La Guinée est-elle incurable ou mal soignée ?

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La Guinée est depuis longtemps en arrêt longue maladie. Elle souffre de façon globale et multiforme. De Conakry à Siguiri et de Koundara à Yomou, notre pays a mal politiquement, économiquement et socialement.

Beaucoup sont venus à son chevet : des professeurs (le « Pr. » Alpha Condé), des financiers (Soros), des militaires (le Général Cissé), des médecins (Kouchner), des conseillers (Blair), des diplomates (Laskaris), des fonctionnaires internationaux (Van Damme), etc. Sur le corps guinéen, certains passent de la pommade, d’autres effectuent des prélèvements…Un acharnement thérapeutique d’agents au grand appétit. Rien à faire, la Guinée étouffe et beaucoup de « guérisseurs » profitent de l’état pitoyable de la victime. Qu’on nous donne un seul exemple de ce qui marche bien en Guinée. Je n’en vois aucun. Serais-je aveugle ?

La Guinée est vraiment malade. Si elle n’est pas encore guérie c’est parce certains ne voudraient jamais qu’elle guérisse. Imaginez une Guinée démocratique et bien portante qui maitrise son destin : aucun vautour ne la survolerait sans autorisation et donc ne la charcuterait impunément, elle n’aurait plus besoin de tendre honteusement la main pour financer la construction d’un simple dispensaire, elle serait écoutée et respectée non pas comme un Etat assisté en permanence mais comme un partenaire crédible capable d’amorcer son propre développement économique.

La Guinée a tous les atouts pour pouvoir presque tout produire. Son réel problème est celui de son leadership. Comme le poisson, elle a pourri d’abord par la tête. On a trop longtemps entendu vanter (un peu moins, maintenant) la soi-disant richesse de la Guinée. Quelle richesse? Nos politicards ignares et vantards ont toujours confondu potentialités du sol et du sous-sol et production de richesses. Les ressources naturelles ne dépendent pas de l’homme, la production de biens et de services, si. En économie, ce qui est possible ne se réalise que par le travail. La Guinée est riche, la Guinée est riche, entend-on dire ! Il faut arrêter ce discours insipide qui nous ridiculise puisque nous avons déjà fait de la mendicité une de nos institutions républicaines ! La Guinée est un des pays les plus pauvres au monde. Voilà la triste réalité, due à l’incurie qu’on croirait génétique de nos dirigeants depuis 1958.

Mais c’est avec l’arrivée d’AC au pouvoir en décembre 2010 qu’on a atteint les plus hauts sommets de l’incompétence. La conduite de tout véhicule, aussi simple soit-il, nécessite un minimum de compétence de la part du conducteur. Mettez un âne au volant d’une « 2 chevaux », elle ne roulera pas. C’est ce qui est arrivé à la Guinée où la pyramide des valeurs est inversée.

Avec ses dirigeants actuels, la Guinée n’avancera jamais. Elle ne recule même pas. On avance ou on recule en surface, de façon horizontale. Le mouvement de la Guinée est vertical, mais dans le mauvais sens : le pays s’enfonce !

Le pire est que tout le monde n’y pense qu’aux législatives, quel qu’en soit le coût politique et humain. Il faut voter, peu importe comment et pourquoi mais il faut voter ! D’où la cacophonie de Conakry qu’on ose qualifier de dialogue.

Nous nageons en pleine hypocrisie dans cette histoire de dialogue Pouvoir/Opposition sous l’égide de ce qu’on appelle en Guinée  la « communauté internationale », à savoir un petit club de cinq décideurs qui font la loi :

- les ambassadeurs des Usa et de la France

- le représentant de l’Union Européenne

- le Général Cissé (qui cautionne la restructuration ethnique des forces de sécurité)

- le facilitateur onusien.

Toutes ces personnes savent très bien où se trouve le mal guinéen, visible de tous. La Guinée souffre d’un kyste : c’est AC ! Il suffit de s’en débarrasser pour que la Guinée aille nettement mieux. Mais cette « communauté internationale » le ménage et, de ce fait, soutient sa dictature. Son souci n’est pas l’instauration de la démocratie en Guinée mais le maintien de la stabilité de ce pays.

Peut-on parvenir à une stabilité avec un excité comme AC ? Pourquoi les diplomates refusent-ils de dénoncer les crimes d’AC ? L’ambassadeur Laskaris qui nous fait mal à l’estomac a même osé dire qu’il n’y a pas de problème ethnique en Guinée ! Il a peut-être raison et c’est comme ce qu’il aurait pu dire des USA : pas de Noirs, ni d’Hispaniques ; les Amérindiens y ont complètement disparu ; pas de Juifs et de Musulmans, non plus ; pas d’Asiatiques, pas de ghettos, pas d’armes en circulation, aucun groupe ethnique puisque tous les Américains sont des WASP parlant une seule langue, pratiquant une seule religion, etc. Quel « diplomate » !

Le facilitateur Saïd Djinnit veut, parait-il remettre les pendules à l’heure. Je lui souhaite bien du plaisir avec un bon thé à la menthe, en face du menteur AC assis sur un tapis de mensonges. Comment régler une pendule qui n’a qu’une seule aiguille ? En Guinée pour remettre les choses au point, il faut changer d’abord d’horloge, c’est-à-dire faire partir AC.

Récemment, c’est un député des Français de l’étranger, Pouria Amirshahi, qui a rencontré son compatriote AC car, même s’il n’a pas une origine métropolitaine (périgourdine, par exemple), l’aventurier qui sévit actuellement  à la tête de l’Etat guinéen serait aussi de nationalité française. Un exilé fiscal à poursuivre. Que le franco-iranien et le franco-burkinabé se sont-ils dit à Conakry ? Pouria a-t-il pu dire à AC à quel point la situation de la Guinée est pourrie ?

Une situation si pourrie qu’on ne voit même plus B. Kouchner à qui on prêtait l’intention de construire une maternité à Conakry. Y bâtit-il en ce moment un asile pour vieillards ? Quoi qu’il en soit, ce monsieur  qui vend du vent n’est plus en odeur de sainteté en bien des endroits, même à Paris, surtout depuis l’arrivée des socialistes à l’Elysée. S’afficher avec Kouchner  donnerait d’ailleurs une senteur de synthèse, trop artificielle pour être appréciée dans certains milieux politiques et économiques. On lui aurait même conseillé de faire profil bas au passage de toute frontière.

Pour guérir la Guinée, la « communauté internationale » prône le dialogue. En principe, c’est une bonne chose mais avec AC ce n’est pas le remède adéquat. Le dialogue suppose une bonne volonté de part et d’autre, qualité qui manque à AC qui a pris les Peulhs de Guinée en otage. Ce terroriste fait tuer certains, fait torturer d’autres et les humilie tous. Il en arrête beaucoup et libère quelques-uns au compte-gouttes. On ne dialogue pas avec un terroriste ; on peut, tout au plus discuter, sous certaines conditions, avec lui pour sauver des otages et le poursuivre en justice, le moment venu. Un terroriste doit être terrorisé ! 

Lorsqu’un responsable politique perd toute légitimité, il dégage ! Après des échecs répétés, un politicien respectable s’en va mais lorsqu’un individu cruel, incompétent et voleur s’accroche au pouvoir à tout prix, il faut l’en décrocher à n’importe quel prix pour le mettre hors d’état de nuire. Voilà le genre de remède qu’il faut à la Guinée.

Je vous salue !

Ibrahima Kylé Diallo

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