Conakry en croisade contre les cliniques médicales clandestines

Tiegborocomplet

Les autorités guinéennes ont décidé ce lundi d’engager la chasse aux cliniques médicales clandestines à la suite du décès d’une journaliste, a appris APA, de source officielle.
Mariama Kouta Diallo, journaliste à la radio – télévision guinéenne (RTG), est décédée vendredi dernier lors d’une intervention chirurgicale dans une clinique, non enregistrée au niveau de l’Ordre national des médecins.

Cet accident a entrainé un sursaut chez les professionnels du corps médical qui ont décidé de mettre de l’ordre dans l’exercice de la médecine en Guinée, par la fermeture prochaine de toutes les cliniques clandestines.

Ce lundi, au cours d’une réunion qui a regroupé l’Ordre national des médecins et le service chargé de la lutte contre le grand banditisme et la drogue, dirigé par le colonel Moussa Thiégboro Camara, il a été décidé de la mise en place d’un plan d’assainissement du secteur de la médecine en Guinée.

Selon le président de l’Ordre national des médecins, Dr Hassan Bah, un plan d’actions sera mis en place afin de recenser tous les professionnels exerçant dans le domaine médical.

Cela va permettre d’après lui de mettre un terme au fonctionnement des cliniques qui ne rempliraient pas les critères en la matière.

Car pour exercer le métier de médecin, il faut être titulaire d’un diplôme. Être ensuite de nationalité guinéenne, ou être un ressortissant de la communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Les membres des pays ayant un partenariat dans le domaine médical avec la Guinée, sont aussi habilités à travailler en Guinée, a-t-il souligné.

A cela s’ajoute la moralité du médecin, qui sera prise en compte dorénavant. Ce qui n’était jusque-là pas le cas.

Il faut rappeler que la propagation de l’épidémie d’Ebola en Guinée avait fait planer la menace de fermeture des cliniques clandestines.

Mais cette menace n’avait pas été mise à exécution, malgré les cas d’Ebola qui avaient été enregistrés dans ces centres de santé, où les mesures sanitaires n’étaient pas respectées par les travailleurs.

Cette fois, le décès de cette journaliste de la radio d’état pourrait sonner le glas pour des cliniques clandestines qui foisonnent dans le pays.

Source: APA

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