Elections législatives: Le gouvernement guinéen précise les raisons du choix de la date 30 juin 2013

images-68.jpg

Communiqué: Le Président de la République, Professeur Alpha Condé, a pris le samedi 13 avril 2013, le décret convoquant le corps électoral pour le 30 juin prochain... Après s’être rassuré que toutes les conditions techniques de préparation sont réunies du côté de la Ceni, le Chef de l’Etat vient de répondre à l’attente des Guinéens : « Je suis un président démocratiquement élu, je n’accepterai jamais que sous mon mandat, soient organisées des élections qui ne soient pas transparentes et démocratiques », avait indiqué, il y a de cela un an, monsieur le Président de la République.

A cet effet, le Chef de l’Etat avait énoncé certaines préoccupations au nombre desquelles : 

-La finalisation du transfert de la totalité des données alfa-numériques et bio-numériques de la société SAGEM vers le nouvel opérateur de la révision des listes électorales, Waymark. Le Président de la République avait demandé dans ce cadre la collaboration de l’Union européenne (UE), de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD);

- La transparence et le partage de l’information entre la CENI et tous les acteurs électoraux, singulièrement les partis politiques participant aux élections, et les partenaires techniques et financiers;
- Le déroulement dans les meilleurs délais d’une révision exceptionnelle de la liste électorale sur toute l’étendue du territoire national ;

- Le respect rigoureux des dispositions légales régissant l’organisation des élections dans notre pays. Ces dispositions sont contenues dans la Loi organique portant Code électoral ; la loi 013 portant création, attributions, composition, organisation et fonctionnement de la CENI.

Toutes ces préoccupations sont aujourd’hui satisfaites, le Gouvernement et la CENI sont allés au-delà des attentes. Aussi, le 11 avril dernier, le porte-parole du Gouvernement, Albert Damantang Camara, devait-il indiquer : «… le gouvernement a tenu à ce que la sécurisation du scrutin soit désormais garantie par les experts de l’Union européenne qui ont notamment pris acte du fait que toutes les recommandations contenues dans le rapport de l’OIF ont été prises en compte par la CENI. Du reste, la Francophonie elle-même, va être de nouveau étroitement associée, et dans les semaines à venir, au processus électoral.

Forte des conclusions et recommandations des missions d’audit menées par les différents experts informaticiens mis à la disposition du processus électoral, notamment par l’Union européenne, et afin de répondre à un besoin de garantie de transparence et de confiance accrue dans le système informatique de gestion du fichier électoral de la Guinée, la CENI a décidé, lors de sa plénière du 29 mars 2013, de mettre en place, avec le concours de ses partenaires techniques et financiers, des mesures de contrôle permettant à des tiers indépendants de suivre le processus d’enrôlement dont :

la mise en place du logiciel de monitoring des opérations de révision au niveau du site central ;

- l'exécution, par une tierce partie, du dé doublonnage multi-biométriques (empreintes digitales et faciales) ;

- la mise en place d’un comité de suivi des opérations de révision des listes électorales au sein duquel vont siéger les chefs de département de la CENI, les Experts des Partenaires Techniques et Financiers, en appui à la CENI, et ceux des 2 alliances reconnues par la Loi (opposition et mouvance).


A ce jour, selon le dernier rapport de l’expert de l’Union européenne mandaté à cet effet, toutes les recommandations techniques de l’OIF et du PNUD ont été réglées par l’Opérateur Technique et il conclut que ‘’la sécurité d’accès aux kits a été portée à un niveau sans précédent’’. Toutes ces implémentations techniques et administratives doivent permettent de renforcer considérablement la confiance des acteurs politiques dans le processus électoral ». 

« Aucun effort ne sera ménagé pour la tenue d’élections législatives exemplaires. Le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires et la pleine participation des partis politiques et des électeurs, souhaite que ces élections législatives soient l’occasion de la mise en place d’un pilier essentiel de nos institutions républicaines : l’Assemblée Nationale » 
, a précisé le ministre porte-parole du Gouvernement.

Dans le cadre des concertations avec les acteurs du processus électoral, pour permettre la tenue d’élections libres, transparentes et acceptées par tous, le Président de la République a rencontré les représentants des partis politiques (y compris l’opposition) et de la société civile le 15 novembre 2011.

Il a, toujours dans l’objectif des concertations pour dégager les solutions permettant d’aller aux législatives, rencontré le mercredi 25 avril 2012, monsieur Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, en sa qualité de représentant du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et de l’Alliance pour la démocratie et le progrès. 

Le vendredi 27 avril 2012, Monsieur le Président de la République a eu une rencontre avec le corps diplomatique accrédité en Guinée, notamment les représentants des pays membres du G8, les ambassadeurs du Nigéria, de la Chine et de la Russie. Etaient également présents, le Coordonateur du système des Nations Unies, le Chef de la délégation de l’Union européenne et la Représentante résidente de la CEDEAO.

Ce même vendredi 27 avril 2012, Monsieur le Président de la République a reçu les 24 commissaires de la Commission électorale nationale indépendante.

Le samedi 28 avril 2012, le Président de la République a reçu Monsieur Jean-Marie Doré, président de l’UPG, en sa qualité de représentant des partis du Centre.

Le Chef de l’Etat s’est aussi entretenu avec le secrétaire général du RPG-Arc-en-ciel, Dr Saloum Cissé, en sa qualité de représentant des partis se réclamant de la majorité présidentielle. 

Plusieurs autres rencontres ont eu lieu entre le Président et différents membres de l’opposition tout au long de l’année 2012 et en 2013.

En début mars 2013, dans le cadre de la relance du dialogue national, le Chef de l’Etat, à son initiative, a reçu également les représentants de toute la classe politique guinéenne. Aboubacar Sylla (porte-parole de l’ADP, du Collectif et du CDR), Dialikatou Diallo du PEDN et Dr. Bangoura de l’UFR, ont notamment participé à cette rencontre.

« Nous sommes tous responsables de la paix dans notre patrie. Toute la classe politique, sans distinction, que ce soit la mouvance présidentielle, le centre ou l’opposition, doit œuvrer pour permettre à la Guinée d’avancer et de se concentrer sur les réformes économiques dont elle a besoin pour améliorer les conditions de vie de ses populations », avait indiqué le Président Alpha Condé qui a fait la proposition de la mise en place d’un cadre permanent de dialogue dirigé par le Premier ministre, Mohamed Saïd Fofana.
« La convocation du corps électoral pour le 30 juin ne remet nullement en cause le dialogue entamé qui doit se poursuivre », a précisé le porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara.

Il faut notamment rappeler que pour permettre la relance du dialogue national, la CENI avait accepté l’arrêt de la révision des listes électorales; elle a également procédé à la recomposition des Commissions administratives de révision des listes électorales (CARLE); le gouvernement qui souhaitait un recensement électoral afin de donner l’opportunité à chaque citoyen de bénéficier gratuitement d’une nouvelle carte d’identité biométrique, a finalement accepté une simple révision; l’article 162 qui permettait au président de la CENI d’annuler des bureaux de vote a été amendé et le gouvernement à travers une lettre circulaire du MATD, destinée aux administrateurs territoriaux, a rappelé la neutralité de l’Administration dans tout le processus électoral; ensuite la recomposition paritaire de la CENI a été faite, avec 10 membres de la mouvance présidentielle, 10 membres de l’opposition, 3 de la société civile et 2 de l’Administration ; enfin, un facilitateur international a été désigné par les Nations Unies dans le cadre du dialogue.

Toutes ces différentes actions s’inscrivent dans la volonté de Monsieur le Président de la République de trouver un compromis avec les acteurs électoraux afin d’aller aux élections législatives dans un cadre consensuel.

Le Président de la République invite le peuple guinéen, à se mobiliser fortement lors d’une compétition politique ouverte et transparente, à choisir dans le calme, le respect de l’éthique et du droit électoral, ses représentants à la future Assemblée Nationale. 

« Le déroulement exemplaire du scrutin du 30 juin 2013 confirmera la grande maturité politique du peuple guinéen, sa foi aux institutions de la République, son engagement à relever les défis de la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit dans notre pays » a-t-il indiqué.

Sékhoutouréya, 15 avril 2013 

Le Bureau de Presse de la Présidence

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Nous sommes le . Merci pour votre visite sur www.anouslaguinee.com site d'informations crédibles et d'analyses objectives

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×