Le mytho-psychopathe de Conakry

 

"Si je perds les élections, je m'en irai dans l'honneur comme mon père Mathieu Kérékou", dixit Capitaine Moussa Dadis Camara . Source : Africaguinée.com du 05/10/09.

La lecture de cette citation n'a pu me laisser indiffèrent. Cela montre qu'il est vraiment encore plus fou que nous le pensons. Il ne réalise toujours pas, après plusieurs jours, la gravité des massacres du stade le 28 septembre 2009! En parlant d'élections, il prouve qu'il ne respecte pas le repos de l'âme des innocents aux mains nues que ses bipèdes ont massacré lâchement et qu'il n'est pas digne de même rêver diriger la Guinée n'eut été la force.

Ce qu'il avoue d'ailleurs en reconnaissant ne pas « contrôler » l'Armée. Et finalement qui n'est pas son « père »? De Wade à Kérékou! Bien qu'il ait un ultimatum d'un mois par la communauté internationale, il continue à nous narguer et défier en parlant d'une éventuelle candidature. Et il parle « d'honneur » comme s'il sait ce que ce mot signifie: si le dictionnaire était une personne, il aurait porter plainte contre lui pour ''abus et viol'' du mot. A lire le blog de Yerim Seck, tout montre que nous avons commis une des plus grandes erreurs d'appréciation politique de notre histoire en tolérant ce bipède en décembre 2008. Et il nous prend pour ce qu'il est, un sot : après avoir menti solennellement de pas briguer un quelconque mandat, quelle personne saine d'esprit et douée de raison va même faire attention désormais à ses promesses?! Le moment est plus qu'opportun pour la REGUIJOC (une association de journalistes d'investigation) de nous montrer son talent en menant des investigations pour nous révéler qui est réellement Dadis: est ce son vrai nom? Son cursus académique et militaire; la source de ses fonds avant décembre 2008; etc. Ce Capitaine semble être ''fictif'' et usurpateur à plus d'un titre: par exemple, a t-il vraiment été dans une mission de maintient de la paix où que ce soit? Nous ne pouvons plus croire un seul mot qui vient de lui! Même son nom est désormais suspect! Et il continue dans sa bêtise à regretter que les leaders agressés n'eussent pas été avec leurs enfants. Lui, est-il avec ses enfants dans ses réunions ou meeting? Et il se trahit par cette remarque: pour lui tout meeting, arbitrairement interdit, va se solder par une répression sanglante. Autrement, comme cela se passent dans tout pays civilisé, il n'y aucun risque létal à assister à un rassemblement politique. Même les enfants devraient y être sans aucun risque. Pourquoi veut-il que ces leaders soient avec leur fils et filles si ces derniers ne font pas de politique? Leurs enfants ont leur propre vie; et ne sont pas des ''sacs à main'' avec lesquels on se balade! Sa tentative de discrédit de ces vaillants combattants de la liberté montre que Dadis est niais: comme avouer sans réaliser sa gravité, qu'il était au Pont du 8 novembre le 22 janvier 2007. Il n'a pas attendu que nous le découvrions.

Cela dit, l'interview de Mr Aboubacar Sylla de l'UFC (Guineeactu.com) révèle et soulève certaines questions sur la détermination et la volonté réelle de toutes les composantes des Forces Vives, comme les syndicats, à se débarrasser du CNDD, Dadis et ses civils. En effet, comment expliquer que certains syndicalistes aient décidé à la dernière minute de faire faux bond aux politiques patriotes? Ils nous doivent des explications et de très bonnes vu la tournure qu'ont pris les évènements sensés être pacifiques. Le moment est trop critique pour aller à la bataille si certains sont prêts à nous lâcher au moment décisif. Chacun doit clairement se définir maintenant par rapport à notre combat: avec la peuple ou avec les tueurs?! Vu la situation, si je peux me permettre humblement une recommandation à nos leaders du 28 septembre 2009 et Mr Alpha Condé : ne descendez surtout pas sur le terrain avant de vous être assurés de la protection d'une force neutre et d'avoir repérer parmi vous ceux qui n'ont pas le même objectif que vous, c'est à dire le départ pur et simple de Dadis. Vous devez être sains et saufs lorsque notre victoire, prochaine, se concrétisera.

Pour finir, j'abonderai dans le même sens que Jean-Baptiste Placca (repris in Guineepresse.info 04/10/09) en disant que la route sera longue certes mais simplement parce que la Guinée a beaucoup plus qu'ailleurs des citoyens couards et vénaux pour qui tout gouvernement leur permettant de magouiller et d'être ''quelqu'un'' par copinage et clientélisme est bon; et le chef un « sauveur ». Dadis serait un problème mineur s'il n'y avait pas ces compatriotes, véritables ''sida'' de la lutte politique en Guinée. Néanmoins, tout reposera sur la détermination et la cohésion du reste des Guinéens qui aiment leur pays. Quant à la communauté internationale, elle doit couper toutes les sources de revenus de la junte et ses civils et surtout nous envoyer une force de protection. L'avis de Dadis doit être ignoré car il est lâche: il se sent fort étant armé et ses adversaires les mains nues. Mais si nous avons de armes aussi, le rapport de force change et il deviendra plus modeste et prêt à écouter

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