Rencontre avec les acteurs politiques: Le chef de Cabinet Civil de la Présidence de la République invité de DSP

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Dans le cadre des animations du débat avec les acteurs politiques sur la plateforme DSP, les membres du forum ont eu l'honneur de recevoir le dimanche 05 mai 2013 come invité, Mr Ibrahima Khalil Kaba, le chef de Cabinet Civil de la Présidence de la République de Guinée, qui a bien voulu se prêter à l'exercice du jeu de questions/réponses directes avec les internautes, par rapport à la situation qui prévaut actuellement dans notre pays.

Ci-dessous un condensé des échanges avec l'invité du jour:

Modérateur DSP : Monsieur Ibrahima  Khalil KABA, nous vous recevons ce soir avec une certaine foi que votre passage fera tâche comme toutes ces personnalités politiques qui vous ont précédées dans cet exercice. Cette plateforme virtuelle est un espace d’échange et de rencontre avec des guinéens de tous bords et de toutes sensibilités politiques. Les sujets de débat, sont diverses et portés par un groupe cosmopolite. Nous vous remercions pour votre disponibilité. Veuillez en quelques phrases vous présentez à nos lecteurs virtuels.

 

Ibrahim Khalil Kaba : Merci, je suis Ibrahima Khalil Kaba, Chef de Cabinet Civil de la Présidence de la République de Guinée. Je suis enseignant chercheur, marié et père d'un petit garçon.

 

Modérateur DSP : Sur la première question. En quoi consiste réellement votre travail au sein d’une Présidence de la République composée de hauts fonctionnaires d’expériences administratives plus anciennes ?

 

Ibrahim Khalil Kaba : La Présidence de la République a une superstructure qui pour simplifier les choses, est composée du cabinet et du secrétariat général. A leurs têtes, vous avez deux ministres: le ministre directeur de cabinet et le ministre secrétaire général, Dr Mohamed Diané et Kiridi Bangoura respectivement.

Le cabinet aide le Président de la République à la prise de décisions (synthèse, analyse etc....) et le secrétariat général sert de lien avec le gouvernement pour les questions relevant de ce dernier.

Je suis chargé d'assister le Ministre Directeur de Cabinet. Je gère ses structures rattachées (communications,  bourses extérieures, documentation, bureau d'appui …).

En plus, je supervise le secrétariat particulier du Président de la République, tout en étant à la disposition du Ministre Secrétaire Général et du Président,  pour toutes tâches spécifiques qu’ils me confient. Un peu long, mais c’est cela à peu de détails près.

 

Saliou Kankalabe : Depuis l'arrivée de Mr Alpha au pouvoir, presque chaque jour on le voit à la télévision, recevoir des investisseurs. Mais, rien n'est visible pour le moment sur le terrain. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce cas ?

 

Ibrahim Khalil Kaba : Mr Saliou Kankalabe. Entre les rencontres du Président de la République et voir quelque chose sur le terrain, il y a forcément un délai de réalisation. On ne voit rien ? Là par contre, il faut faire un peu d’effort. Le Palm Camayenne ouvrira le 31 Mai, une usine de ciment est déjà en production à Kagbelen. Patience donc. Est- ce suffisant ? Non. Ne nions pas l'évidence tout de même.

 

Saliou Kankalabe : Ne croyez-vous pas que les délégations de sages qui sont reçues chaque fois à la présidence soient en train d'encourager le tribalisme ?

 

Ibrahim Khalil Kaba : Non. Le Président de la république est le Président de tous, sages ou pas. Démocratie ou pas, ils peuvent contribuer au renforcement du tissu social, notre bien commun est notre diversité. Apprenons à y voir du beau plutôt que du mauvais.

 

Bakary Sylla : Vous êtes très rapidement passé sur la structure de la Présidence que peu de gens connaissent. Le secrétaire général y est le membre le plus haut placé. Dans un passé récent, on n’a pas eu l’impression que la machine fonctionnait correctement. Confusion des rôles entre le Secrétaire général  et le Directeur de cabinet. Est-ce désormais très clair ?

 

Ibrahim Khalil Kaba : Correction, le Ministre directeur de Cabinet est 1er dans l'ordre protocolaire. Les deux n'ont pas de relations de subordination à proprement parler. Les apparences étant souvent trompeuses, les choses sont très claires.

 

Bakary Sylla : La Guinée doit être un cas particulier alors. Le Secrétaire général  dirige l'ensemble des services de la présidence. C’est tout autre maintenant.

 

Ibrahim Khalil Kaba : Pas vraiment. Le fonctionnement de la Présidence de la République est défini par un décret portant organisation de la Présidence,  conformément  à la loi 029.On s’est entendu sur la meilleure façon de travailler et le Président de la République a validé. Ça marche ainsi.

 

Bakary Sylla : Comment se passe la collaboration, je dirais même la cohabitation avec les anciennes gloires qui peuplent la Présidence ? N’y a-t-il pas pléthore de conseillers autour du Président pour être efficace?

 

Ibrahim Khalil Kaba : La cohabitation est bonne dans l'ensemble. Pléthore? Cést relatif. Nous avons un Président qui travaille. Il a besoin d'une présidence qui peut tenir le rythme. Des conseillers, il nous en faut plus.

 

Lucien Beindou Guilao : Dans quels domaines pensez-vous que la gouvernance actuelle peut et doit-elle faire des progrès?

 

Ibrahim Khalil Kaba : Clairement, dans tous les domaines Lucien Beindou Guilao. Même s’il y a des motifs de satisfaction avec la gouvernance économique, les attentes de nos populations sont énormes et légitimes. Il nous faut faire plus, beaucoup plus presque partout.

 

Lucien Beindou Guilao : Vous qui avez évolué toute votre vie dans le privé, quels enseignements tirez-vous de vos premiers pas dans le domaine public, plutôt déçu ou plutôt satisfait?

 

Ibrahim Khalil Kaba : La lenteur est pénible à supporter, il faut le dire. Il faut aussi un sérieux coup de pouce pour la moderniser cette administration. Néanmoins, j’ai découvert des guinéens mal payés, travaillant dans des conditions difficiles, soucieux comme beaucoup de faire avancer leur pays. Cela est réconfortant.

 

Lucien Beindou Guilao : En participant à la prise de décision du Président de la République, peut-on dire que vous êtes un homme politique?

 

Ibrahim Khalil Kaba : La politique étant l'affaire de la cité, nous sommes tous des hommes politiques. Grande différence maintenant, je suis comptable de la gouvernance et de la gestion gouvernementales.

 

Aboubacar Kourouma : Comment jugez-vous l'appui de la Fondation AGI de Tony Blair dans le cadre du renforcement des capacités au niveau de la gouvernance?

 

Ibrahim Khalil Kaba : Très bon. Je supervise cet appui depuis un certain temps. Nous sommes en train de faire une reconversion pour que des guinéens soient dorénavant choisis comme intervenants. L'expertise existe dans notre communauté, il faut la valoriser.

 

Kelety Toure : Etant Chef de Cabinet Civil à la Présidence de la République qui est un poste indéniablement Politique, quels sont les trois priorités de votre vision politique, les objectifs chiffrés que vous vous êtes fixés, ainsi que les actions concrètes á mener pour atteindre ces objectifs ? D’autre part, manifestez-vous votre solidarité et votre soutien total à la ligne politique observée, développée et maintenue par l’Alliance RPG-Arc en Ciel dont vous êtes membre? Si Oui, Comment doit se présenter la régulation des rapports entre la classe politique dite de l’opposition et de l’exécutif ? Doit-elle être brutale, armée, pacifique, politique ou juridique ?

 

Ibrahim Khalil Kaba : La première question demande un plan d'actions que je ne pourrais pas exposer ici. Les grandes lignes néanmoins :

1-       Modernisation de l'administration présidentielle

2-       Renforcement de la qualité de l'analyse destinée au PRG

3-       Suivi des priorités présidentielles

Dans ce cadre, un diagnostic institutionnel a été réalisé et une structure d’appui et de suivi crée. Les ressources humaines et matérielles doivent suivre.

Le RPG-Arc-en-ciel  n'est pas dans une logique de totalitarisme. Les courants de pensée sont une nécessité de la vie politique. J'exprime mes opinions d'homme libre en son sein.

Je trouve malheureux l'état des rapports entre l'opposition et l'exécutif. On vient de très loin, il faut s'en souvenir.

Le radicalisme qui semble animer certains n'est pas utile dans une démocratie naissante. La qualité de nos textes de lois y est pour quelque chose à mon avis. Je suis pour une régulation beaucoup plus juridique que politique vu l'état d'esprit apparent.

 

Mohamed Condé : Si vous me permettez,  je note comme tant d'autres, la présence des fonctionnaires qui sont en activité depuis le premier régime et leurs petits enfants sont actuellement sur le marché de l'emploi. Je sais que vous n'êtes pas premier ministre, ni ministre du travail et de la fonction publique. Mais, en tant que proche collaborateur du Président de la République, vous avez certainement un point de vue.

A quand la mise à la retraite de tous ces fonctionnaires, pour permettre le recrutement des diplômés sans-emplois.

Je vous donne un exemple parmi tant d'autres : Mr Ibrahima Sylla en 1970 était Directeur de la cité a Kamsar. Il est actuellement conseiller du premier ministre de 1970 à 2013. 43 ans, vous vous rendez compte ? Nous n'avons pas trouvé de cadres pour le remplacer. Enfin, c'est important de rappeler que la retraite est un droit.

 

Ibrahim Khalil Kaba : Les mises à la retraite sont effectives depuis 2011. Il faut se rappeler que le mouvement syndical avait obtenu la prolongation de l’âge de la retraite en 2007.

 

Mohamed Condé : Ce qui a été une absurdité.

 

Ibrahim Khalil Kaba : Ceci explique que la hiérarchie A est maintenant à 65 ans si mes souvenirs sont bons. Pour le cas spécifique de Mr le PM, il faut quand même reconnaitre que nous avons besoin des jeunes et des moins jeunes et la plupart ne sont pas des fonctionnaires et n'émargent donc plus à la fonction Publique. En plus, la fonction publique est limitée en matière de création d'emplois. Seul le secteur privé peut nous aider à résoudre la problématique de l'emploi dans le pays. Nous y travaillons. La modification a été entérinée par une loi, difficile de revenir sur cela.

 

Modérateur DSP : Monsieur Ibrahim Khalil Kaba, vous avez un riche parcours en tant qu’enseignant chercheur, universitaire, scientifique et administrateur d’université.  Adhérez-vous à l’adage qui dit, je cite : « L’homme qu’il faut à la place qu’il faut » ?

 

Ibrahim Khalil Kaba : Oui

 

Modérateur DSP : Etes-vous dans ce cas versé dans votre domaine de prédilection ?

 

Ibrahim Khalil Kaba : J’ai  enseigné pendant 12 ans aux USA dans mon domaine de prédilection. Quand le Chef de l'Etat de mon pays me demande de me rendre utile à mon pays, je dis oui. Ce qui ne m'empêche pas d'être actif dans l'enseignement supérieur.

 

Modérateur DSP : Cela ne répond pas à ma question, car comme que je l'ai dit plus tôt,  votre parcours est riche dans ce domaine. Votre position actuelle vous permet- elle d'être dans l'efficacité des ressources que vous représentez.

 

Ibrahim Khalil Kaba : Désolé cher frère, mais je crois que oui, en ce sens que la proximité avec le PRG est un élément de plaidoyer très utile pour le MESRS que j'appelle affectueusement ma tutelle.

Nous avons ainsi réussi à imposer l'évaluation institutionnelle des universités et à faire adopter un décret sur la gouvernance universitaire. Les états généraux suivront.

 

Modérateur DSP : Je vous le concède, bien que je souhaite plus de clarté et de précisions dans la réponse à cette question.

Que faites- vous de la Présidence de la république pour impulser une orientation politique à l’avantage et au bénéfice de la recherche scientifique et du domaine université ?

 

Ibrahim Khalil Kaba : La problématique du secteur de l'enseignement supérieur est dans la thématique générale du secteur de l'éducation. Des états généraux sont prévus,  parce que nos politiques sectorielles récentes n'ont été orientées que sur l'aspect infrastructures.

Les articulations avec le marché de l'emploi, la formation, le financement et la qualité de l'offre ne sont pas à l’ordre du jour. Des états généraux sont prévus cette année, pour permettre de sortir une politique de l'éducation cohérente.

Modérateur DSP : Oui Mr Ibrahim Khalil Kaba. On sait que dans la structure et le fonctionnement de la Présidence de la République, certaines questions d'ordre prioritaire conduites par des conseillers peuvent influer sur l'orientation de la politique dans ce secteur. Connaissant vos ressources et votre parcours que peut- on attendre de l'évolution de la recherche scientifique et de la qualification de nos universités?

 

Ibrahim Khalil Kaba : J'ose l’espérer. La politique nationale de la Recherche Scientifique existante a eu des problèmes de mise en œuvre dus aux problèmes de financement. Tant que la problématique générale du financement n'est pas résolue, la Recherche Scientifique  restera le parent pauvre de l'enseignement supérieur.

 

Modérateur DSP : Certainement vous n'avez pas suivi ou été de la campagne du Candidat - Président Alpha Condé. Mais il a placé l'éducation et la recherche scientifique comme une priorité de son mandat. Mais au regard de la réponse que vous apportez. On peut en déduire que cette promesse  ne se fera pas sous ce mandat?

 

Ibrahim Khalil Kaba : Vous vous trompez. Une priorité qui commence par des états généraux. Relisez le projet de société svp.

 

Modérateur DSP : Depuis son investiture à ma connaissance, des états généraux ont été tenus au compte de l'enseignement pré-universitaire, mais on ne voit pas le résultat?

 

Ibrahim Khalil Kaba : Non, soyons précis. Un salon a été tenu, pas des Etats Généraux.

Et, des résultats, le Pré-Universitaire peut s'en vanter. De l'évaluation mensuelle des élèves, à la réduction du nombre d'élèves dans les salles de classes, à la revitalisation et au rééquipement des DCE et IRE et au volume horaire enseigné, qui est passé de moins de 700h par an à plus de 900h, Ils ont fait du travail.

 

Suca Füta : 3 ans de présidence et la Guinée attend toujours son Président de la République. J’entends par là, un chef qui parle, au nom de la société toute entière, sans partie prise sur les problèmes sociétaux, comme un message clair à l’endroit de la guinée profonde, de ceux qui souffrent , de ceux épris de justice et de paix, car touchés dans leur chair comme à Zogota, à l’endroit de ceux qui sont tombés sous des balles réelles à cause de l’insalubrité politique qui perdure, comme un Président qui préside enfin à la destinée de son pays .

Alors, ma question est la suivante : Que fait le PRG de son serment à œuvrer pour réunir les guinéens dans la paix et la fraternité vers un destin commun ?

 

Ibrahim Khalil Kaba : Suca Futa, le serment du Président de la République, il le prend très au sérieux. C'est pour cela qu'il œuvre tous les jours pour une Guinée apaisée et démocratique.

 

Mariam Diané : Pensez-vous qu'il y aura une élection avec ce chaos politique dans la cité. Si oui avez-vous, la mouvance évidemment un plan B, pour tirer votre épingle du jeu? C’est-à- dire éviter que le pays sombre dans une guerre civile en forçant la main à l'opposition.

 

Ibrahim Khalil Kaba : Mariam Diane, je l'espère bien. Toutes proportions gardées, les violences sont dans la commune de Ratoma et quelques fois Matoto. Il s'agit de s'assurer que le maintien de l'ordre se fait dans les règles de l'art. Nous ne cherchons à tordre la main à personne. Il faut que les guinéens choisissent librement leurs députés.

 

Mariam Diané : Ce qui voudra dire Mr Kaba, que la mouvance ne baissera pas les mains, et que nous irons aux élections prévues le 30 juin ?

 

Ibrahim Khalil Kaba : La mouvance n'est qu'une partie prenante aux élections. La CENI dit être prête, le PRG a fixé la date, le Gouvernement essaye de rassurer nos frères de l'opposition pour lever leurs "doutes". La révision se poursuit.

 

Abidine Bayo : Il est évident que sans paix sociale dans le pays, tout projet de société est voué à l’échec. Et pourtant, dans la crise politique que traverse actuellement le pays, si on peut déplorer l’attitude quelque peu belliqueuse de l’opposition, qui estime ne pouvoir faire entendre ses revendications qu’à travers les marches et leur corolaire de violence, on est en droit de se poser quelques questions du côté de la mouvance présidentielle, qui elle aussi, ne perd aucune occasion, pour fustiger et diaboliser l’opposition, qu’elle accuse d’ailleurs de vouloir déstabiliser le Président de la république et les institutions républicaines. Pensez-vous qu’une telle attitude de défiance, soit à même de contribuer à apaiser les esprits, quand on sait que tout est fait en ce moment pour relancer le dialogue politique, susceptible d’aboutir à des solutions de sortie de crise ?

 

Ibrahim Khalil Kaba : Mr Bayo, la défiance que vous fustigez d'où qu’elle vienne, ne nous fera pas avancer.

 

Abidine Bayo : Les élections législatives sont prévues pour le 30 juin prochain et pourtant, il n’y a toujours pas de consensus entre les acteurs politiques sur les modalités de leur organisation ? Est-ce à croire qu’elles auront quand même lieu avec ou sans l’opposition ?

 

Ibrahim Khalil Kaba : Je crois que les modalités sont du ressort de la loi. Je souhaite que l'opposition y participe. Il est encore temps

 

Abidine Bayo : On l'espère vivement car non seulement la crédibilité de ces fameuses élections en dépend, mais aussi et surtout parce qu'elles sont déterminantes pour l'avenir de la nation.

 

Ibrahim Khalil Kaba : Je partage entièrement votre sentiment Mr Bayo.

 

Akoï Koïvogui : J’aimerais bien revenir sur la question des retraites posée par Mohamed Condé. En votre qualité de Statisticien, pensez-vous que l’âge soit le bon critère pour designer qui part en retraite en Guinée quand on sait les imperfections du système d’état civil ? Je prends juste cet exemple du domaine de la santé que je connais bien ; la quasi-totalité des chefs d’établissement et de service sont de la première à la sixième promotion de médecine, pour indication la faculté doit être à la 48eme promotion cette année 2013.

 

Ibrahim Khalil Kaba : Mr Akoï Koïvogui, je pense que le personnel de la santé, celui de l'éducation, les magistrats etc.., ont un statut particulier avec des limites d'âges différentes. Le législateur en a tenu compte.

 

Akoï Koïvogui : Peut-on connaitre les motivations pour les particularités liées à ces professions?

 

Ibrahim Khalil Kaba : Vous avez soulevé certains points. La rareté des ressources humaines, le besoin d'indépendance, le lobby etc...

 

Sékou Oumar Camara : Deux questions en rapport avec le concept de ''Changement''

1-       Que signifie-t-il ?

2-      En pratique, en quoi consiste-t-il et quels sont les résultats de sa mise en œuvre?

 

Ibrahim Khalil Kaba : Mr Sekou Oumar Camara, le changement c'est la conduite des affaires de l'Etat dans le sens de l'intérêt général et non particulier.

Les résultats de sa mise en œuvre, c'est la route Matoto-Dabompa. 8 ans pour faire 10 km

 

Sékou Oumar Camara : Mr le Chef de Cabinet Civil, est-ce à dire qu'auparavant la gestion des affaires de l'Etat ne se faisait pas dans le sens de l'intérêt général?

 

Ibrahim Khalil Kaba : C’est le pont de Taouyah inauguré hier pour un coût de 19 milliards quand le 1er pont avait été construit pour 50 milliards et n'a pas duré une saison des pluies. C’est 55000 fictifs de moins dans les universités publiques pour 40 milliards par an. C'est une douane qui double ses recettes en 2 ans. C'est aussi 210 milliards par an comme appui à la campagne agricole pour une majorité de guinéens.

 

Sékou Oumar Camara : Mr le Chef de Cabinet Civil, la construction d'une route de 10 km est sans doute une illustration du concept du Changement. Mais quelles furent les causes du retard de ce chantier en particulier?

 

Ibrahim Khalil Kaba : La corruption mon cher frère, cherchons pas loin.

 

Sékou Oumar Camara : Je retiens que le concept de Changement signifie la gestion des affaires dans le sens de l'intérêt général.

 

La préservation de la paix civile et de l'équilibre de la Guinée constitue-t-elle une œuvre d'intérêt général, aux yeux du PRG et de son administration?

 

Ibrahim Khalil Kaba : Absolument  Mr. Camara.

 

Sékou Oumar Camara : Dois-je comprendre par-là que le Président de la République et son administration font tout au nom du Changement, pour préserver la paix et l'équilibre de la Guinée? Dans ces conditions, qu’est- ce qui explique la crise et la violence liées au processus électoral ?

 

Ibrahim Khalil Kaba :

1-      Oui Mr Camara

2-       L'analyse est incomplète car le PRG et l'administration ne sont pas les seules parties prenantes à l'instauration de la paix. Il s’agit pour nous de rappeler à tout le monde cet état de fait.

 

Sékou Oumar Camara : En effet, il faut être deux au moins pour se bagarrer. Et si le Président de la République quittait le ring ? Disons, prenait de la hauteur et se mettait au-dessus de la mêlée?

Par ailleurs, le Changement a-t-il chassé la corruption de la maison Guinée? Merci de justifier votre réponse.

 

Ibrahim Khalil Kaba : Pas encore, mais sur de bonnes voies. La maison Guinée est grande et ses secrets insondables. Dans certains cas, nous avons souhaité l'aide d’Uncle SAM.

 

Sékou Oumar Camara : Disons que dans le cas de l'Uncle Sam, la patate vous a été opportunément servie...

 

Ibrahim Khalil Kaba : Il l'a toujours fait. Mais si le boxeur s'en prend à l'arbitre (UNDP, AMBA USA, LAMINE CISSE, VAN DAMME) on fait quoi ?

Un peu de crédit Sékou Oumar Camara. Uncle SAM ne cultive pas de patates!

 

Sékou Oumar Camara : Il peut les acheter sur le marché globalisé...

 

Modérateur DSP : Nous disons merci à Monsieur Ibrahim Khalil Kaba, qui malgré ses occupations, nous a accordé de son temps pour inter changer avec les membres de DSP. Et nous sommes réconfortés de savoir qu’il a été toujours des nôtres. Une fois encore merci de cet intérêt.

 

Ibrahim Khalil Kaba : Merci à tous et félicitations aux initiateurs et administrateurs

 

Bouna Bouns : Un grand merci à Mr Ibrahima Ibrahim Khalil Kaba, pour avoir accepté notre invitation! Vous nous avez fait honneur, et nous vous sommes très reconnaissants.

Synthèse: BAYO Abidine

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