Ce brouillon de Gandhi : « Cheick Sakho, pour qui se prend-il ? » (Saïdou Nour Bokoum)

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Haroun Gandhi Barry  Vendredi, 11 Mars 2016 22:38 www.guineeactu, écrit : « Le ministre de la Justice joue au matamore. Ce faisant, il perd son sang-froid en montrant une nouvelle fois son militantisme zélé, incompatible avec les valeurs qu'il prétend inculquer aux autres. Sa dernière sortie ne fait qu'illustrer ses dérapages passés.

Le communiqué du garde des Sceaux
 
Par un communiqué du 7 mars retranscrit sur différents sites, Cheick Sakho rappelle qu'Ousmane Gaoual Diallo « a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour violence caractérisée sur la personne d'un citoyen. Cette peine avec sursis pend sur sa tête et en cas de récidive, monsieur le député n'échappera pas à une peine de prison ferme. Le tribunal de première instance de Mafanco ayant été assez clément à son égard. Pour les faits de même nature (flagrant délit et hors session parlementaire), monsieur le député aurait écopé d'une peine ferme dans n'importe quel État de la sous-région.
 
Monsieur le député peut (c'est son droit) jeter l'opprobre sur la justice guinéenne, mais en attaquant publiquement et par voie de presse une décision de justice, Monsieur le député sort de son rôle d'élu du peuple et enfreint séparation des pouvoirs entre le législatif et le judiciaire… Dans le cas d'espèce, les militaires condamnés et leurs avocats ont la possibilité de faire appel, voire même de saisir la cour de la CEDEAO…
 
La sentence incriminée couvre le temps de détention. Il en va de la responsabilité du tribunal militaire ; et il n'appartient pas à un député de dire ce que le tribunal doit juger…
 
Je rappelle au passage que Monsieur le député lorsqu'il a été incarcéré à la maison centrale de Conakry, a été bien traité tenant sa qualité d'élu du peuple. D'ailleurs, il a reconnu lui-même le traitement dont il a bénéficié.
 
Enfin, je me réserve la possibilité de saisir le bureau de l'Assemblée Nationale pour demander la levée de son immunité parlementaire s'il continue à attaquer publiquement et par voie de presse les décisions de Justice. »
 
Il convient de reprendre les arguments de Cheick Sako pour montrer non seulement ses nombreuses contradictions (nous sommes habitués), mais également sa mauvaise foi.
 
"Quid de la condamnation d'Ousmane Gaoual ?"
 
Gandhi commence par son péché mignon : le sophisme, qui consiste chez lui à vous reprocher un fait, une parole etc., qu’il  INVENTE, avant de se mettre, avec beaucoup de labeur, à les réfuter, parfois avec brio ! Aussi, où lit-on dans le communiqué de Cheik Sakho qu’Ousmane Gaoual est un « repris de justice » ?
 
Donc Gandhi : « Oser prétendre que le député est REPRIS DE JUSTICE aurait pu être considéré comme un abus de langage de la part d'un profane. Mais de la part de quelqu'un qui nous a été présenté comme un ancien avocat du Barreau de Montpellier, il y a de quoi se poser des questions sur sa spécialité, « Le droit de la famille.. ».
 
Mais, pourrait-on me rétorquer, dire que Gaoual a été condamné puis libéré, etc., c’est affirmer que c’est un repris de justice, c’est du pareil au même monsieur le spécialiste de l’Hébreu, qui se mêle de défendre un garde des sots, espèce de vieux Bokoum (Babagalladhès de guineeactu.info) ;  eh bien pas du tout, nous ne sommes pas dans une conversation devant une tasse de café bouillie dans un kiosque de Doumbélane. Gandhi est un « spécialiste de droit », il l’enseigne à guineeactu et sur d’autres sites, à longueur de colonnes. Hors, voici ce que dit le Droit pour définir le « repris de justice » :
 
« Homme qui est de nouveau inculpé, ayant déjà subi une condamnation pénale ».
 
Qui sait, peut-être que Cheik Sakho meurt d’envie de faire condamner Gaoual, qui dit : « Et puis, donc,... trois jours après, j’ai été déferré devant le tribunal de Mafanco. Moi-même, j’ai participé à ce procès. Il faut saluer ici une certaine forme d’indépendance de la juge, qui a décidé de couper la poire en deux, c'est-à-dire de me condamner à une peine avec sursis, de me libérer aujourd’hui mais de garder quand même cette condamnation que nous allons rejeter. »
 
Cependant, Cheik Sakho que fustige Gandhi, ne dit pas autre chose que le droit :
 
« Lors d'un jugement, un condamné peut voir sa peine assortie d'un sursis. Cette peine, à condition qu'il n'y ait pas réitération au cours du délai fixé, ne sera pas mise à exécution. Ainsi, le sursis constitue une peine dissuasive qui tend à prévenir la récidive. »
 
« Peut-on critiquer une décision de justice » ? Oui dit Gandhi, À condition de rester dans la limite acceptable ».
 
L'article 238 du Code pénal dispose que : « quiconque aura publiquement par actes, paroles ou écrits cherché à jeter le discrédit sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l'autorité de la justice ou à son indépendance, sera puni de 3 mois à 1 an d'emprisonnement et de 50.000 à 1.000.000 de GNF d'amende, ou de l'une de ces deux peines seulement…. les dispositions qui précèdent ne peuvent en aucun cas être appliquées aux commentaires purement techniques, ni aux actes, paroles ou écrits tendant à la révision d'une condamnation… ».
 
Peut-on commenter une décision de justice ? Oui répond Gandhi, et il précise en substance, un rien méprisant : ce qui vaut pour Gaoual le vaut à fortiori pour Cheik Sakho. On peut parfaitement commenter une décision de justice, à condition de ne pas « tomber dans l'outrance (jeter le discrédit) ».
 
Alors qui discrédite qui, quand Gandhi martèle :
 
"Oui, c'est donc tout à fait possible"
 
Et Maître Gandhi précise :
 
« De même, il faut aussi prendre en compte le statut de la personne qui a prononcé certaines paroles. Un avocat a plus de latitude pour critiquer une décision de justice, qu'un citoyen lambda. Un député doit également bénéficier d'une tolérance plus grande, car il faut préserver à tout prix la liberté d'expression des élus, qui sont d'ailleurs protégés par l'immunité de l'article 65 de la Constitution1.
 
Enfin il faut aussi s'adapter à la personne outragée, plus un homme est public, plus il a du pouvoir – un juge d'instruction est un homme très puissant, puisqu'il possède celui de demander la détention d'un homme –, plus la justice doit tolérer la critique ».
 

"Les autres dérives de Cheick Sakho"
 
S'il n'appartient pas à un député de dire ce que le tribunal militaire doit juger… » dixit Cheick Sako, il appartient encore moins au ministre de la Justice d'en faire autant, sic... ».
 
Un ministre, ça ferme sa gueule ! Et Gandhi peut asséner l’estocade à Cheik Sakho :
 
Du coq à l’âne savant :
 
« Cheick Sako a une nouvelle fois perdu l'occasion de se taire. Il faut lui rappeler qu'il n'est pas juge, ni procureur, mais un simple « contrat à durée déterminée », sans aucune légitimité démocratique, au contraire de l'élu.
 
Certains Guinéens considèrent qu'on ne peut pas travailler avec un dictateur, quel qu'il soit. D'autres pensent au contraire, qu'on peut travailler pour l'État guinéen (si tant est qu'il existe) indépendamment de la nature de son chef. Mais même dans cette dernière hypothèse, il n'est nul besoin d'être un zélateur.
 
S'il veut jouer au justicier par des sorties médiatiques qui ne l'honorent pas, il pourrait demander à ses collègues de publier leur déclaration de biens… et commencer par la sienne ».
Datauri file
Gandhi, Citoyen guinéen
 
« Mais « vieux Bokoum » (Babagalladhès de guineeactu), Gandhi a dit beaucoup plus de choses ! »
 
Certes, mais, les idées ne se mesurent pas au poids, sur la toile, qui ne peut être déchirée par des montagnes de boules puantes, brilleraient-ellse comme des pépites d’or. Il n’y avait que 4 idées camouflées dans cette nombreuse sortie de Gandhi :
 
  1. Gaoual avait le droit de commenter une décision de justice, le ministre pas, donc « pour qui se prend ce Sakho » ? Un ministre ça ferme sa gueule face à Gandhi !
  2. Cheik Sakho ne peut pas demander l’immunité parlementaire de Gaoual.
 
Le droit dit :  
 
Article 33 : - Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux peut dénoncer au Procureur Général les infractions à la loi pénale dont il a connaissance, lui enjoindre par instructions écrites et versées au dossier de la procédure, d’engager ou de faire engager les poursuites ou de saisir la Juridiction compétente de telles réquisitions écrites que le Ministre juge opportunes. »
 
Vieux Bokoum (Babagallaadhès de guineeactu), c’est bien ce que dit Gandhi : Sakho n’est pas procureur. Il ne peut donc pas demander au bureau de l’assemblée nationale la levée de l’immunité parlementaire de Gaoual.
 
   3) Ah oui ? 
 
Le droit dit : « Les demandes pour lever partiellement l'immunité (inviolabilité) d'un parlementaire sont désormais adressées aux bureaux des Assemblées. . Leur saisine résulte aujourd'hui d'une demande du procureur de la République qui, via le procureur général près la cour d'appel compétente, la transmet ensuite au garde des Sceaux, (qui a nom comme chacun sait, Dupont Sakho, en Guinée..), lequel la retransmet au président de l'Assemblée parlementaire concernée[note 13].
 
  4)  Gandhi ironise sur la « spécialité » de Cheik Sakho. Pendu entre des points de suspension. « Le droit de la famille », serait la spécialité.. des avocats vivant des « aides juridictionnelles », l’avocat des « sans papiers », des « Nous pas bouger ! ».
 
La spécialité la plus humaine du code napoléonien puisque réglementant le démantèlement, le massacre de vies durement construites, celles des époux ou épouses, celles des enfants monoparentaux, victimes innocentes de sociétés saucissonnées par l’âpreté au gain. Le divorce dans ce code devenu pire que « Le code noir », celui qui digère l’esclave pour son maître atrabilaire, des hommes, des femmes qui essaient dans leur métier d’adoucir ces massacres – 30 à 40 « affaires » à traiter par jour par un juge, deux avocats, donc 10 minutes pour ruiner ou rebâtir 40 ans d’une vie ! Voilà des « zélateurs » (Gandhi) que Gandhi disperse avec mépris dans des points, de suspension :  « … sans doute le droit de la famille (pensions alimentaires et divorces) !!! ». Des points d’exclamations qui ressemblent à des lances de faux chevaliers du temple, suivez mon regard, et vous verrez Ponce Pilate.
 
Naturellement, ceci ne concerne que les Gaulois, or nous sommes indépendants depuis ce fameux Non du 28 septembre, qui a fait beaucoup d’avortons et « d’intellos » en burqa intégrale.
 
Was-Salam
 
El Hajj Saïdou Nour Bokoum
 
www.nrgui.com
 
NB : - je laisse ceci à l’état de brouillon, comme les textes de Gandhi.
 
-      et si cela vous dit, voici un zoom sur l’amphithéâtre de l’abrutissement, surtout les commentaires (pas tous) ou ici ou encore ici.

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