Journée ville morte: l'appel des forces vives bien suivi à Conakry

La Journée ville morte décrétée hier par les femmes du Forum des «Forces vives», pour protester contre les exactions commises aux femmes et aux filles le 28 septembre, a été suivie dans la capitale guinéenne.

La ville de Conakry est restée paralysée toute la journée d’hier. Dans la commune de Kaloum, qui fait office de principal quartier administratif de la capitale, les bureaux de l’Administration publique ont ouvert leurs portes. Pour répondre à l’appel du ministère de l’Administration du territoire et des Affaires politiques. Mais, la plupart des travailleurs ont préféré rester à leur domicile.

Dans les entreprises privées, en revanche, l’on n’a pas songé à une quelconque ouverture. Les boutiques, les banques, les compagnies d’assurance et les stations d’essence ont respecté la consigne de ville morte donnée par les Forces vives.
Le lundi 26 septembre dernier, les femmes du Forum des «Forces vives», avaient invité les Guinéens à faire de la journée d’hier, «une journée de protestation, de prières et de recueillement pour toutes les victimes du 28 septembre».

Cette initiative avait été entérinée par les «Forces vives» (partis politiques, syndicats et société civile), qui demandaient de dédier cette journée de manière particulière aux femmes et aux filles qui ont été «sauvagement atteintes dans leur intégrité physique et morale».
Mardi, la nouvelle avait tout de même désenchanté plusieurs personnes qui estimaient que les quatre jours de deuil national déjà observés depuis les massacres du 28 septembre étaient suffisants.
Dans la soirée, le ministre de l’Administration du territoire et des Affaires politiques, a déploré dans un communiqué l’idée des Forces vives. «Le ministère considère que l’organisation d’une journée de protestation, de prières et de recueillement est une attitude de nature à compromettre le processus de paix et de stabilité politique en Guinée», a déclaré Frédérick Kolié. Avant d’inviter les travailleurs des secteurs public et privé à poursuivre le cours normal de leurs activités, à garder leur sérénité habituelle et à œuvrer pour le renforcement de la paix.
En dépit du message du gouvernement et de l’intervention de quelques personnes de bonne volonté pour éviter la journée ville morte, Conakry a passé une journée sans activité.
Et les choses ne sont pas prêtes de rentrer dans l’ordre. Puisque la Fédération syndicale autonome des banques, assurances et micro finance en Guinée promet de déclencher, à son tour, une grève de deux jours, les 29 et 30 octobre. Elle va protester contre l’arrestation et la séquestration du Directeur général d’une banque de la place par des hommes en tenue militaire, dans la soirée du lundi.


 

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