L'opposition rejette tout compromis de partage des quotas pour la représentativité à la CENI (synthèse)

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Les leaders du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) rejettent tout compromis pour le partage des dix places accordées à toute l'opposition guinéenne, pour la recomposition de la novelle commission électorale nationale indépendante (CENI). Suite à l'appel lancé par le ministre guinéen de la Administration du territoire et de la décentralisation Alhassane Condé, qui a invité l'opposition à déposer une liste commune pour désigner les dix représentants au sein de la nouvelle CENI, l'aile dure de l'opposition guinéenne est restée "catégorique'' et "non flexible'' à tout consensus avec d'autres acteurs politiques du pays.

Au sortir d'une récente réunion de concertation entre les responsables du Collectif et de l'ADP, le porte-parole Aboubacar Sylla n'a pas hésité à rappeler qu'il n'est pas question d'entente autour des dix places accordées à l'opposition, qui reviennent de droit aux partis de son alliance politique.

"Il n'est pas question de revenir sur la liste de dix personnes déposée par le Collectif et l'ADP'' a-t-il dit, avant d'ajouter que si le ministère de l'administration du territoire et de la décentralisation ne valide pas cette liste, l'opposition se réserve le droit pour se faire entendre et pour revendiquer son droit, à travers les manifestations de rue.

Selon lui, l'opposition guinéenne se résume essentiellement aux formations politiques de l'ADP et du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition qui, dans leurs combat quotidien vers la démocratie, ont toujours dénoncé les pratiques anti-démocratiques du pourvoir en place, tout en proposant des solutions appropriées.

Cette attitude du Collectif et de l'ADP composés d'une trentaine de partis politiques sur la cinquantaine de toute l'opposition complique encore la donne, car il serait très difficile pour l'administration d'obtenir un consensus pour permettre à la famille de l'opposition de désigner seulement dix représentants au milieu de 32 représentants déjà enregistrés à l'administration du territoire.

Joint au téléphone par Xinhua, le directeur national des libertés publiques Daouda Condé, du ministère de l'Administration du territoire, a souligné que le rôle de son service est de collecter les listes déposées par les différentes entités politiques et sociales dans le cadre de la recomposition de la CENI et d'informer l'opinion nationale.

C'est aux responsables au plus haut niveau de prendre des décisions appropriées conformément à la constitution, à la loi organique sur la CENI et au code électoral, en vigueur dans le pays, a-t-il précisé.

Pour lui, la recomposition de la CENI est un préalable pour l'organisation des élections législatives libres et transparentes, acceptables par toutes les parties prenantes du jeu électoral.

Toutefois à défaut de trouver un consensus autour de cette question qui divise la classe politique de l'opposition, l'exécutif serait obligé de faire recours aux disposition de la loi organique, portant recomposition et fonctionnement de la CENI, en son article 7.

Cette disposition électorale stipule que la non désignation de membres par l'une des parties prenantes ne saurait faire obstacle à l'installation et au fonctionnement de la CENI.

L'aliéna 2 du même article dispose que la partie qui ne procède pas à la désignation telle que prévue par la loi, conserve son droit de désignation pour la durée du mandat en cours, soit sept.

A l'allure actuelle de la situation politique de plus en plus complexe, il est évident que la tenue des élections législatives en 2012 est une hypothèse à exclure, car aucun acte majeur n'a encore été posé dans ce sens.

Si les questions logistiques et techniques sont faciles à résoudre, les questions politiques et institutionnelles tardent à trouver un dénouement heureux, eu égard aux multiples divergences de vue entre les acteurs politiques de l'opposition et le pouvoir en place.

Dans cette atmosphère assez tendue, le ministre de l'Administration du territoire est accusé par le porte-parole de l'ADP et du Collectif d'avoir semé cette confusion en déclarant que tout parti politique n'ayant pas un accord avec la mouvance présidentielle doit entre classé dans les rangs de l'opposition guinéenne.

A la clôture du dépôt des listes désignant les 25 commissaires au sein de la nouvelle CENI, il a été enregistré 14 listes de 37 représentants au compte de toute l'opposition contre dix personnes pour la mouvance, trois représentants pour la société civile, deux nominés pour l'administration guinéenne publique.

Cela qui donne 17 listes déposées, 52 représentants désignés pour 25 places disponibles, soit un surplus de 27 noms désignés. D'où la nécessité de procéder encore à une nouvelle révision des listes afin de parvenir à une conformité avec la loi organique sur la recomposition de la CENI.

Source:Xinhuanet

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