RSF dénonce une "censure pré-électorale" en Guinée

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Reporters sans frontières (RSF) s'est alarmé lundi d'une tentative de "museler les médias" en Guinée avant la campagne présidentielle, après une décision controversée de la Haute Autorité de la Communication (HAC) imposant des restrictions.

Bien que cette décision enjoignant de "s'abstenir de l'usage des genres d'opinion tels l'éditorial, le billet, le commentaire, la chronique" ait été amendée après un tollé des médias, elle "continue de limiter la liberté de l'information de façon préoccupante", déplore l'ONG de défense de la liberté de la presse dans un communiqué.

Dans sa nouvelle version, la réglementation, portant sur la période "du 1er juin à la veille de l'ouverture de la campagne officielle pour l'élection présidentielle d'octobre", appelle les médias à "faire preuve de professionnalisme et de responsabilité" dans les genres d'opinion cités.

Pour RSF, elle fait obligation aux journalistes de "+s'interdire+ la diffusion d'informations, de communiqués ou de caricatures qui seraient de nature à +mettre en péril la cohésion nationale et l’ordre public+, sans préciser ce que ces termes recouvrent".

En outre, la décision de la HAC limite la durée des revues de presse audiovisuelles, qui ne doivent pas "excéder dix minutes jusqu'à la fin du processus électoral", et interdit les émissions interactives en direct, sous peine de sanctions.

Selon RSF, "ce type de restrictions institutionnalisées envoie un message clairement menaçant à l'encontre des journalistes qui pourraient tenir un discours critique sur le bilan du président guinéen" Alpha Condé, élu en 2010.

Avant l'amendement du texte, daté du 1er juin, des organisations représentant les médias s'étaient insurgées contre "des violations graves de la liberté de la presse", selon un communiqué publié le 4 juin.

Le climat s'est tendu depuis plusieurs mois entre le gouvernement et l'opposition, dont les manifestations depuis avril, généralement interdites, se sont soldées par plusieurs morts et des dizaines de blessés.

L'opposition accuse le pouvoir de préparer des fraudes massives à la présidentielle, dont le premier tour est prévu le 11 octobre. Le chef de l'Etat dément et rétorque que ses adversaires fomentent un retour à un régime militaire.

Alpha Condé, ancien opposant qui a connu l'exil et la prison, est le premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française, dirigée jusqu'alors par des pouvoirs autoritaires.

Reporters sans frontières (RSF) s'est alarmé lundi d'une tentative de "museler les médias" en Guinée avant la campagne présidentielle, après une décision controversée de la Haute Autorité de la Communication (HAC) imposant des restrictions.

Bien que cette décision enjoignant de "s'abstenir de l'usage des genres d'opinion tels l'éditorial, le billet, le commentaire, la chronique" ait été amendée après un tollé des médias, elle "continue de limiter la liberté de l'information de façon préoccupante", déplore l'ONG de défense de la liberté de la presse dans un communiqué.

Dans sa nouvelle version, la réglementation, portant sur la période "du 1er juin à la veille de l'ouverture de la campagne officielle pour l'élection présidentielle d'octobre", appelle les médias à "faire preuve de professionnalisme et de responsabilité" dans les genres d'opinion cités.

Pour RSF, elle fait obligation aux journalistes de "+s'interdire+ la diffusion d'informations, de communiqués ou de caricatures qui seraient de nature à +mettre en péril la cohésion nationale et l’ordre public+, sans préciser ce que ces termes recouvrent".

En outre, la décision de la HAC limite la durée des revues de presse audiovisuelles, qui ne doivent pas "excéder dix minutes jusqu'à la fin du processus électoral", et interdit les émissions interactives en direct, sous peine de sanctions.

Selon RSF, "ce type de restrictions institutionnalisées envoie un message clairement menaçant à l'encontre des journalistes qui pourraient tenir un discours critique sur le bilan du président guinéen" Alpha Condé, élu en 2010.

Avant l'amendement du texte, daté du 1er juin, des organisations représentant les médias s'étaient insurgées contre "des violations graves de la liberté de la presse", selon un communiqué publié le 4 juin.

Le climat s'est tendu depuis plusieurs mois entre le gouvernement et l'opposition, dont les manifestations depuis avril, généralement interdites, se sont soldées par plusieurs morts et des dizaines de blessés.

L'opposition accuse le pouvoir de préparer des fraudes massives à la présidentielle, dont le premier tour est prévu le 11 octobre. Le chef de l'Etat dément et rétorque que ses adversaires fomentent un retour à un régime militaire.

Alpha Condé, ancien opposant qui a connu l'exil et la prison, est le premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française, dirigée jusqu'alors par des pouvoirs autoritaires.

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Reporters sans frontières (RSF) s'est alarmé lundi d'une tentative de "museler les médias" en Guinée avant la campagne présidentielle, après une décision controversée de la Haute Autorité de la Communication (HAC) imposant des restrictions.

Bien que cette décision enjoignant de "s'abstenir de l'usage des genres d'opinion tels l'éditorial, le billet, le commentaire, la chronique" ait été amendée après un tollé des médias, elle "continue de limiter la liberté de l'information de façon préoccupante", déplore l'ONG de défense de la liberté de la presse dans un communiqué.

Dans sa nouvelle version, la réglementation, portant sur la période "du 1er juin à la veille de l'ouverture de la campagne officielle pour l'élection présidentielle d'octobre", appelle les médias à "faire preuve de professionnalisme et de responsabilité" dans les genres d'opinion cités.

Pour RSF, elle fait obligation aux journalistes de "+s'interdire+ la diffusion d'informations, de communiqués ou de caricatures qui seraient de nature à +mettre en péril la cohésion nationale et l’ordre public+, sans préciser ce que ces termes recouvrent".

En outre, la décision de la HAC limite la durée des revues de presse audiovisuelles, qui ne doivent pas "excéder dix minutes jusqu'à la fin du processus électoral", et interdit les émissions interactives en direct, sous peine de sanctions.

Selon RSF, "ce type de restrictions institutionnalisées envoie un message clairement menaçant à l'encontre des journalistes qui pourraient tenir un discours critique sur le bilan du président guinéen" Alpha Condé, élu en 2010.

Avant l'amendement du texte, daté du 1er juin, des organisations représentant les médias s'étaient insurgées contre "des violations graves de la liberté de la presse", selon un communiqué publié le 4 juin.

Le climat s'est tendu depuis plusieurs mois entre le gouvernement et l'opposition, dont les manifestations depuis avril, généralement interdites, se sont soldées par plusieurs morts et des dizaines de blessés.

L'opposition accuse le pouvoir de préparer des fraudes massives à la présidentielle, dont le premier tour est prévu le 11 octobre. Le chef de l'Etat dément et rétorque que ses adversaires fomentent un retour à un régime militaire.

Alpha Condé, ancien opposant qui a connu l'exil et la prison, est le premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française, dirigée jusqu'alors par des pouvoirs autoritaires.

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