Le coût d’Ebola pourrait excéder 26 milliards d'euros en Afrique

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Moins de croissance, davantage de déficit budgétaire, des pricx élevés, des revenus des ménages en baisse, plus de pauvreté: Ebola fait des ravages sur le plan humain et des dégâts considérables sur le plan économique que l'on commence à peine à mesurer.

Dans un rapport, présenté mercredi 8 octobre, la Banque mondiale a cherché à chiffrer l’impact économique de l’épidémie, à court et à moyen terme, en dehors des coûts liés au traitement des patients et à la perte de productivité générée directement et indirectement par l’épidémie.

À court terme, Ebola va d’abord se chiffer par des pertes de croissance : - 2,1 points de produit intérieur brut (PIB) en Guinée ; - 3,4 points de PIB au Liberia et -3,3 points en Sierra Léone.

La croissance 2014 serait ainsi ramenée de 4,5 % à 2,4 % en Guinée, de 5,9 % à 2,5 % au Liberia et de 11,3 % à 8 % en Sierra Leone. Ces pertes cumulées de croissance s’élèveraient à 359 millions de dollars en 2014.

Parallèlement, le déficit budgétaire se creuserait de 113 millions de dollars (5,1 % du PIB) au Liberia, de 95 millions (2,1 % du PIB) en Sierra Leone et de 120 millions (1,8 % du PIB) en Guinée, estime la Banque en précisant qu’il s’agit là de « fourchettes basses ».

« UNE CONTAGION ÉPIDÉMIQUE ET ÉCONOMIQUE PROBABLE»

Compte tenu de la grande incertitude entourant la capacité des États et des organisations internationales de toute sorte à endiguer l’épidémie de fièvre hémorragique d’ici à décembre 2014, la Banque Mondiale a chiffré l’impact de moyen terme d’Ebola à partir de deux scénarios : un scénario bas, dans lequel l’épidémie est rapidement endiguée, et un scénario haut dans lequel le combat contre Ebola prend du temps et dans lequel l’épidémie s’étend à d’autres pays d’Afrique de l’Ouest.

Dans le scénario bas, l’impact d’Ebola à la fin de l’année 2015 varierait entre - 2,1 et - 2,3 points de PIB en Guinée, entre - 4,2 et - 11 points de PIB au Liberia, entre - 1,2 et - 8,9 points de PIB en Sierra Leone. Les pertes de richesses seraient comprises entre 97 et 809 millions de dollars.

La Banque mondiale juge « probable à moyen terme une contagion épidémique et économique en Afrique de l’Ouest ». Son coût sur deux ans serait de 3,8 milliards de dollars (3 milliards d’euros, soit 1,7 milliards en 2014 et 1,3 en 2015) dans le scénario bas et de 32,6 milliards de dollars dans le scénario élevé (25,8 milliards d’euros, soit  5,8 milliards en 2014 et 20 milliards en 2015).

La Banque précise que ses estimations ne prennent pas en compte l’impact de long terme d’Ebola (mortalité accrue, fermeture des établissements scolaires, etc.) et que les marges d’erreur de son étude sont « larges ».

Source: Le Monde

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