Revue de presse Afrique - A la Une: premier tour tranquille en Guinée
Revue de presse Afrique - A la Une: premier tour tranquille en Guinée
Le 12/10/2015
à 13:36
0
Les Guinéens se sont rendus aux urnes hier pour le premier tour de l’élection présidentielle, « globalement dans le calme et la sérénité, pointe le site d’information Guinée Conakry Infos. Les Guinéens se sont fait peur durant deux jours de violences ; puis, ont comme déposé les armes en ce dimanche pour voter dans la dignité.
En toute liberté. (…) La participation au vote a été importante malgré les problèmes logistiques, relève encore Guinée Conakry Infos, les listings en désordre et autre petits désagréments, ou anomalies. Plus de six millions de citoyens avaient rendez-vous avec leur histoire. »
« Un premier défi de relevé », soupire pour sa part Ledejely.com, autre site d’information guinéen. « Surprenant le monde et se surprenant eux-mêmes, les Guinéens, surmontant peurs et appréhensions, se sont massivement transportés hier dans les urnes. C’est d’autant plus remarquable qu’ils l’ont fait dans le calme et la discipline, dans un contexte où les anomalies et les dysfonctionnements étaient plutôt au rendez-vous. »
Désormais, remarque encore Ledjely.com, « il y a une étape fondamentale et délicate qu’il faudra gérer. C’est celle qui, après le vote, sera caractérisée par la publication des résultats provisoires et définitifs. Autant l’on s’est légitimement réjoui du climat de paix qui a caractérisé la journée de vote d’hier, autant cette prochaine étape pourrait tout remettre en cause. Après avoir raté l’étape de l’organisation, la Céni devrait se rattraper en faisant montre de plus de responsabilité dans la gestion de cette ultime et très sensible dernière ligne droite. »
Il est vrai que l’organisation du scrutin n’a pas été exemplaire. De nombreux partis d’opposition ont clamé leur indignation à l’instar, rapporte le site Guinée News, de Sydia Touré, président et candidat de l’Union des forces républicaines, qui accuse la Céni de ne pas avoir suffisamment fourni de bulletins de vote et d’enveloppes sécurisées, et même d’avoir fait disparaître certains bureaux de vote.
Du coup, d’après AfricaGuinée, « les sept opposants du président Alpha Condé vont exiger de la Commission électorale nationale indépendante l’annulation du vote dans beaucoup de circonscriptions, notamment en Haute Guinée. » Le parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel, n’est pas en reste, pointe Aminata. Le RPG qui dénonce également des fraudes.
Avis de tempête ?
Alors, les prochaines heures vont être déterminantes. C’est ce que souligne le site d’information Fasozine au Burkina : « Le plus dur sera la compilation des suffrages et surtout l’acceptation des résultats par les états-majors des huit candidats en lice. Car, le pari d’une élection présidentielle, en Afrique en général et particulièrement en Guinée-Conakry, n’est jamais gagné d’avance. Dans ce pays, où les principaux leaders politiques se sont toujours regardés en chiens de faïence, il suffit d’un faux pas de la Commission électorale nationale indépendante, déjà beaucoup décriée, pour déterrer la hache de guerre. »
Attention, prévient L’Observateur Paalga, toujours à Ouaga, « avis de tempête sur Conakry ! D’autant plus qu’en Guinée, les clivages politiques sont très souvent les mêmes que les clivages ethniques. La moindre étincelle pourrait mettre le feu aux poudres. »
En effet, précise le quotidien Aujourd’hui, « de tous les problèmes qui perturbent les élections en Guinée et de facto l’unité nationale, le plus grave demeure la focalisation du débat, surtout en période électorale, sur le régionalisme, ou pour être clair, sur l’opposition Peulhs/Malinké. On dit qu’Alpha Condé est inspiré par un ressentiment peulh, lequel Alpha est accusé à tort ou à raison de vouloir détruire la base économique de cette communauté. A rebours, Cellou Dalein Diallo est perçu comme le héraut du règne peulh, et d’aucuns l’accusent de souffler sur cette braise ethnique. Il est donc évident, estime Aujourd’hui, que c’est moins le relatif bon déroulement de cette présidentielle, hier, qui inspire la crainte, que la proclamation des résultats prévue pour demain mardi. »
Et le quotidien burkinabé de s’interroger : « Chaque camp acceptera-t-il les résultats qui seront proclamés ? Evitera-t-on de réveiller les démons de 2010, des démons, soit dit en passant, qui ne s’assoupissent que le temps de l’entre-deux élections ? La Guinée rompra-t-elle avec l’infernal triptyque : élections-tensions-violences et médiations internationales ? Nulle pythie ne peut le prédire. »
Sept mois après l'emprisonnement d'Oumar Sylla à Conakry, un collectif international d'associations de défense des droits de l'homme demande la libération du militant guinéen. Il avait, au sein du Front national pour la défense de la Constitution, dénoncé la réforme constitutionnelle qui a permis à Alpha Condé de briguer et d'obtenir un troisième mandat présidentiel.
Au moins deux personnes, deux jeunes hommes de 20 et 23 ans, ont été tuées et des biens publics et privés détruits à Kouroussa, à 500 km de la capitale Conakry, dans l'est de la Guinée, lors de heurts entre des orpailleurs et les forces de l'ordre, samedi 17 avril. Ces heurts ont éclaté lors de protestations d'orpailleurs guinéens accusant les autorités guinéennes de les avoir dépossédés d'une mine artisanale au profit d'exploitants burkinabè.
L'épidémie d'Ebola connaît une accalmie en Guinée et en République démocratique du Congo, les deux pays où le virus a fait sa réapparition en début d'année. Mais les experts de l'OMS Afrique restent très prudents car ils manquent encore d'indicateurs fiables sur son évolution. L'épidémie d'Ebola connaît une accalmie en Guinée et en République démocratique du Congo, les deux pays où le virus a fait sa réapparition en début d'année. Mais les experts de l'OMS Afrique restent très prudents car ils manquent encore d'indicateurs fiables sur son évolution.
Cela fait plus de 6 mois que la frontière est fermée entre le Sénégal et la Guinée. Décision prise par le président guinéen Alpha Condé fin septembre 2020, avant la présidentielle qui a mené à sa réélection. Motif avancé : « raisons de sécurité ». La commission de la Cédéao a appelé la semaine dernière à la poursuite « des discussions bilatérales en cours » entre Dakar et Conakry pour la réouverture de la frontière. Une situation incompréhensible pour les commerçants et transporteurs de part et d’autre, durement touchés.
Dans son rapport annuel publié cette semaine, le département d’État américain dressait un bilan accablant de l’année écoulée : arrestations arbitraires, mauvaises conditions dans les prisons… Mais pour le ministre de l'Information et de la communication de Conakry, Amara Somparé ce rapport manque de sérieux.
Dans son rapport annuel, le département d’État américain dresse un bilan accablant de l’année écoulée : arrestations arbitraires, mauvaises conditions dans les prisons… Le département d’État américain confirme dans ce rapport paru cette semaine les dysfonctionnements pointés du doigt ces derniers mois par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme.
Abbas Bah était un ancien détenu de cette prison emblématique du régime de Sekou Touré. La répression politique y aurait fait 50 000 victimes, selon plusieurs ONG dont Amnesty International. Abbas Bah y avait été détenu deux ans, sur les sept passés en prison entre 1971 et 1978.
Merci, votre note vient d'être comptabilisée.
Merci, mais vous avez déjà voté pour cette page, réessayez plus tard.
Vous devez être connecté pour pouvoir voter
★★★★★
Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !