Le paludisme reste de loin la première cause de consultation dans les structures sanitaires guinéennes (hôpitaux, centres de santé), avec un taux de 31%.
Le taux de prévalence de la maladie au niveau national était de 44% en 2012. Dans certaines régions administratives, ce taux très élevé s'explique par l'accès difficile de certaines localités pour les agents de
santé. Dans la région de Kankan, au sud-est de Conakry, le taux est de 47%, contre 55% à Faranah au centre du pays.
Toutefois, le ministre de la Santé a annoncé que grâce aux efforts conjoints de son ministère et des partenaires extérieurs, le taux de prévalence au niveau national est passé de 44% en 2012 à 15% en 2017, soit une réduction significative de 65%.
En prélude à la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, prévue le 25 avril prochain dans le monde entier, M. Diallo a rappelé que les zones les plus touchées sont considérées de nos jours comme des zones à transmission modérée.
Il a mentionné que ce résultat positif dans la lutte contre le paludisme est la résultante de plusieurs techniques et stratégies, notamment la prévention et la prise en charge des malades, à travers un programme national de lutte contre le paludisme.
La campagne de distribution de moustiquaires imprégnées a permis de protéger plus de 80% des ménages des piqûres de moustiques, notamment les 53% de femmes enceintes qui dorment sous une moustiquaire imprégnée.
Parallèlement à cette stratégie de prévention, le traitement contre le paludisme est gratuit dans les hôpitaux et centres de santé du pays, avec l'appui des partenaires étrangers.
En 2016, plus de 97% des cas de paludisme ont été diagnostiqués et pris en charge gratuitement.