« Samba Condé » effectue un stage de dribble au Brésil

A peine revenu du Québec sans un kopeck et des Emirats sans une datte, AC le « Nambara One » (problème numéro un) de Guinée vient de s’envoler pour le pays du roi Pelé. Comme toujours, son départ de Conakry et son retour sont ostensiblement salués par les corps constitués. Quand on est oisif, on tue le temps comme on peut. On devrait parler de corps prostitués car manquer à ce rituel équivaudrait à un suicide.

Jamais un boiteux n’a été aussi pressé qu’AC qui ne s’arrête jamais. Comme une bicyclette, il ne tient debout que lorsqu’il bouge. Quand se rendra-t-il en Mongolie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée ? Et si c’étaient les moustiques de Conakry qui n’aimaient pas Alifa Konè ? Dans son voyage, AC est accompagné par Takana Zion (nazillon camé ?) rendant le séjour si euphorisant que les dirigeants brésiliens pourraient prendre la folklorique Guinée Conakry pour la lusophone Guinée-Bissau.

Je ne sais pas si AC aime le football mais, par ses combinaisons politiciennes, cet individu est devenu le « foot malheur » de notre pays où rien ne marche sauf lui.

D’après AC lui-même, depuis son apparition au sommet de l’Etat, il n’a commis que deux erreurs :

«  Première erreur : après mon investiture, j’ai décidé de ne pas avoir de Garde présidentielle parce que je ne pensais pas qu’on pouvait m’en vouloir au point d’attenter à ma vie.

Deuxième erreur : j’ai décidé, contre l’avis de mes conseillers, de ne pas bouger de mon domicile privé tout en sachant qu’il se trouve dans le seul quartier de Conakry qui n’a pas voté pour moi lors de l’élection présidentielle. On ne m’y reprendra plus. »

Notre « Pr. de Président » dans son honnêteté intellectuelle, que ses partisans qualifieraient d’historique,  a reconnu ces erreurs majeures dans une récente interview accordée à « Afriquinfos ».

On a parlé récemment de décrispation après le dialogue pollué Pouvoir/Opposition du 15 novembre 2011. En fait, c’est AC qui crispe le pays comme il veut et le décrispe quand ça lui chante.

Il vient de gracier 25 personnes (aux patronymes révélateurs) après avoir dit qu’il attendait la décision de justice pour exercer son droit de grâce. Qu’il nous dise ce qu’a dit sa justice préalablement à son geste. C’est une honte que de se glorifier d’avoir libéré celui qu’on a injustement arrêté.

En Guinée, AC a criminalisé toute manifestation politique contestant sa dictature. Ses partisans disent qu’en manifestant dans la rue, l’Opposition envoie ses militants et sympathisants à l’abattoir. C’est démonter qu’AC est effectivement un boucher !

De plus, il est bouché ! Son CV est truffé de mensonges. Est-il diplômé de La Sorbonne et de Sciences-Po ?  Qu’il nous scanne alors ses diplômes pour les présenter sur le Web. Sékou Touré au moins était postier. AC n’a même pas été portier dans les établissements précités !

Je me suis renseigné sur AC, dans l’espoir de lui trouver non pas une qualité mais une petite qualification. Quand on cherche, on trouve. En cuisine, son ancien statut de célibataire endurci a fait de lui un bon cuisinier (on hérite bien de quelque chose) mais à spécialité unique: le « gbontè ».  C’est une sauce à base jus obtenu par la cuisson et le pilage de noix de palme et accompagnant le riz (éventuellement de l’igname). Il faudrait en piler beaucoup, parait-il, aucun robot de l’électroménager n’étant adapté à cette recette bien particulière.

C’est pour avoir trop pilé des noix qu’AC pilonne aujourd’hui tout ce qui lui résiste. Il est dur; il a un cœur de noix. Une noix se casse, il faut casser AC !

Que l’Opposition se ressaisisse. Par son machiavélisme, AC a laissé entendre qu’en face de lui, il y aurait les vrais opposants et les faux adversaires. Je n’arrive toujours pas à digérer que Jean-Marie Doré s’autoproclame porte-parole de l’ensemble des « invités » d’AC. Qu’il parle, c’est son droit mais des voix auraient dû s’élever immédiatement pour dire qu’il s’agit d’un son de cloche personnel. Une bataille se gagne aussi par l’image. Beaucoup de militants et sympathisants de l’Opposition ne savent plus comment se positionner.

C’est quoi se ressaisir ? C’est de ne jamais céder sur ses principes fondamentaux. On peut être ferme sans être borné. On maintient ses principes tout en restant pragmatique sur leurs modalités d’application.

Officiellement pour la Communauté internationale, AC est « démocratiquement élu » et il « dialogue avec son opposition » ! Que chercher de plus ? Dès lors, qui pourra l’empêcher de « financer en rond »  la dictature qui s’enracine en Guinée ? C’est un risque majeur et mortel.

Il faut que l’Opposition montre clairement qu’elle en est une en exigeant clairement la libération immédiate de tous les détenus, le retour en toute sécurité de Bah Oury dans son pays d’origine, le remplacement du très controversé président de la CENI, la destitution du niais et brutal gouverneur militaire de Conakry et le licenciement de l’actuel soi-disant Médiateur de la République. C’est après tout cela qu’on peut commencer à voir clair.

Si AC aime tant le brouillard, c’est qu’il a des choses inavouables à cacher.

Je vous salue.

Ibrahima Kylé Diallo

Directeur de www.guineeweb.net

I.Kylé Diallo

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