Ebola : la communauté internationale réagit face à l'épidémie (Synthèse)

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Selon certains médias chinois, une femme ayant passé ses vacances en Guinée a souffert de fièvre et de vomissements après son retour à Hong Kong. Les autorités sanitaires hongkongaises ont indiqué que les tests de détection du virus s'étaient finalement révélés négatifs. Pourtant, les départements concernés ont lancé une alerte contre Ebola.

Selon les dernières informations, une missionnaire et un médecin américains contaminés par le virus Ebola pourraient être rapatriés aux Etats-Unis pour y recevoir un traitement. Il s'agirait des premiers cas d'infection par Ebola aux Etats-Unis s'ils étaient rapatriés.

Cette épidémie s'est déclarée au début de l'année en Guinée avant de gagner le Liberia, la Sierra Leone puis le Nigéria. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le virus, qui a fait 729 morts depuis le début de l'année, est "hors de contrôle", et il existe un "réel risque de voir de nouveaux pays touchés". Aujourd'hui, cette maladie est au centre des préoccupations sur la scène internationale.

L'infection par Ebola est une maladie grave, souvent mortelle. C'est l'une des maladies les plus virulentes au monde. L'infection se transmet par contact direct avec du sang, des liquides organiques ou des tissus de personnes ou d'animaux infectés. Il n'existe aucun traitement ni vaccin spécifique pour la fièvre hémorragique à virus Ebola. Plusieurs vaccins sont en cours d'essai, mais plusieurs années pourront être nécessaires avant qu'un vaccin puisse être utilisé.

Depuis le début de l'année, le virus Ebola inquiète les autorités européennes et asiatiques. Il se propage à une vitesse qui fait craindre une épidémie à l'échelle mondiale.

Après avoir fermé la plupart de ses postes-frontières, le gouvernement du Liberia a annoncé qu'il fermerait toutes les écoles à travers le pays pour arrêter la propagation du virus Ebola. De même, la présidente libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, a annoncé que certaines communautés seraient placées en quarantaine. Les employés gouvernementaux non essentiels seront renvoyés chez eux pour 20 jours et l'armée sera déployée pour faire appliquer ces mesures.

De son côté, l'organisation humanitaire américaine Peace Corps a déclaré qu'elle retirait 340 volontaires du Liberia, de la Sierra Leone et de la Guinée en raison de la propagation du virus. Deux de ses bénévoles ont été mis à l'isolement après avoir été exposés à une personne décédée ultérieurement des suites de la maladie, mais pour l'heure, ils ne présentent aucun symptôme.

Face à la situation, le président de la Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, a décrété l'état d'urgence dans son pays le jeudi 31 juillet et a annulé son voyage pour se rendre au sommet Afrique/Etats-Unis. Evoquant un "défi exceptionnel" lors d'une allocution télévisée, le chef de l'Etat a annoncé "décréter l'état d'urgence [pour prendre] des mesures plus fermes face à l'épidémie d'Ebola". Le dirigeant a indiqué qu'il mobilisait les forces de sécurité pour isoler les foyers d'infection du virus mortel.

Les agents de contrôle aux frontières, le personnel des aéroports et les médecins ont été appelés à faire preuve de vigilance. Des recommandations d'hygiène sont également données aux voyageurs dans la région affectée par Ebola.

L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a consulté l'Organisation mondiale de la santé (OMS) mardi sans annoncer de mesures immédiates. Des compagnies aériennes interrompent leurs liaisons. La maladie est présente en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone et a tué au Nigéria un passager arrivé à Lagos par un avion de Monrovia ayant transité par Lomé, ce qui a conduit deux compagnies aériennes africaines, Arik et ASKY, à interrompre leurs liaisons avec le Liberia et la Sierra Leone. Le Liberia a pour sa part débloqué 5 millions de dollars (plus de 3,7 millions d'euros) pour effectuer une "première contribution" à la lutte régionale contre l'épidémie.

Dans ce contexte d'urgence, beaucoup de pays ont offert leur aide à la zone infectée par Ebola. En ces temps où les pays du monde forment un grand "village mondial", les Etats sont liés de plus en plus étroitement. La réapparition d'Ebola n'est plus un problème n'affectant que l'Afrique, mais une crise touchant tous les pays.

Selon Radio Canada, les responsables britanniques ont tenu une réunion interministérielle de crise et ne cachent pas leurs inquiétudes.

"Le virus constitue tout de même une menace à laquelle nous devons répondre", a déclaré le chef de la diplomatie Philip Hammond sur les ondes de la BBC. "Il s'agit de l'urgence sanitaire la plus grave à laquelle est confrontée le Royaume-Uni actuellement", a fait remarquer Brian McCloskey, directeur des services de santé publique.

A Hong Kong, les autorités ont annoncé qu'elles mettraient en quarantaine tout voyageur en provenance de Guinée, Sierra Leone et Liberia ayant des symptômes de fièvre, par mesure de précaution.

A Bruxelles, une source européenne a assuré que l'UE était équipée pour dépister et traiter les malades contaminés par le virus Ebola et a jugé "infime" la probabilité que l'épidémie touche les Etats membres. Cette source a estimé que le système pour "dépister et contenir rapidement l'épidémie" fonctionnait, citant l'exemple d'un cas suspect signalé à Valence en Espagne qui s'est finalement révélé négatif. La Commission européenne a pour sa part annoncé une aide supplémentaire de deux millions d'euros pour tenter de contenir l'épidémie, portant son assistance à 3,9 millions d'euros au total.

La France fait pour sa part preuve d'une "extrême vigilance" mais considère que le risque est "faible". Le pays se dit "mobilisé depuis le début de la crise" pour apporter aux pays concernés "un soutien technique et une expertise pour juguler l'épidémie". Dans une interview au journal Le Parisien, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a estimé que "le risque d'importation du virus en Europe et en France [était] faible. Aucun cas importé n'a d'ailleurs été signalé à ce jour. Pour autant, une extrême vigilance s'impose". Aucune restriction aux voyages dans les pays d'Afrique concernés n'a cependant été émise.

Le Canada, avec une aide de 1,42 million de dollars, demeure le deuxième plus grand donateur dans la lutte contre Ebola. Ottawa rappelle qu'aucun cas n'a été signalé dans le pays et que le risque d'une importation de la maladie est minime.

Selon site internet chinois CRI Online, le Nigéria a accordé une aide de 500 000 dollars au Liberia pour lutter contre l'épidémie meurtrière d'Ebola, a annoncé le président nigérian Goodluck Jonathan lors du 45e sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à Accra, la capitale ghanéenne.

Quant à la Chine, l'ambassadeur de Chine en Sierra Leone, Zhao Yanbo, a signé un accord avec le ministre de la Coopération internationale Samura Kamara pour aider à combattre Ebola. M. Zhao a déclaré que la Chine était prête à offrir l'aide nécessaire à tout moment pour affronter cette crise mondiale.

Le 1er août, l'OMS et des pays d'Afrique de l'Ouest ont lancé un programme d'urgence pour répondre à l'épidémie d'Ebola. Une réunion spéciale entre l'OMS et les quatre pays concernés, à savoir la Guinée, le Liberia, la Sierra Leone et la Côte d'Ivoire, s'est tenue le même jour, selon le journal Quotidien du Peuple (Chine).

En septembre prochain, un vaccin contre Ebola sera testé sur l'homme par les instituts américains de la Santé en coopération avec l'Agence américaine des aliments et des médicaments (FDA).

Source:Xinhua

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