Enquête de l'ONU sur les évènements du 28 Septembre:Les résultats bientôt remis à Ban Ki-moon

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C’est en début de semaine que la commission d’enquête internationale a rendu public ses premiers commentaires. Au moment où toutes les oreilles sont tendues vers l’hôpital militaire de Rabat, où le chef de la junte, victime d’une tentative d’assassinat par Aboubacar Sidiki Diakité «Toumba», est hospitalisé depuis vendredi dernier.

Selon le communiqué de presse qu’elle a diffusé, la commission rappelle que son mandat était d’enquêter sur les faits survenus à Conakry le 28 septembre 2009 et les jours qui ont suivi, de qualifier juridiquement les crimes commis, de déterminer les responsabilités et, dans la mesure du possible, d’identifier les personnes responsables et de faire des recommandations.
D’après le communiqué dont Le Quotidien détient une copie, les commissaires Mohamed Bedjoui de l’Algérie, Françoise Ngendahayo Kayiramirwa du Burundi et Pramila Patten de l’Ile Maurice, ont «auditionné 564 victimes et témoins des évènements du 28 septembre» et ont «visité des familles des victimes portées disparues».
En plus de ces victimes et témoins, les travaux qui ont duré du 15 novembre au 4 décembre, ont également permis de rencontrer le capitaine Dadis Camara, quelques membres du gouvernement, des policiers, gendarmes et des éléments de la garde présidentielle. D’autres sources d’information, notamment les représentants diplomatiques, des agences des Nations unies, des représentants de partis politiques et des Ong, les médecins des hôpitaux et cliniques qui ont soigné les victimes après la répression sanglante, ont été approchés.
La commission n’étale pas les résultats de ces auditions. Elle donne seulement un avant-goût. En affirmant que les analyses préliminaires basées sur les auditions et entretiens confirment qu’à ce stade, «un nombre important de manifestants  pacifiques ont été tués, des femmes ont été victimes de violences sexuelles et des manifestants sont toujours portés disparus».
«La Commission va continuer son travail d’analyse afin de qualifier les faits, d’identifier les auteurs présumés coupables et de faire des recommandations. Les conclusions de l’enquête seront consignées dans un rapport qui sera soumis au Secrétaire général des Nations unies vers la mi-décembre», annonce-t-elle.
Ces résultats sont vivement attendus par les Guinéens qui font face, depuis jeudi dernier, à d’autres atrocités causées par leur Armée. Des éléments de la garde présidentielle, à la recherche du lieutenant «Toumba» Diakité, commettent des violations sur des citoyens civils visiblement sans défense. En plus des dizaines de personnes interpellées manu militari sans motif, d’autres, moins chanceuses, comme le marabout froidement abattu lundi en font les frais.
Plusieurs personnes pensent à Conakry que ces actes qui traumatisent bon nombre de citoyens pourraient prendre fin dès la publication des résultats de l’enquête internationale, «à condition que des officiers soient épinglés et traduits devant la Cour pénale internationale», précise-t-on toutefois.


Par Saifoulaye BANGOURA

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