Attention ! Alarme incendie

 

Le feu qui couvait dans le foyer Guinée, est entrain ces derniers temps, d’être frénétiquement attisé par d’inconscients pyromanes, dont la débauche démoniaque d’énergie, risque de mettre en péril, le processus de normalisation de la situation politique et sociale, car ils n’ont  idée, des conséquences dévastatrices de la propagation d’un tel sinistre.

En effet, dans l’imbroglio politico-dramatique que traverse le pays depuis la folle journée du 28 septembre, la radicalisation des positions d’irréductibles renégats,  contribue de façon pernicieuse, à cultiver la confusion comme stratégie politique de conquête du pouvoir, avec des tendances extrémistes, dont les effets pervers risquent de nous plonger davantage, dans une situation inextricable de chaos, si ce n’est déjà le cas.
Le climat d’incertitude qui plane sur l’issue des négociations de sortie de crise, tient des difficultés de conciliation des points de vue diamétralement opposés, de la junte au pouvoir et du forum des forces vives, qui peinent à se départir de leurs égos mal placés, quand il s’agit d’apporter des réponses viables et constructives, aux questionnements essentiels, relatifs à la gestion de la transition politique en cours.

Et pourtant à l’origine, les guinéens dans leur grande majorité, voulaient de cette transition, qu’elle soit consensuelle et la plus courte que possible, avec comme objectif ultime, de parvenir dans la paix et la sérénité, à l’organisation d’élections, tenant compte du principe universel de la libre désignation des gouvernants, par le peuple souverain, sur la base d’une réelle concurrence électorale, où les partis politiques légalement et légitimement constitués, malgré leur nombre pléthorique, proposeront des programmes alternatifs, au choix des citoyens. Ce n’est plus, ni moins, que le respect des règles du jeu démocratique, qu’ambitionnent les patriotes intègres, notre mère patrie étant maintenue depuis plus d’un demi-siècle, au grand regret de sa laborieuse population, sous le joug de dirigeants fantoches, qui s’adjugent impunément, le droit de bafouer le destin commun, par la fantaisie de leurs décisions,  dénuées d’une quelconque vision progressiste.

La rupture du dialogue social consécutive au nom respect des engagements par la junte au pouvoir, principalement, son désengagement de la sphère politique au terme du processus de transition, a eu pour effet d’entraînement, l’une des affreuses illustrations de la tragédie humaine, qui s’est manifestée à travers le traquenard du 28 septembre 2009, se soldant par l’hécatombe inscrite en lettres de sang, dans les pages noires de notre histoire et qui restera de façon indélébile, gravée à jamais, dans les mémoires.

Et comme si de rien n’était, on continue à vouloir nous imposer, ce lamentable foutoir de bric-à-brac , avec une junte acculée de toute part, qui pour se maintenir au pouvoir, contre la volonté populaire de plus en plus manifeste, s’embarrasse peu des exigences et des recommandations de la communauté internationale, qui soutient un retour rapide à l’ordre constitutionnel, objectif constituant par ailleurs, la principale préoccupation du forum des forces vives de la nation, organe coalisé, représentatif de tendances diverses et variées de la population.

Dans un dessein illogique et immoral, les bourreaux des martyrs du 28 septembre, cherchent vaille que vaille, à s’accommoder d’une vague caution des masses manipulées et corrompues à souhait, à coup d’espèces sonnantes et trébuchantes, butin illégalement prélevé sur les deniers publics, pour ratifier les choix équivoques, d’un pouvoir imposé par la force des armes, avec l’entretien d’une atmosphère explosive de tension et de terreur, auréolée par des campagnes médiatiques de propagande d’opportunistes zélés, qui font vibrer la corde sensible du nationalisme, pour rallier la populace, à une cause perdue d’avance.

Une fois de plus, une fois de trop, le peuple martyr de guinée, se trouve être la victime expiatoire des querelles politiciennes de ses dirigeants, dont les ambitions démesurées de conquête et/ou de confiscation du pouvoir, dénaturent l’analyse et le raisonnement, au point de sacrifier l’honneur et la dignité, seuls critères méritoires pour les représentants du peuple, investis de la confiance collective, dans le cadre particulier, d’exercice de leurs missions de service public.

Des fameux rancards de Ouaga, dont on ne se fait pas grande illusion, quant à la décrispation de la situation, le facilitateur Blaise Compaoré, sur les propositions de sortie de crise contenues dans son document synthèse, issu des premières discussions, laisse sceptique plus d’un observateur, dans la mesure où il semble occulter le point nodal de la crise, qu’est le renoncement pur et simple du Capi-Pési, à ses  ambitions de maintien au pouvoir, conformément à ses promesses initiales et aux souhaits de la population soutenue en cela, par la communauté internationale.

Malgré cette déconvenue, le dialogue inclusif sans exclusion, semble être la seule et unique voie, pour venir à bout des dissensions politiques, car dans ces tractations assimilables à des transactions commerciales, sur la convoitise que constitue le pouvoir,  le bon sens voudrait que les deux parties consentent à faire des réductions sur leurs exigences et prétentions très haut placées, qui tendent à marginaliser l’adversaire, en s’accordant sur la nécessité objective d’une acceptation mutuelle, de partage futur des responsabilités, dans la direction des affaires étatiques, en tout cas, le temps nécessaire, pour réunir les conditions matérielles d’organisation d’élections libres et transparentes, auxquelles les membres du CNDD et du gouvernement actuel, ne seront partie prenante, car c’est la seule façon incontestable de légitimation du pouvoir et de restauration de l’autorité  de l’Etat.

La question fondamentale qui se pose maintenant, est la nature du réengagement futur du Capi-prési dans la direction des affaires étatiques, pour peu qu’il recouvre la plénitude de ses facultés physiques et mentales, après cette tentative d’assassinat dont il a été victime le 3 décembre dernier. L’on ose tout de même espérer, que la rudesse de l’épreuve et le traumatisme qui en découle, sera de nature à changer l’homme, qui doit certainement comprendre à ses dépens aujourd’hui, qu’il ne faille se fier à des serments d’hypocrites ou croire à des promesses de loyauté, de la part d’hommes sans scrupule, dont le seul but est de profiter des largesses du pouvoir, en vous faisant admettre, l’idée d’un destin messianique en tant que chef, par l’entretien d’un culte païen de la personnalité, qui ne fera que vous perdre, parce que contre nature.

Toujours est-il que la crise guinéenne qui s’enlisait depuis un certain temps, risque davantage de complications, surtout que le général Sékouba Konaté qui assure l’intérim du pouvoir et à qui on prête naïvement de meilleures intentions, semble déjà conforter les faucons du CNDD, qui se complaisent dans la logique d’affrontement, dont ils espèrent sortir vainqueurs, forts du soutien inconditionnel d’une frange de l’armée de plus en plus décriée, qui utilise la force et l’intimidation, comme  seuls moyens d’expression.

Le combat est certes déloyal, mais la raison finira tôt ou tard par l’emporter sur la passion, car inéluctable est le triomphe de la volonté populaire.

A ce sujet, il ne faudrait pas que les combattants pour l’émancipation et l’épanouissement du peuple de guinée, se laissent entraîner sur la pente glissante du terrain de l’ethnocentrisme qui gangrène la société et fausse le débat citoyen, et les leaders politiques, en évoquant à tout bout de champ ce fâcheux sujet dans leurs campagnes de sensibilisation, ignorent qu’ils incitent implicitement leurs partisans, à prendre au rebond ce boulet de haine, cause des replis identitaires et de risques de guerre fratricide. La Guinée est une et restera indivisible, malgré les tentatives d’instrumentalisation et de récupération des mouvements sociaux, dont le seul but demeure l’exigence d’une bonne gouvernance, pour l’amélioration des conditions de vie de la population dans son intégrité.

On vient malheureusement à admettre en désespoir de cause, qu’à la violence, on ne peut opposer que la violence et c’est en cela, qu’il serait souhaitable que se réalise la volonté de la communauté internationale, d’envoyer en Guinée, une force de protection des populations civiles, contre les multiples exactions et violations des droits de l’homme, surtout qu’à l’allure où vont les choses, tout laisse présager un durcissement des positions de la junte, qui trouvera mille et un prétextes, à sa tentative de confiscation du pouvoir, à cause de la radicalisation de plus en plus manifeste de ses têtes pensantes. La lutte continue.

 

Que Dieu sauve la Guinée

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Commentaires (1)

1. Muazzez 23/12/2009

Ouaahhhh !! intérésant !!! :))))

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