Il a été conduit en mai 2017 auprès d'un échantillon national de 1.200 adultes, dont 33% vivent en milieu rural. Sa marge d'erreur est de plus ou moins trois points de pourcentage.
Ils sont ainsi 38% parmi les jeunes universitaires à vouloir se lancer dans la migration vers l'Europe ou l'Amérique du Nord. De même, 65% des jeunes diplômés sont sans emploi depuis la fin de leurs études supérieures, ce qui les pousse à choisir le chemin de la migration vers l'Occident.
Toutefois, seulement 7% des jeunes décident de partir suivre des formations universitaires ou postuniversitaires dans les pays où l'enseignement supérieur est plus développé.
Les raisons évoquées par les potentiels candidats à la migration sont entre autres la recherche d'un travail, la possibilité de faire des études approfondies, échapper aux difficultés économiques et la grande pauvreté dans le pays.
A propos de la liberté d'expression et la liberté de presse en Guinée, 60% des sondés pensent que les médias locaux sont libres de mener des enquêtes sur l'action publique et sur la gestion des biens publics, alors que 42% jugent que la Guinée est un pays démocratique, mais avec des problèmes.
Interrogés sur les violences politiques dans le pays, 28% déclarent avoir toujours craint des violences en période électorale, alors que 6% ont dit avoir été victimes de violences politiques.
Dans la capitale, Conakry, où les violences politiques sont plus récurrentes à l'approche des élections nationales, 53% des Guinéens disent craindre des violences et 22% ont déjà été victimes des conséquences de cette violence électorale.
Un tiers (33%) des sondés ont déclaré ne pas être en sécurité en 2017 dans leur lieu de résidence à cause de l'insécurité à Conakry et 29% pensent qu'il existe bien des conflits dus aux compétitions politiques dans le pays.
Sur les efforts consentis par l'Etat pour la prévention des conflits, 41% des citoyens estiment que le gouvernement les gère plus ou moins bien.