Contre-vérités, l'alpha et l'oméga du gouvernement guinéen

Il est affligeant et désespérant de constater que toute la politique d’Alifa et de son gouvernement se résume à falsifier l’histoire, les valeurs morales de la Guinée.

Même les événements les plus anodins et de simples comptes-rendus n’échappent pas à leur politique de travestissement de la vérité. 

Dans les pays occidentaux et les pays de démocratie libérale, les gouvernements embellissent et présentent les choses de façon édulcorées mais n’osent se permettre de mentir de façon aussi effrontée, surtout sur des faits facilement vérifiables par tout le monde.  Le dernier scoop révélé par l’Ufdg est la tentative de convocation qu’Alifa a voulu imposer à Cellou Dalein sans aucun respect ni des manières ni du protocole ; surtout qu’il a installé sciemment  une atmosphère délétère dans notre Pays (Sidya lui a donné de très mauvaises habitudes en courant dès qu’il fait signe comme s’il était à ses ordres).  Comme Alifa qui a refusé d’aller à Siguiri et Kouroussa pour apaiser les populations, Cellou Dalein doit, lui  aussi cette fois, consulter sa base, son parti l’UFDG, et non le Fouta (comme le RPG veut vicieusement et perversement intoxiquer le débat alors qu’il n’a même pas commencé).  

Je suis d’avis comme certains commentateurs (notamment sur Ganndal.com), que toutes ces gesticulations politiques sont motivées par deux choses :

·         Feindre de vouloir apaiser la situation politique interne pour pouvoir aller à l’Assemblée générale des Nations Unis à New York en prétextant avoir améliorer la démocratie en Guinée et avoir tendu la main à l’opposition : premier attrape nigauds à usage externe.

·         Faire diversion, le temps que son Lounceny Camara, sofa du Rpg, réédite sa sale besogne de tripatouillage de la liste électorale et du système informatique comme au premier tour de la présidentielle (Cf. lettre du Collectif signé de Sidya Touré cette semaine); ou pire les rendre inexploitables pour qu’il n’y ait pas de législatives avant deux à trois ans dans le meilleur des cas : deuxième attrape nigauds pour ridiculiser l’opposition encore une fois.

Pour contrecarrer Alifa et le RPG, il faut systématiquement démentir ses affabulations, en soulignant leur but malveillant.  Quant aux législatives, pour une fois, Sidya, Cellou Dalein, Mouctar et Soropogui, Faya Millimono et El-Hadj Soumah doivent cesser de jouer aux ‘’Guinéens du PDG’’ (fierté souvent mal placée et suicidaire) et exiger une expertise de la liste électorale et du système informatique avec une certification des résultats par la Cedeao et l’ONU*.  Cela doit être la base de toute discussion avec le Pouvoir. Il va sans dire, avec une nouvelle Ceni, bien sûr !      

La situation est, en effet, très  grave en Guinée !  Alifa est entrain  de se muer petit à petit et insidieusement en un autre Mouammar Kadhafi : il veut gouverner selon ses caprices en faisant fi de la constitution et des lois qu’il dicte de façon tacite aux juges et magistrats du Pays. Il se donne tout ce mal pour avoir une assemblée nationale à sa dévotion parce que ses sponsors occidentaux le lui imposent pour pouvoir s’afficher et l’aider ouvertement.  Autrement, Alifa se serait imposé tout simplement avec l’aide de ses hommes armés.  Le grand danger est que cette manière de gouverner installe l’arbitraire (la loi du plus fort, celle de la jungle) comme mode de gouvernance et à court terme, l’anarchie.  Car l’injustice et la stigmatisation de la communauté peule ne pourra jamais subsister encore une fois en Guinée !  

Nous n’avons aucun doute maintenant sur la nature du gouvernement Alifa composé essentiellement de mythomanes, du sommet –mythomane manipulateur- à la base.  Ce qui rend toute tentative de normalisation du jeu démocratique utopique.  Pour la simple raison que c’est une sorte de maladie mentale qui requiert une tentative de traitement.  Et encore, si cela se traite !  Or peut-on soigner tout un gouvernement ?  A mon avis, c’est impossible !  Que faire alors ?  Il faut tout mettre en œuvre pour que les élections législatives soient transparentes et que la vraie opposition soit largement majoritaire à l’Assemblée nationale et utiliser ensuite tout l’arsenal légal pour contenir ce dictateur jusqu’en 2015. Il faudra qu’il parte au plus tard en 2015, dans le pire des cas pour une Guinée apaisée !    

Alifa n’a et ne fera jamais rien pour le bien de la majorité mais plutôt tout pour assouvir son projet hégémonique de régence sans partage.  Il ne conçoit pas sa vie, surtout désormais, sans être le départ et l’aboutissement de tout dans notre Guinée.

Cela dit, son plus grand ‘’coup politique’’ à ce jour est d’avoir utiliser son patronyme d’origine malinké pour manipuler toute une communauté. Car je répète encore une fois de plus que rien ne le lie concrètement à la Haute Guinée !  Son ascendance maternelle est sénégalaise (d’où son lien avec Rachid N’Diaye et Christian Sow), son côté paternel serait voltaïque, il est né à Boké, parle Soussou bien qu’il comprenne le  Malinké basique et n’a jamais vécu en Haute Guinée sur ses plus de 60 ans passés hors de Guinée sur environs 75 ans d’âge, n’y possède pas personnellement de propriété ou des biens connus.  Qu’est-ce qui fait donc de lui un bon représentant de la Haute Guinée, puisque certains veulent faire de la politique une affaire communautariste?  Il serait aussi Professeur, selon lui.  Ce qui est sûr, il a su se forger un personnage basé sur des fictions.  Il a été aidé en cela  par la naïveté de certains Guinéens (a beau mentir qui vient de loin !), la malveillance d’autres  envers les autres communautés favorisés par nos clivages ethniques exacerbés par Sékou Touré, les regrettables décès de Siradiou Diallo et Ba Mamadou qu’il n’aurait certainement jamais pu abuser si facilement , comme il fit avec Cellou Dalein.

Pour finir, l’opposition devra s’atteler sans hésitation à suivre de près les manœuvres dilatoires d’Alifa en cherchant à chaque fois les pièges politiques et/ou légaux pour eux.  La tache ne sera pas facile avec un gouvernement qui prend quotidiennement des libertés avec la vérité, invente, nie et agresse tout en criant être victime de l’opposition. Chaque mensonge doit être dénoncé et anticiper les coups en les révélant très tôt. Que sera la Guinée si Alifa reste encore quelques années ?  Car il  fait beaucoup de mal et de façon durable au Pays par ses affabulations semeuses de zizanie entre des communautés.

 

  

 

 

* : Comme en CI, la Guinée est bel et bien en conflit depuis 2007. En CI, c’était certes un conflit armé clair mais il n’en demeure pas moins qu’il y a aussi en Guinée une belligérance ‘’froide’’sous forme de guerre civile larvée entretenu Alifa depuis juillet 2010. Une intervention civile étrangère serait la bienvenue.

 

 

Ollaid

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