Womey se repeuple, trois mois après la mort des agents de sensibilisation ant-Ebola

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Les populations de Womey, une localité de la région forestière située dans la ville de N’zérékoré au Sud-est de la Guinée, où huit agents de sensibilisation anti-Ebola et un sous-préfet ont été tués le 16 septembre dernier, ont commencé à regagner progressivement leurs maisons complètement pillées après la démilitarisation de la zone, a constaté APA sur place.

Situé à une quarantaine de kilomètres du chef-lieu, N’zérékoré, la capitale de la région forestière, Womey-centre est peuplé d’au moins cinq milles habitants.

Craignant des représailles, les populations locales composées essentiellement d’agriculteurs s’étaient réfugiées en brousse peu après le massacre des huit agents de sensibilisation anti- Ebola le 16 septembre dernier.

Après la démilitarisation de la zone, les habitants commencent à regagner progressivement leur foyer trois mois après la tragédie. Seulement, le constat est amer : du logement des enseignants, jusqu’aux habitations des privés, en passant par les établissements scolaires, des boutiques de commerce et des bâtiments administratifs, sans oublier les engins roulants, tout a été saccagé et pillé.

Grâce à une forte mobilisation des ressortissants, la localité inhabitée depuis le massacre de septembre dernier, excepté le contingent militaire posté sur place, le nombre des revenants est passé de 23 à deux mille lors du dernier recensement.

La plupart sont des femmes âgées, des enfants, des vieux démunis, a constaté APA. Faute d’abri décent et de quoi manger, la plupart passent la journée à Womey-centre et repartent le soir dans les campements où ils se disent en sécurité.

En attendant l’arrivée des premiers responsables locaux, les citoyens sont en concertation pour nommer un chef provisoire, qui va assurer les affaires courantes.

Le 16 septembre dernier, une équipe mixte de sensibilisation anti-Ebola a été prise à partie par les populations. Neuf morts, dont le sous-préfet, représentant de l’Etat, seront comptabilisés dans l’équipe de sensibilisation.

Le lendemain, les autorités guinéennes ont annoncé l’ouverture d’une information judiciaire et la militarisation de la zone, qui est place sous contrôle judiciaire.

Peu après les tueries, les populations locales estimées à au moins cinq mille habitants ont disparu dans la nature. En leur absence, tous leurs biens ont été pillés.

En attendant le procès programmé d’ici la fin de l’année, des bonnes volontés se sont battues pour obtenir la démilitarisation de la zone et le retour des fuyards.

Source: APA

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