Partie de la Guinée en décembre 2013, la fièvre hémorragique Ebola a déjà fait quelque 10 000 morts, essentiellement au Liberia, en Guinée et en Sierra Leone.
«Les conséquences d'Ebola sont très vastes», a déclaré Abdoulaye Mar Dieye, directeur du Programme de développement des Nations Unies (PNUD) pour l'Afrique.
«La stigmatisation, l'aversion au risque et la fermeture des frontières ont provoqué des dommages importants au sein d'un grand nombre d'économies de la sous-région», a-t-il ajouté.
Selon un scénario optimiste établi par l’ONU, l’Afrique de l’Ouest perdrait en moyenne 3,6 milliards de dollars par an entre 2015 et 2017.
Un scénario catastrophe évalue, cependant, les pertes de la sous-région à 4,9 milliards de dollars en moyenne par an durant les trois années à venir.
Selon le rapport de l’ONU, le taux de pauvreté (la proportion de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour) pourrait par ailleurs augmenter de 22% au Libéria, en Sierra Leone et en Guinée en 2016.