Un an après le déclenchement de la grève à l'usine, la misère bat son plein à Fria

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Le Premier ministre guinéen Mohamed Saïd Fofana a conféré jeudi avec une délégation des travailleurs de l'usine d'alumine de Friguia, propriété de la compagnie russe Rusal, à l'occasion de l'an un du déclenchement de la grève qui paralyse cette unité industrielle, dont l'arrêt des activités a plongé toute la contrée dans la misère, a-t-on appris vendredi de source syndicale.

Les échanges entre le Premier ministre guinéen et cette délégation qui était conduite par le porte-parole du syndicat de l'usine Mamady Kourouma n'ont pas été longs, et un autre rendez-vous est prévu demain samedi, au cours duquel des questions portant sur le sort des travailleurs de l'usine seront abordées de long en large, d'après nos informations.

Un an après le déclenchement de ce mouvement de grève, la tension reste vive dans la localité de Fria, abritant l'usine. Et des rumeurs circulent sur le départ forcé vers Conakry des autorités locales, à savoir le maire et le préfet, sous la contrainte des populations, qui leur avaient demandé, semble-t-il de trouver une solution idoine à la crise.

Mais, il s'est avéré que juste une délégation composée de représentants des autorités locales et du syndicat de l'usine a fait le déplacement sur Conakry, pour prendre langue avec le gouvernement.

Il faut rappeler que les travailleurs de Friguia ont déclenché une grève le 4 avril 2012 pour exiger une amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

La situation s'est enlisée par manque de solutions concrètes à la demande des travailleurs. Et l'arrêt des activités de l'usine a plongé quasiment les populations de la ville de Fria dans la misère.

La direction de Rusal avait demandé la validation de sa concession sur la mine de dian-dian, avant de pouvoir consentir les 50 millions de dollars nécessaires pour la relance de l'usine. Chose que le gouvernement guinéen a accepté à travers un accord passé en décembre 2012 avec Rusal, sur la confirmation de son chronogramme, selon des sources officielles.

"Malgré cet accord, les choses traînent encore concernant la reprise des activités de l'usine", regrette un travailleur de l'usine qui s'est confié à Xinhua sous le sceau de l'anonymat.

Ce qui rend la vie très difficile dans cette usine d'alumine, avec des parents qui peineraient à faire face même au frais de scolarisation des 8 mille enfants des travailleurs.

Le gouvernement guinéen avait été tenu de débourser trois mois de salaires aux travailleurs, pour leur permettre de joindre les deux bouts.

Mais cela fait environ trois mois et le non paiement des salaires aggrave de nouveau la misère. Tous les regards semblent à présent tournés vers la Primature où aura lieu samedi une rencontre entre le Premier ministre et les représentants des travailleurs.

Source:Xinhuanet

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