La Guinée "est en danger et la ficelle est tirée de l'extérieur" (ministre Sécurité)

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La Guinée "est en danger", menacée par des personnes manipulées depuis l'étranger, a affirmé mercredi le ministre guinéen de la Sécurité, Madifing Diané, sans donner de détails, après qu'un journal français a rapporté un projet de coup d'Etat.

"La Guinée est en danger et la ficelle est tirée à partir de l'extérieur", a déclaré le ministre Diané devant la presse lors d'une rencontre avec une délégation de l'Organisation internationale de la Francophonie, à trois jours d'élections législatives attendues depuis trois ans. Dans son édition de mercredi, l'hebdomadaire français Le Canard enchaîné a indiqué que des notes de services secrets français et américains "annoncent un coup d'Etat à Conakry". Ce projet serait préparé par "des mercenaires français, sud-africains et israéliens, disposant de relais à Paris et en Afrique et soutenu par un roi du diamant". "Les troubles pourraient être déclenchés dès la semaine prochaine", a écrit Le Canard enchaîné. Interrogé sur ces informations, le ministre a décliné tout commentaire. "Ce sont des services plus structurés que les miens, la CIA (agence américaine) et les services français, qui font allusion à ça", a-t-il simplement dit. Le ministre a cependant estimé que les législatives prévues samedi, qui ont été repoussées plusieurs fois depuis trois ans, risquaient de se dérouler "dans des conditions très agitées". Il a mis en cause, sans les nommer, des membres de l'alliance formée autour de l'Union des forces démocratique de Guinée (UFDG, théoriquement libérale), dirigée par Cellou Dalein Diallo et principal parti d'opposition au parti du président Alpha Condé, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG, théoriquement socialiste). Selon le ministre, il y a "des hommes politiques de l'UFDG qui sont à l'étranger, orientent et manipulent" des membres de l'opposition. Il a néanmoins semblé disculper Cellou Dalein Diallo et certains de ses dirigeants alliés en déclarant: "Le président de l'UFDG et ses alliés ont appelé à la retenue, en affirmant que ceux qui sont dans la rue ne sont pas des militants de leurs partis. Ce sont des loubards qui font tort à leur peuple". Depuis le 22 septembre, la campagne électorale a été marquée par des violences dans la banlieue de Conakry entre des partisans du RPG et de l'UFDG qui ont fait un mort et plus de 70 blessés, selon un bilan communiqué par le porte-parole du gouvernement.

Source: AFP

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