncent les portes. Parfois même, ce sont les policiers qui volent nos marchandises", a affirmé l'un d'eux à l'AFP. Des incidents entre partisans du pouvoir et de l'opposition à Conakry ont fait lundi des blessés légers, selon des sources policières et hospitalières. Lors d'une réunion présidée lundi à Conakry par le représentant spécial de l'Onu pour l'Afrique de l'ouest, Saïd Djinnit, le comité de suivi de l'accord du 3 juillet, qui réunit outre la majorité et l'opposition, l'Onu et des représentants de la communauté internationale, a fait des recommandations sur les législatives prévues le 24 septembre. Cet accord du 3 juillet, entre le pouvoir et l’opposition, a permis de lever des blocages sur le scrutin du 24 septembre. Les recommandations faites par le comité de suivi portent notamment sur l'affichage des listes électorales et le rapprochement des électeurs des bureaux de vote, deux demandes de l'opposition qui a menacé de reprendre les manifestations à partir de jeudi si ses revendications n'étaient pas satisfaites. "Ces recommandations, si elles sont appliquées, sont de nature à apaiser la situation, pour créer les conditions de transparence et d'équité pour que le scrutin (du 24 septembre) soit crédible. Il faut donner deux à trois jours à la (Commission électorale) pour initier la mise en oeuvre de ces décisions importantes", a dit M. Djinnit à quelques journalites, lundi à Dakar. Les législatives du 24 septembre auraient dû avoir lieu dans les six mois suivant l'investiture, en décembre 2010, d'Alpha Condé, premier chef d'Etat démocratiquement élu de ce pays à l'histoire marquée par les violences politiques, militaires et ethniques.

Source: AFP

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