Les violences liées à la présidentielle ont fait au moins 13 morts (Amnesty)

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Au moins 13 personnes ont été tuées en moins d'une semaine en Guinée dans des violences survenues avant et après l'élection présidentielle du 11 octobre, a rapporté jeudi Amnesty International. Ce bilan, établi pour la période du 8 au 13 octobre, comprend six morts à Conakry, la capitale, et sept à l'intérieur du pays, selon un communiqué de l'organisation des défense des droits de l'homme publié au dernier jour d'une mission d'enquête de deux semaines en Guinée.

Parmi les six personnes mortes à Conakry, trois ont péri dans "des affrontements entre sympathisants de partis rivaux", qui ont aussi fait "au moins 80 blessés", indique le texte.

De même source, "dans le reste du pays, au moins sept personnes ont perdu la vie dans les mêmes circonstances". Les trois autres décès enregistrés dans la capitale sont trois personnes "tuées par les forces de sécurité", a précisé lors d'une conférence de presse Stephen Cockburn, directeur adjoint du bureau régional d'Amnesty pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre.

Il s'agit de "deux jeunes hommes qui ont reçu des balles dans le dos (et) un autre jeune homme qui a été battu à mort avec des matraques", a expliqué M. Cockburn. Outre la capitale, "il y a eu des troubles" en lien avec la présidentielle "à Banankoro (est), Koundara (nord), N'Zérékoré (sud-est)", ayant causé au moins sept morts, a ajouté François Patuel, chercheur pour Amnesty et membre de la mission d'enquête de l'ONG.

Ce bilan porte à à treize au moins le nombre de personnes tuées pendant les périodes pré et post-électorales, a-t-il dit. "Nous appelons les autorités guinéennes à ouvrir des enquêtes rigoureuses et indépendantes" afin que "les auteurs présumés (des violences) soient poursuivis en justice.

Pour que la justice soit faite, pour qu'on puisse mettre fin à l'impunité, qu'on puisse bâtir la confiance entre la population et les forces de sécurité", a encore dit M. Cockburn. Un précédent bilan établi par l'AFP de diverses sources était de neuf à dix morts dans la capitale et à l'intérieur du pays avant le scrutin.

Selon les résultats proclamés par la commission électorale, le président sortant Alpha Condé l'a emporté avec 57,85 des voix, devant son principal opposant Cellou Dalein Diallo (31,44 % des suffrages) et six autres candidats. Les sept rivaux du président sortant ont qualifié l'élection de "mascarade" et refusé d'en reconnaître les résultats avant même leur publication.

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