Les Guinéens invités à la sérénité face à l'épidémie de la fièvre Ebola

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Le gouvernement guinéen a invité les populations à garder leur sang-froid en cette période d'épidémie de fièvre hémorragique appelée fièvre Ebola, qui a fait une cinquantaine de morts sur 81 cas signalés en région forestière, a appris APA lundi de sources officielles.

« Des mesures adéquates sont prises pour le contrôle de cette maladie », a rassuré le gouvernement non sans inviter les citoyens à déclarer tout suspect au centre de santé ou au dispensaire le plus proche pour recevoir des soins gratuits.

Le gouvernement guinéen a également invité les citoyens à la pratique de mesures hygiéniques individuelles et collectives comme l'assainissement de leur environnement et le lavage des mains avec du savon, de l'eau de javel ou du chlore.

Aux dernières nouvelles, le ministre guinéen de la Santé, le colonel Remy Lamah, poursuit sa tournée dans les zones touchées, notamment en région forestière à Kissidougou, Gueckédou et Macenta.

Depuis l'annonce de l'épidémie en région forestière en février dernier, les autorités sanitaires guinéennes et les partenaires se sont fortement mobilisés pour freiner la propagation de la fièvre.

Ainsi, l'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé une intervention d'urgence en Guinée avec le déploiement sur place d'une vingtaine de médecins, d’infirmiers et de logisticiens.

Pour sa part, le gouvernement guinéen a dépêché des spécialistes sur le terrain, qui offrent un traitement gratuit pour les patients dans les zones les plus touchées situées en région forestière.

Dans la même dynamique, l'UNICEF annonce également avoir immédiatement livré cinq tonnes de médicaments et autres équipements médicaux aux zones les plus touchées pour freiner l'épidémie.

Les autorités guinéennes ont indiqué lundi que l’épidémie de fièvre Ebola n’avait pas touché Conakry, précisant que les deux personnes décédées d’une fièvre hémorragique dans la capitale, n’étaient pas porteuses du virus Ebola.

Cette précision fait suite à une information de l'UNICEF qui indiquait que l'épidémie avait fait son entrée à Conakry.

Dans un communiqué publié dimanche, l'organisme onusien faisait état de cas de fièvre Ebola détectés dans la capitale guinéenne peuplée de 2 millions d'habitants, ajoutant qu'une soixantaine de personnes ont péri depuis l'éclatement, il y a deux semaines, de l'épidémie dans les communautés de Macenta, Guéckédou et Kissidougou.

« Cette épidémie est particulièrement dévastatrice, le personnel médical étant tout aussi vulnérable. La maladie a déjà tué au moins huit agents de la santé qui avaient été en contact avec des patients infectés », lit-on dans le communiqué.

L'UNICEF a déjà averti que la situation devenait de plus en plus difficile à gérer compte tenu de la faiblesse des infrastructures sanitaires dans le pays, ajoutant qu'elle a déclenché son plan d'urgence en intensifiant la communication sur le terrain pour informer et sensibiliser le personnel médical et la population sur comment se comporter pour éviter de contracter le virus Ebola.

La fièvre Ebola, une maladie contagieuse dont on n'a pas encore découvert le remède, est apparue pour la première fois en République démocratique du Congo en 1976.

La maladie est contractée à travers le contact avec du sang contaminé, la sueur, les excréments, le sexe et les cadavres des personnes mortes de la fièvre.

Source: APA

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