L’accord portant sur la cession par Avocet d’une partie de ses participations dans le projet aurifère Tri-K à Managem est, pour l’instant, sous réserve de l’obtention des approbations requises par leurs instances de gouvernance. Cet accord a été signé le 7 octobre à Londres en présence des deux partenaires. Il faut noter qu’Avocet Mining PLC, compagnie cotée à Londres et à Oslo et dont l’activité porte essentiellement sur l’or en Afrique de l’Ouest, détient 100% du projet Tri-K en Guinée. Imad Toumi, président directeur général de Managem, souligne que le projet Tri-K « représente une opportunité de croissance significative et nous avons reçu un soutien fort du ministère des mines guinéen pour développer un grand projet aurifère. Cette transaction avec Avocet permettra à Managem de se positionner dans ce pays prometteur, en ligne avec notre stratégie d’ouverture de nouvelles frontières minières à travers l’Afrique, dans le cadre d’un développement à long terme ».
Des ressources minérales de trois millions d’onces d’or
« Situé à quelque 90 kilomètres au nord-est de Kankan (la 2e plus grande ville en Guinée), le projet Tri-K porte sur plusieurs permis d’exploration et s’étend sur une superficie totale de 490 km². L’étude de faisabilité initiale, publiée par Avocet en octobre 2013, prévoit un total de 3 millions d’onces d’or de ressources minérales, dont 480 000 onces de réserves à valoriser par un traitement Heap-Leach (lixiviation en tas) », explique Managem dans un communiqué publié le 11 octobre à cette occasion.
D’après la communication de la société, cet accord de partenariat vise à créer une joint-venture pour le développement, la construction et l’exploitation du projet aurifère Tri-K. Avec ce partenariat, Managem deviendra l’opérateur minier de référence du projet avec une participation en deux phases au capital de la joint-venture, à hauteur de 60 à 70 %. Dans un premier temps, « Managem acquiert une participation de 40 % dans le projet lors de la clôture de la transaction. Durant cette phase, Managem et ses filiales effectueront les différents travaux de sondages, d’ingénierie et d’études technico-économiques afin d’accroître les réserves et de prolonger la durée de vie de la mine », souligne la filiale de SNI. Ensuite, le contrôle de Managem dans le projet passera à 70 % si les réserves minières atteignent au moins 1 million d’onces (environ 30 tonnes d’or métal), ou à défaut 60 % si les réserves confirmées sont inférieures à 1 million d’onces.