L'opposition menace "d'empêcher" la tenue des législatives

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L'opposition guinéenne menace "d'empêcher" la tenue des élections législatives prévues le 30 juin si l'opérateur sud-africain chargé de la gestion du fichier électoral n'est pas remplacé, a déclaré à l'AFP son principal dirigeant, Cellou Dalein Diallo.

"Nous ne voulons pas de WayMark (l'opérateur sud-africain) et de son support local Sabari Technologie", mais "d'un autre opérateur choisi sur la base d'un appel d'offres international", a déclaré lundi soir M. Dalein Diallo, chef de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG). "Si ce n'est pas le cas, nous n'allons pas boycotter les élections, mais les empêcher purement et simplement", a-t-il affirmé. WayMark, chargé de la gestion du fichier électoral, est le principal point d'achoppement dans les discussions entre le pouvoir et l'opposition. L'opposition accuse le pouvoir de préparer avec WayMark une fraude massive aux législatives du 30 juin. Pour marquer leur défiance à l'égard du processus en cours, les principaux partis d'opposition n'avaient pas déposé leurs listes lundi, jour limite de dépôt des candidatures, a déclaré l'AFP un membre de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). La plupart des listes déposées sont celles de "partis pour la plupart inconnus", a-t-il affirmé sous couvert de l'anonymat. Parmi les formations ayant déposé des listes, il y a le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG, au pouvoir), qui n'a toutefois pas présenté de candidats sur l'ensemble des 38 circonscriptions. Des leaders de partis ont accusé la commission électorale d'avoir fixé des montants élevés pour les dossiers de candidature, de 2.200 euros à 9.000 euros. Les législatives devraient se tenir six mois après l'investiture du président Alpha Condé en décembre 2010, mais faute de consensus entre l'opposition et le gouvernement, elles ont été sans cesse repoussées. La contestation de la date du 30 juin par l'opposition, fixée de manière "unilatérale" selon elle, a donné lieu ces derniers mois à de violentes manifestations à Conakry qui ont fait une quinzaine de morts.

Source: AFP

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