Selon elle, la lutte contre le sida "ne peut pas se faire sans les personnes vivant avec le VIH". Elle a appelé le gouvernement à impliquer davantage les malades dans la mise en œuvre des programmes et projets de lutte contre la maladie.
A l'occasion de cette journée, le Dr Abass Diakité, secrétaire exécutif du Comité national de lutte contre le sida (CNLS), a indiqué que si la prévalence du VIH restait maintenue à 1,5% au sein de la population générale depuis 2018, elle demeurait toutefois élevée dans certains groupes clés.
Le ministre de la Santé et de l'Hygiène publique, Oumar Diouhé Bah, a rappelé que cette célébration était l'occasion pour le gouvernement et ses partenaires de réaffirmer leur solidarité envers les personnes vivant avec le VIH et de renouveler leur engagement à éradiquer le sida en tant que menace de santé publique d'ici 2030.
"A l'Organisation mondiale de la santé, nous sommes résolus à accompagner les pays et les communautés dans la transformation des services de prise en charge de l'infection à VIH en systèmes résilients, inclusifs et durables", a déclaré Jean-Marie Kipela, représentant résident de l'OMS en Guinée.
Prenant part à la célébration, le Premier ministre et chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, a dénoncé les effets néfastes de la stigmatisation des personnes vivant avec la maladie.
"L'une des causes majeures de la persistance du VIH/sida n'est pas le virus lui-même, mais la stigmatisation", a-t-il affirmé. "A cause de cette stigmatisation, les gens ont peur de se faire dépister, peur d'en parler et vivent cachés avec leur douleur".
Le Premier ministre a rappelé que le sida était une maladie comme une autre et que des mesures préventives et thérapeutiques existaient, soulignant que "le sida n'était pas une fatalité".
Source: XINHUA