La société civile appelle à élucider le meurtre d'un ancien ministre

Diaoune

Plusieurs organisations de la société civile de Guinée ont appelé à "faire la lumière" sur le meurtre la semaine dernière d'un ministre de la transition militaire en 2010, Thierno Aliou Diaouné, assassiné à Conakry par des inconnus et inhumé lundi.

Le Conseil national des organisations de la société civile de Guinée (CNOSC-G) appelle lundi, dans une déclaration, à faire "toute la lumière sur l’assassinat" de Thierno Aliou Diaouné, un de ses membres, pour que les "auteurs, commanditaires et complices soient traqués, jugés et condamnés".

Le CNOSC-G, formé d'une cinquantaine d'organisations dont des syndicats et des organisations de défense des droits de l'Homme, condamne "cet assassinat lâche" et "dénonce l'irresponsabilité notoire de l’Etat face à l'insécurité grandissante qui menace la quiétude sociale et la cohésion nationale".

Pour ce collectif, le meurtre de Diaouné, criblé de balles selon des témoins, "rappelle d'autres crimes de même nature qui (...) restent non élucidés, donc impunis" en Guinée.

Les obsèques ont eu lieu lundi à Conakry au Palais du peuple, siège de l'Assemblée nationale, en présence de membres du gouvernement dont le Premier ministre Mohamed Saïd Fofana et de l'ancien Premier ministre de la transition Jean-Marie Doré, a constaté un journaliste de l'AFP.

Assassiné vendredi soir à Conakry par des inconnus qui lui ont également volé son véhicule 4X4 Land Cruiser, il a été inhumé dans l'après-midi en banlieue de la capitale.

Brillant intellectuel, Thierno Aliou Diaouné, 53 ans, a été un acteur en 2006 et 2007 de la mobilisation de la société civile qui a ébranlé le régime du président général Lansana Conté et l'ont contraint à nommer Lansana Kouyaté Premier ministre.

Sous le régime de la transition militaire dirigé par le général Sékouba Konaté, en 2013, il fut nommé ministre de la Jeunesse et des Sports.

Le gouvernement a annoncé samedi l'ouverture d'une enquête pour retrouver et punir "les criminels".

"Il a été filé toute la journée avant d'être tué", a affirmé samedi le porte-parole de la gendarmerie, le commandant Mamadou Alpha Barry, concluant à "un règlement de comptes", sans autre précision.

Plusieurs assassinats similaires non élucidés se sont produits ces dernières années à Conakry, comme celui de Mohamed Ghussein, cadre du ministère de l'Economie et des Finances en novembre 2013 et d'Aïssatou Boiro, directrice générale du Trésor public, en novembre 2012.

Source: AFP

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