Des axes prioritaires seront définis entres les leaders du collectif, ceux de l'ADP et du CDR, pour faire face aux agissements électoraux de la mouvance présidentielle et pour éviter des anomalies dans l'organisation des futures élections législatives, dans l'intérêt des citoyens guinéens, a -t-il dit.
A propos de la date des futures élections législatives récemment fixée par le président de la commission électorale nationale indépendante(CENI), Bakary Fofana, les leaders du CDR déplorent cette annonce hâtive qui n'émane pas d'un consensus entre les commissaires de la CENI.
"Nous demandons à la CENI de fixer une date de façon consensuelle pour permettre aux partis politiques de préparer les élections législatives", a précisé le porte-parole, avant d'affirmer que "le Club des Républicains réclame l'organisation des élections transparentes", pour une Assemblée nationale digne de nom.
Pour l'ex-Premier ministre de la transition Jean Marie Doré ( membre du CDR), le vote des Guinéens de l'étranger est une exigence de la constitution guinéenne.
"Tout Guinéen en âge de voter doit pouvoir le faire lors des élections nationales dans le pays" a rappelé M. Doré, qui estime que la CENI doit s'impliquer pour respecter cette exigence de l'opposition, en procédant à un recensement ou à une révision des listes électorales, en prenant en compte le poids électoral des Guinéens vivants dans les 17 pays retenus en Afrique et dans le monde.
Evoquant le cas des crises sociales dans certaines préfectures de l'intérieur du pays, le porte-parole du CDR a noté que l'administration décentralisée est à la base des confrontations entre les populations d'une même localité, vivant jusque là en harmonie.
Il a interpelé le pouvoir central à "revoir sa copie et à garder sa neutralité" dans la vie des communautés, pour préserver les valeurs démocratiques et la paix sociale, indispensable pour le développement socioéconomique de la Guinée.