La nécessité d'un nouveau cadre de dialogue inclusif s'impose aux acteurs politiques (Sythèse)

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Dans le cadre de la concertation périodique, le président guinéen Alpha Condé invite de nouveau les leaders des partis politiques pour une réunion de concertation politique le 4 mars prochaine. Selon un communiqué du ministre de l'administration du territoire et de la décentralisation Alhassane Condé, publié lundi, cette nouvelle rencontre entre le chef de l'Etat et les responsables des partis politiques engagés dans le processus électoral guinéen doit rassembler les parties prenantes du dialogue politique inclusif tenu du 27 décembre 2011 au 27 novembre 2012.

Cette réunion aura pour objet de discuter des questions d'intérêt national relatives à la réconciliation nationale, au renforcement de l'unité nationale, à la consolidation de la paix et à l' organisation des futures élections législatives, indique le communiqué.

Cette invitation du président Condé intervient après que les partis de l'opposition, regroupés au sein du Collectif des partis pour la finalisation de la transition (Collectif), de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) et le Club des républicains CDR, eurent annoncé leur retrait du processus électoral et la reprise de la manifestation à compter du mercredi 27 février.

Des observateurs soulignent la nécessité d'instaurer un nouveau cadre de dialogue franc et sincère entre tous les acteurs politiques pour résoudre la crise, qui prend de plus en plus d' ampleur dans le pays et qui constitue un obstacle à la tenue des prochaines élections législatives.

Cette atmosphère politico-sociale assez tendue a créé un climat de méfiance et de mépris entre les acteurs politiques de l' opposition et de ceux de la mouvance d'un coté, et entre les hommes politiques, les acteurs de la société civile guinéenne et le gouvernement de l'autre.

Dans le souci de renouer les lambeaux de la composante sociale et politique du pays, les institutions républicaines et la société civile préconisent l'opportunité de rassembler tous les acteurs impliqués dans la crise actuelle, afin de discuter sans langue de bois de la finalisation de la transition qui doit aboutir sur la mise en place de la nouvelle Assemblée nationale.

La présidente du Conseil national de la transition (CNT, organe parlementaire de la transition guinéenne), Mme Rabiatou Séra Diallo, a récemment demandé au président de l'Assemblée nationale sénégalaise Moustapha Niasse, en séjour de travail en Guinée, de s' investir auprès du chef de l'Etat guinéen Alpha Condé, pour la création de cette plateforme ouverte à toutes les formations politiques concernées dans le processus électoral.

Selon Mme Diallo, le président Condé et son gouvernent doivent donner le ton et l'assurance d'une concertation inclusive, visant à écouter les doléances des uns et des autres, afin de trancher équitablement sans aucune forme d'exclusion ou de rejet d'un groupe politique donné.

Dans la même logique, le Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG), dans ses efforts de contribuer à l'apaisement de la situation sociopolitique dans le pays, a entrepris depuis le 4 février dernier une série de rencontres avec les partis politiques de l'opposition regroupés au sein du Collectif, l'ADP et le CDR et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Ces rencontres ont porté sur des questions techniques et juridiques relatives à l'organisation des élections législatives libres, crédibles et transparentes à la date du 12 mai, préalablement annoncée par le président de la CENI Bakary Fofana.

Compte tenu de l'urgence de la situation politique, la société civile a demandé aux partis politiques de transcender les clivages partisans pour garantir le bien-être et le bonheur de tous les guinéens.

Dans une déclaration récente, la coalition des femmes et filles pour le dialogue et la consolidation de la paix ont manifesté leur préoccupation face à la rupture du dialogue entre le pouvoir et l' opposition à raison des préalables à la tenue des prochaines élections législatives.

Le président guinéen a voulu convoquer le 12 février dernier une réunion de concertation avec les acteurs politiques de l' opposition guinéenne pour trouver un terrain d'entente à la veille de l'annonce d'une manifestation politique de l'opposition. Mais la rencontre a été reportée à cause du crash d'avion miliaire guinéen survenu le 11 février au Liberia, qui a coûté la vie à 11 militaires guinéens, dont le chef d'état-major des forces armées.

Source:Xinhuanet

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