L'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE est une nouvelle opportunité pour la Guinée (Synthèse)

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L'atteinte du point d'achèvement de l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE), est une nouvelle opportunité pour le gouvernement guinéen et un signe de performance pour l'actuelle équipe dirigeante, à la tête le président Alpha Condé, qui souhaite l'annulation du 2/3 de sa dette publique extérieure, estimée à plus de 3 milliards de dollars, soit 75% du produits intérieur brut (PIB).

Depuis plus d'une dizaine d'année, la Guinée court dernière ce programme formel du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale(BM), lui facilitant de bénéficier, au même titre que d'autres pays africains, de l'annulation d'une partie importante de sa dette extérieure, et pouvoir ainsi réorienter ces montants considérables dans la réalisation des infrastructures sociales de base, dans l'intérêt des populations.

Ainsi, en décembre 2000, la Guinée avait atteint le point de décision, l'avant dernière étape de l'initiative pour les Pays pauvres très endettés (PPTE), et dont l'évolution sera ensuite interrompue par les Institutions Financières Internationales (IFI), suite à un coup d'Etat militaire survenu en décembre 2008.

La reprise des discussions entre les nouvelles autorités politiques guinéennes et les institutions financières internationales, pour la relance du programme a été possible seulement après l'élection d'un président démocratiquement élu en décembre 2010.

Lors de la récente visite de travail d'une forte délégation du FMI et de la BM en Guinée, des débats houleux ont été engagés entre la mission et les autorités politiques et économiques du pays, en présence de la société civile et des partenaires au développement impliqués dans le processus.

Une série de concertation axée sur l'évolution économique récente et les perspectives de croissance, avec comme angle de vision, la mise en œuvre de la politique économique et monétaire du pays, l'analyse des réformes structurelles et des progrès conduisant à l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE, projetée pour la fin de l'année 2012.

La mission à pris bonne note de la ferme volonté du gouvernement de renforcer les capacités humaines et institutionnelles de l'administration guinéenne, pour lui permettre de mener à bien le programme de réforme.

Devant les conclusions préliminaires de la mission conjointes du FMI et de la BM, relative à une possible atteinte du point d'achement de l'IPPTE, le ministre guinéen de l'Economie et des Finances Kerfalla Yansané a noté que "la Guinée est condamnée à poursuivre ses efforts de performances", puisque la communauté internationale fait confiance aux nouvelles autorités du pays, qui s'engagent à faire du pays une destination favorable pour les investisseurs privés, nationaux et étrangers. Ce qui pourrait s'accompagner des possibilités de création d'emplois pour des milliers de jeunes qualifiés ou non.

Pour lui, au-delà de l'atteinte du point d'achèvement, la Guinée doit entrer dans un cercle vertueux de croissance, de création d'emplois, de création de richesse, de réduction de la pauvreté, pour qu'à terme, "le pays devient un pays émergent".

Selon le ministre, la Guinée a les potentialités nécessaires pour y parvenir, car le pays dispose d'un tiers des réserves mondiales de bauxite, en plus de l'Or, du diamant, le fer, le manganèse, le zinc, le cobalt, le nickel, l'uranium, qui sont largement sous exploités.

Le secteur minier contribue de nos jours, pour 15 à 20% au Produits intérieur brut (PIB) et à hauteur de 25% des recettes intérieures de l'Etat. Les autres secteurs contribuent dans le PIB à hauteur de 4,9 % pour l'agriculture, 46,7 % pour l'industrie et les services 28,4 %.

Avec une croissance économique qui se situe aux alentours de 5 % en moyenne et une inflation en glissement annuel, qui avait atteint un pic à 21 % à fin 2010, et qui s'est établie à 15 % fin juin 2012, la Guinée a une forte chance de décrocher l'avale des membres du Conseil d'administration (CA) de la BM et du FMI, qui pourraient se prononcer en faveur de l'annulation d'une bonne partie de la dette extérieure du pays, en septembre prochain.

Le gouvernement guinéen et ses partenaires financiers, sont donc à l'attente "et impatiemment " de l'examen et de l'approbation par le Conseil d'administration, du rapport dressé par la Mission d'évaluation du FMI et de la BM qui vient d'achever sa mission dans le pays.

Source:Xinhuanet

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Commentaires (1)

1. Alphadjo Zagamor 19/08/2012

S'il en est le cas bravo,mais comment pourrions-nous comprendre qu'un pays démembré d'un pouvoir législatif aux yeux des institutions financières internationales encouragent un gouvernement de continuer à voler et de lui doter plus de marge de piller le peu que la guinée détient.Pardon membres du conseil d'administration (CA) de la BM et du FMI aider d'abord la guinée à se doter d'un parlement issu du peuple souverain que d'épurer des dettes qui ne serviront à rien pour l'instant.Si la BM et le FMI n'en sont pas conscients des dégâts que cela peut engendrer les guinéens en n'ont marre de se faire gouverner par décret ou par des lois gouvernementales dépourvues de son sens législatif qui est en faite la condition "siné qua nun"de l'appareil démocratique.BM et FMI please nous discuterons de çà quand nous aurons un parlement pour représenter la volonté du peuple et non les décrets de Alpha condé.A bon entendeur salut

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