LA GUINEE VA MAL, TRES MAL !

 

Aux dernières nouvelles, les 380 volts dont je parlais dans un papier précédent ont produit leurs effets dévastateurs sur la CENI. Je propose que la CENI soit remplacée par une commission internationale mise sur pied par le Groupe de contact, avec l’aval et l’assistance de tous nos partenaires internationaux intéressés par le processus électoral, sans oublier le représentant du secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon. Cette commission internationale sera assistée par des représentants (simples observateurs) désignés par MM. Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo.

A eux, s’ils veulent occuper le fameux fauteuil démocratique, de meubler les quelques 9 000 bureaux de votes, de faire convoyer tous les matériels nécessaires à l’organisation de l’élection. En chantant derrière cette structure internationale, on n’est jamais trop prudent, les coordinations régionales ont leurs ramifications même au Conseil de Sécurité :

Ton pied mon pied !

Il faut au plus 6 jours pour convoyer le matériel en question, compte tenu du fait que moult pistes sont coupées en cette saison. Il faut 24h pour acheminer les bulletins ou cartes numérisées que M. Mandela a arrachés au fantôme halluciné de Verwoerd qui sont effectivement arrivés ce fameux dimanche 19 Septembre. Presque pas plus de temps pour l’affichage des listes électorales. Ils passent leur temps, eux ou leurs amis "prédateurs" des deux camps, à se pavaner sur nos pistes, éclaboussant de boue nos pauvres paysans, au passage de leurs Pajeros, « Pas zéro » pointé tous terrains. Au lieu d’ensevelir les « Coordinations » et les marabouts de billets glissants. Linceuls de luxe, mais O combien périssables ! Demandez donc aux mites qui nous attendent tous sous terre, quelques centimètres sous les roues de leurs 4x4. Le temps d’une courte maladie.

El Tigre, que ses dents et ses griffes soient atomiques ou en coton, a tonné et donné sa parole. Parole d’un soldat. Parole d’honneur. La CENI était au complet qui a choisi le 10 Octobre pour le second tour, avant sa partition. Cela suffit pour que le Président de la Transition confirme par un acte officiel. Il n’a plus besoin d’appeler Tana ala ou Tana tè. Il n’y a rien à trancher, sinon il ne restera plus rien de la Guinée. Il restera toujours une Commission internationale. Nous sommes déjà sous perfusion étrangère dans tous les domaines, y compris en matière électorale. Les amis étrangers ont plus intérêt à s’entendre rapidement et facilement que nos patriotes pour nous sortir du coma et de la salle de réanimation.

Wa Salam.

Saïdou Nour Bokoum.

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