La carte biométrique plombe le dialogue

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Le dialogue politique est toujours plombé en Guinée. La délivrance des cartes d’identité nationale biométriques constitue encore la pomme de discorde entre l’opposition et le gouvernement.

Les différentes tendances militent pour la révision du fichier électoral. Mais la pomme de discorde entre la mouvance présidentielle et l’opposition reste la délivrance des cartes d’identité nationale biométriques.
L’opposition voit en ces cartes une magouille déguisée du pouvoir et souhaite que l’opérateur chargé de la révision des listes électorales soit désigné à la suite d’un appel d’offre.
Les partis membres du l’alliance politique, le Front d’union pour la démocratie et le progrès (FDP), propose l’audit intégral du fichier électoral guinéenne, afin d’avoir une base de donnes fiables et crédibles dans la perspective de la tenue des élections législatives communales et communautaires.
Selon les membres de l’alliance, partie prenante au dialogue inclusif, les objectifs de l’audit doivent être clairement définis, pour assurer la conformité entre fichier électorale (base de données) et les listes électorales, de l’adéquation des procédures et les dispositifs techniques de révision des listes électorales avec la totalisation des votes.
Au terme de la procédure, cette opération aussi devrait permettre la sécurisation de la base de données pour qu’aucune extraction de données ne puisse servir à confectionner des fausses cartes d’électeurs. C’est ce fichier électoral audité et validé qui va servir de base à la révision des listes électorales.
Dans le même temps, la commission électorale nationale indépendante de la Guinée pourrait reprendre toutes ses activités à partir du 10 février.
La CENI a suspendu ses activités le 23 janvier. Ses activités préliminaires pour les préparatifs de l’élection législative devraient êtres relancées sur toute l’étendue du territoire national.
La CENI avait déjà lancé le processus de formation de plusieurs formateurs, en charge de la formation des agents recenseurs dans le cadre de l’enrôlement des électeurs guinéens, non enregistrés ou mal enregistrés dans le ficher électoral lors de la dernière élection présidentielle en 2010.
L’opposition guinéenne exige par ailleurs la neutralité de l’administration. L’excès de zèle et les abus de pouvoir des gouverneurs de région, des préfets et sous préfets sont pointés du doigt.
Le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation met cette situation au compte du déficit de formation des administrateurs et entend corriger cela par la création d’une école nationale d’administration.
Alhassane Condé promet la création d’une école d’administration pour les gouverneurs, préfets et sous préfets guinéens. Ils sont accusés d’abus de pouvoir par l’opposition.

Source: Fraternite-Matin

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