Pour ce 27 septembre, ne sortons pas prions aussi, mais le 29.. ?

 
Boutiques fermées.
Administration quasi-morte.
Pas de taxis...
Surtout, les citoyens terrés chez eux, à boire du café, du thé, désertant les kiosques.
Le 28 Septembre anniversaire d’un espoir qui a été 2 décennies durant, noyé dans le sang et la sanie de cerveaux lavés, mithridatisés, suivies de deux autres décennies d’incurie, d’impunité, de corruption.
Vinrent deux ans d’une Transition qui nous hissa dans le climax, que dis-je, dans  l’orgasme salace d’une boucherie ponctuée par des tournantes où nos sœurs, filles et mères subirent les membres turgides habillés des couleurs nationales, avant de creuser le Stade de toutes les horreurs, dont les auteurs sont aujourd’hui les ministres les plus puissants, dont certain vient d’être décoré.
Donc laissons-leur ce  28 Septembre de la Honte où ils comptent prier pour sauver leur âme damnée. Nous aussi dans nos entrées-couchers, dans nos salons, prions pour la paix de l’âme des martyrs et aussi pour que le Maître de Puissance nous délivre du fasciste qui a quasiment verrouillé l’appareil d’Etat central et décentralisé.
 
Il est question de construire une stratégie pour abattre la dictature.
 
Après le 28 Septembre, peut-être dès le 29, d’autres actions sont à « chronogrammer » au millimètre  et au cordeau. Nous avons affaire à un grand tacticien mais aussi, heureusement, à un piètre stratège qui a accumulé tellement de « contradictions secondaires », qu’il faut l’amener au pied de la contradiction principale :
Avoir affaire avec le peuple  debout comme un seul homme.
 
Cela fut le cas en Janvier et Février 2007.
L’amnésie a des limites. Et un peuple lâche n’existe pas. En ces journées révolutionnaires, un peuple de cerveaux délavés a définitivement lavé des centaines de milliers de consciences d’une injuste honte introjectée du fait  d’une culture dominante distillée par des prédateurs dévergondés, sans foi ni loi.
Justement, le pitbull de gouverneur vient d’interdire tout cortège. Laissons-le planter son bazooka dans l’eau, ce coup-ci.
Et  comme dans le fameux western que, « La première balle tue ! ».
Il n’est pas venu le moment où le fasciste aura à donner la réplique à l’acteur principal du changement social, à savoir le peuple debout comme un seul homme (Félicien Eboussi Boulaga).
 
Lorsqu'il essaiera d'éliminer devant la communauté internationale, tout son peuple, à coups de roquettes pendant des journées et des journées. Le peuple restera debout.
 
Comme son petit domicile de Kipé qui a résisté à des roquettes plus de deux heures. Quoi d’étonnant, quand, après plusieurs heures de tirs d’armes qui lancent 600 balles la minute, on n’aurait compté que 147 impacts de balles (JA de son camarade François Soudan).
 
Or si la vie d’un homme va de un an à cent ans, la vie d’un peuple..
 
Le Collectif n’a qu’une petite semaine pour préparer minutieusement « son » peuple à disparaître du décor, pour laisser les faux-culs gesticuler dans leurs prières pour la perpétuation du Même qui a transi 53 ans durant, l’Espoir de tout un peuple.
Mais bientôt nous pourrons psalmodier le verset :
 
La Vérité a chassé le mensonge.
 
W a Salam,
 
El Hajj Saïdou Nour Bokoum.

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