En Mai 68 au plus haut sommet de la chienlit gaucho des enragés, lors d’un meeting à la Sorbonne, Sartre s’invita. Même lui ne se doutait pas que c’était la chute des icônes, au sens christique du mot. Les idoles, au sens ethno, O frères Guinéens pas au sens ethnocentriste, mais dans son acception ethnologique, donc tous les « sanamous » baptous étaient fichus par terre. Donc la star, le maître à penser de plusieurs générations de penseurs, s’en vint à la tribune.
CELLOU SOIS BREF : OUI ! OU NON !
Commentaires
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Enfin une date pour le fameux second tour de l'élection présidentielle. Une annonce qui devrait à priori nous réjouir, mais la guinée étant ce qu'elle a toujours été, il n'ya pas de quoi être euphorique, car on peut encore s'attendre à des rebondissements de dernière minute, en ce sens qu'aucun acte concret n'a été encore posé par rapport au point nodal de la crise que constitue le fonctionnement de la CENI, qui outre les dysfonctionnements liés à la gestion matérielle et technique du processus, pose problème au niveau de sa direction, l'actuel Président étant rejeté par l'alliance autour de Cellou Dalein Diallo, qui l'accuse à tord ou à raison de partialité. Une sorte de réponse du berger à la bergère, car il faut le noter, l'alliance Arc-en-ciel, a en son temps, tapper des pieds et des mains, pour réclamer la destitution de l'ancien Président feu Ben Sékou, qui s'est vu infligé une condamnation dans une parodie de justice expéditive. Le malheur en Guinée, est que de tout temps, les politiques ont procédé par improvistation et approximation, car ils ont toujours tendance à laisser suffisament pourrir la situation, pour ensuite se déméner comme de beaux diables, pour concocter des réponses de circonstance, à des problèmes récurents qui demandent des solutions pérennes. Encore une fois, on met la charrue avant les beoufs, en se projetant en avant, sans résoudre le problème crucial du moment, la crise autour de la CENI. Ne faut-il pas voir comme une imprudence de la part du général Kanaté, d'entériner cette nouvelle date de la tenue du second tour de l'élection présidentielle, avant de s'employer à applanir les divergences de points de vue des deux candidats, pour ce qui est de la direction de la CENI, dont l'autorité et surtout la crédibilité sont mis à mal, par la cacophonie qui règne autour de l'institution depuis un certain temps. La sortie de crise est tributaire de la volonté commune des protagonistes, à s'accorder sur un minimum de consensus à même de créer un climat de confiance, favorable à la poursuite normale du processus. Une rencontre rapide s'impose entre les deux candidats, qui s'étaient engagés à Ouaga, sous l'égide du médiateur Blaise Compaoré, à mener une campagne apaisée à travers la signature d'un protocole d'entente et cette fois-çi, l'initiative doit venir du général Sékouba Konaté comme cela a été annoncé dernièrement, car il demeure le véritable garant de la conduite de la transition, dont les mérites de la réussite ou les désagréments de l'echec, lui reviendront de droit en premier. La rupture idéologique entre les deux camps est telle, que l'arbitrage impartial et neutre de l'administration publique semble être la seule alternative crédible et si d'aventure les deux camps n'arrivent pas à s'accorder sur l'essentiel par l'organisation d'une nouvelle élection du Président de la CENI, dans le respect des textes réglementaires, l'une des solutions serait purement et simplement de doter l'institution d'une direction collégiale, avec une représentation de tous les acteurs impliqués dans le processus.
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