S’exprimant au terme d’une longue plénière interne, l’opposition guinéenne, par la voix de son porte-parole, le député Aboubacar Sylla, a annoncé une série de mesures.
Avant de reprendre ses marches de rue sur les voies et places publiques, l’ancien ministre de la transition a annoncé le retrait jusqu’à nouvel ordre de ses 51 députés du parlement.
Ces députés sont les 37 du groupe parlementaire les Libéraux-démocrates de Cellou Dalein Diallo, les 12 de l’Alliance républicaine de l’ancien premier ministre Sidya Touré et les deux non-inscrits de l’ancien premier ministre de la transition, Jean Marie Doré.
Ce n’est pas la première fois que l’opposition a suspendu sa participation à l’Assemblée nationale.
En 2014 également, elle avait boycotté la session parlementaire pour exiger la reprise du dialogue pour évacuer les contentieux électoraux.
Outre cette suspension, l’opposition a également décidé d’user de toutes ses énergies pour empêcher la tenue de la prochaine session du parlement, a confié M. Sylla.
Enfin, l’opposition a confirmé qu’elle ne reconnaîtrait plus la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et l’autorité des délégations spéciales dont le mandat a expiré.