Massacres du 28 septembre en Guinée : le ministre Claude Pivi inculpé

028062013105056000000014102009111554000000pivi.jpg

Le capitaine Claude Pivi a été inculpé, jeudi 27 juin, pour son rôle dans les massacres du 28 septembre 2009 au stade de Conakry, a annoncé la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH). Aujourd'hui ministre chargé de la sécurité présidentielle, il était à l'époque considéré comme le bras armé de la junte du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), menée par Dadis Camara.

Ministre chargé de la sécurité présidentielle, Claude Pivi (dit « Coplan ») a été inculpé, jeudi 27 juin, pour son rôle dans les massacres du 28 septembre 2009 au stade de Conakry et aux alentours. Il avait été convoqué en début de matinée par les juges en charge de l'instruction.

La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) s'en est réjouit, vendredi, sur RFI. « Les juges d’instructions ont convoqué, entendu Claude Pivi, et l’ont inculpé pour des crimes qu’il aurait lui-même commis le 28 septembre et dans les jours qui ont suivi », a déclaré Florent Gelle, responsable du bureau Afrique de la FIDH.

Originaire le Guinée forestière comme le capitaine Moussa Dadis Camara, Claude Pivi fait partie de ceux qui ont porté au pouvoir le chef de la junte du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD).

Le 28 septembre 2009, au moins 157 personnes ont été tuées, des dizaines de femmes violées (109 cas enregistrés), plus d'une centaine de personnes ont disparu et 1 253 ont été blessées. Au moment des faits, les victimes protestaient à l’appel de l’opposition et de la société civile contre la candidature potentielle de Dadis Camara qui avait pris le pouvoir un an plus tôt, après la mort du général Lansana Conté.

Plusieurs militaires ont d’ores et déjà été inculpés pour leur rôle présumé dans cette affaire. Dernier en date : le lieutenant-colonel Moussa Tiégboro Camara, directeur de l'Agence nationale chargée de la lutte contre le trafic de drogue, la criminalité organisée et le terrorisme en Guinée, en février 2012.

Source: jeune afrique

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Nous sommes le . Merci pour votre visite sur www.anouslaguinee.com site d'informations crédibles et d'analyses objectives

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×