Ebola: des progrès mais le risque demeure (OMS)

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Le coordinateur de la lutte contre l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola pour l'OMS s'est félicité vendredi des "progrès substantiels" accomplis mais a rappelé qu'il y a toujours un "risque réel". Il y a "de vrais progrès substantiels dans les dernières semaines mais il y a encore un risque réel", a affirmé le docteur Bruce Aylward, directeur général adjoint à l'Organisation Mondiale pour la Santé, dans une conférence de presse à Genève.

L'OMS cherche à arrêter la transmission à l'intérieur des pays affectés avant la saison des pluies qui commence en mai et qui compliquera l'accès aux malades dans les zones éloignées, a-t-il rappelé.

"Nous sommes dans la bonne voie avant la saison des pluies", a-t-il dit, en notant que durant la dernière semaine au total 30 nouveaux cas ont été enregistrés, 9 en Sierra Leone, 21 en Guinée et zéro au Liberia. Il y en avait eu 82 il y a deux semaines et 150 il y a trois semaines.

Dans ces trois pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés, 25.542 cas ont été enregistrés dont 10.584 décès depuis le début de l'épidémie en décembre 2013, a précisé le Dr Aylward.

Ces progrès s'explique par un meilleur suivi des listes de personnes ayant été en contact avec un malade, l'examen aux sorties des pays et la meilleure préparation de ces pays pour répondre à tout nouveau foyer du virus, explique le responsable de l'OMS.

Cependant environ 50% de ces nouveaux cas (moins en Guinée) apparaissent parmi des personnes ayant été en contact avec un malade. "Cela signifie que nous n'avons pas un contrôle complet" de la transmission, a indiqué le Dr Aylward.

Le comité d'urgence de l'OMS qui s'est réuni jeudi a maintenu sa recommandation à la Directrice générale, Margaret Chan, de continuer à considérer cette épidémie comme "une urgence de santé publique de portée internationale" même si "le risque d'une extension internationale apparait diminuer".

Le comité a également réitéré sa critique de certaines mesures prises par des Etats en dehors des recommandations de l'OMS comme la fermeture de frontières ou l'annulation de liaisons aériennes, qui n'apportent rien à la lutte contre l’épidémie et ont un impact négatif sur les pays concernés.

Source: AFP

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