L'opposition dénonce "l'impunité" et le gouvernement réagit face aux accusations

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L'opposition guinéenne a affirmé mercredi que le bilan des affrontements des deux jours précédents à Conakry s'élevait à trois morts et une cinquantaine de blessés, accusant le pouvoir d'accorder "l'impunité" aux gendarmes et policiers.

Par ailleurs le porte-parole du gouvernement, Damantang Albert Camara, a réagi à l'enquête exigée par Amnesty International sur les tirs des forces de l'ordre, affirmant à l'AFP qu'une "enquête est déjà ouverte au ministère de la Justice par le procureur de la République", à la demande du Premier ministre Mohamed Saïd Fofana.

Le dernier bilan officiel des heurts entre partisans de l'opposition et forces de l'ordre dans la capitale lundi et mardi s'établissait à deux morts, un homme, Souleymane Bah, et une fillette, victime d'une chute, et plus d'une dizaine de blessés.

"Le bilan provisoire s'établit à trois morts, une cinquantaine de blessés dont au moins douze par balles et près de cent interpellations", a annoncé l'opposition dans une déclaration conjointe, citant "Souleymane Bah, restaurateur, 30 ans, Oumar Bella Barry, cordonnier, 25 ans, et une fillette non encore identifiée".

"Ce bilan particulièrement lourd s'explique par la violence de la répression de cette manifestation par les forces de police et de gendarmerie qui exécutent des opérations de maintien de l'ordre avec des armes de guerre, assurées de bénéficier d'une impunité absolue de la part des autorités publiques", selon le texte.

Réitérant son appel à "ses militants et sympathisants à participer le lundi 20 avril prochain, à une nouvelle marche pacifique", l'opposition met en garde les forces de l'ordre, invoquant "l'article 6 de la Constitution qui prévoit que +nul n'est tenu d'exécuter un ordre manifestement illégal+".

Amnesty International a exhorté mercredi les autorités à "mener une enquête approfondie et indépendante sur les tirs des militaires qui ont entraîné la mort d'un manifestant de l'opposition et ont blessé au moins 15 autres personnes".

Amnesty, qui a interrogé "des témoins et des défenseurs des droits humains", affirme que lundi "des gendarmes ont tiré des gaz lacrymogènes sans avertissement préalable et ont tiré à balles réelles", les manifestants leur jetant des pierres.

Le ministère de la Sécurité avait "démenti formellement" lundi que la police ait tiré, assurant que "les différents foyers de violence ont été gérés sans utiliser d’armes à feu conformément aux règles admises en la matière".

Source: AFP

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