L’article ci-dessous expose le double langage de l’Afrique du Sud de l’ANC prompt à condamner les relations ‘’privilégiées’’ entre la France et ses ex-colonies alors qu’elle-même n’est pas si souveraine et libre qu’elle veut faire croire. Donc, chers Africains arrêtez de nous berner et de vous leurrez ! Notre souveraineté et indépendance, comme tous les pays, les USA (face à Israël) et l’Europe (face aux USA) compris, sont des notions très relatives.
De quoi s’agit-il ? Les USA décrètent que l’Afrique du Sud de l’ANC doit arrêter d’acheter du pétrole iranien. Et bien sûr, le ‘’grand’’ Jacob Zuma de l’ANC (qui est réaliste malgré sa rhétorique) a obtempéré sans broncher avec un silence étonnant pour un zélé de la liberté de l’Afrique. Peut-être comprend-il maintenant la particularité des relations de la France avec certains pays de l’Afrique francophone comme l’Afrique du Sud et les USA.
RFI- L’Afrique du Sud baisse drastiquement ses importations de brut iranien. Le pays risquait des sanctions économiques américaines. Les Etats-Unis ont décrété un embargo sur l’Iran à cause de ses activités nucléaires et les pays qui ne le respecteraient pas s'exposeraient de fait aux foudres de Washington.
C’est une décision prise à contrecœur. Comme l’a expliqué le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères, Ebrahim Ebrahim. Si l’Afrique du Sud continue de s’approvisionner en pétrole iranien, elle pourrait faire face à des sanctions américaines. « Nous n’avons pas le choix a-t-il déclaré, pourtant en tant qu’Etat souverain, nous devrions pouvoir nous approvisionner où nous le voulons ». Mais les Etats-Unis sont un puissant partenaire pour les Sud-Africains, et le pays ne pouvait risquer une brouille avec Washington. Difficile pourtant, ici, de se priver totalement du brut iranien. Plus du quart des importations vient d’Iran. L’Afrique du Sud a donc baissé drastiquement ses approvisionnements, selon le porte-parole des Affaires étrangères, Clayson Monyela. Aucun chiffre n’a été communiqué mais selon lui, les Etats-Unis sont satisfaits et il n‘y aura donc pas de sanction. Reste maintenant aux Sud-Africains à trouver une autre source d’approvisionnement. Le ministère de l’Energie y réfléchit depuis quelques temps déjà, et a indiqué qu’un plan devrait être finalisé d’ici la fin mai. Et d’après les experts, le pays devrait sans doute décider de se fournir auprès de l’Arabie Saoudite.
Ibrahima Diallo-''Ollaid''