Le gouvernement déterminé à enquêter sur les violences ethniques à N'Zérékoré

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Le Premier ministre guinéen, Mohamed Said Fofana, porteur d'un message du Chef de l'Etat, Alpha Condé, a réitéré l’engagement de son gouvernement à faire toute la lumière sur les dernières violences ethniques survenues à N'zérékoré et Beyla, deux villes en région forestières situées au Sud- Est du pays, qui ont fait 95 morts, 150 blessés et 131 arrestations.

Profitant d'une visite dans la localité de N'zérékoré, en compagnie de son ministre d'Etat chargé de la justice, Me Christian Sow, ainsi que des autorités locales, le Premier ministre guinéen a invité les uns et les autres à la retenue, tout en soulignant la nécessité de voir aboutir une enquête sérieuse dans cette affaire. Vingt-quatre heures après son arrivée à N'zérékoré, M. Said Fofana et sa suite doivent rencontrer les leaders religieux, puis les notabilités, avant le meeting de sensibilisation des populations. Fortement critiqué en raison de son absence au pays, alors que ses compatriotes s'entre-tuaient en région forestière, le Chef de l'État, Alpha Condé, multiplie l'envoi des émissaires  dans les régions stratégiques, très convoitées par les leaders politiques à la veille des élections législatives du mardi 24 septembre prochain. Avant M. Fofana, le Chef de l'Etat avait dépéché deux officiers natifs de la région, dont le lieutenant-colonel Claude Pivi, ministre chargé de la sécurité présidentielle et du commandant Moussa Tiégboro Camara, Chargé de lutte anti-drogue et les crimes organisés, dès le déclenchement des violences. Seule la deuxième délégation gouvernementale conduite par le ministre Alhassane Condé de l'administration du territoire et de la décentralisation, qui a réussi à rétablir l'ordre avec la signature d'un pacte de non- agression entre les allogènes Koniankés musulmans et les autochtones Guergé chrétiens. Aux dernières nouvelles, la coordinatrice de la mouvance présidentielle, Mme Nantou Chérif, porteuse de cent millions de francs, des vivres et des médicaments, effectue actuellement une tournée dans la région forestière au chevet des victimes des violences ethniques. En moins de trois jours, des affrontements d'une rare cruauté ont opposé Guerzé et Koniankés, faisant ainsi au moins 95 morts, une centaine de blessés et 131 arrestations. Les autorités guinéennes ont annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour faire la lumière ces violences qui ont indigné tous les Guinéens.

Source: APA

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