Cellou Dalein Diallo, candidat à la présidentielle, mis au ban du FNDC

fndcEn Guinée, le Front national de défense de la Constitution réagit à la décision de certains partis politiques membres du mouvement de participer à l'élection présidentielle prévue le 18 octobre prochain. Dans une déclaration, son coordinateur national Abdourahmane Sano estime que « de cette décision, découle naturellement leur retrait volontaire du mouvement ».

Ce lundi, Cellou Dalein Diallo, président de l'UFDG, première force d'opposition, avait déposé son dossier de candidature à la Cour constitutionnelle, une décision controversée qui entérine une scission au sein de la coalition opposée au 3e mandat du président Alpha Condé.

Les débats ont été houleux et ont abouti à une déclaration sibylline sur les partis qui ont choisi de participer à l’élection présidentielle. « De cette décision découle naturellement leur retrait volontaire du mouvement » dit le FNDC.

Aliou Bah, président du Model, un parti qui a choisi le boycott, précise : « Si demain on a une manifestation au cours de laquelle ces Guinéens membres de ces partis politiques prennent part, bien entendu c’est leur droit de se battre pour leur pays et nous ne leur enlèverons pas ce droit. C’est juste que les responsables de ces partis ne peuvent plus siéger dans les instances du FNDC. »

À demi-mot, c’est l’exclusion de l’UFDG, principal parti d’opposition qui contribuait largement à l’organisation et à la mobilisation du FNDC.

Pour autant, cette scission ne décourage pas Foninké Menguè, membre de la coordination nationale : « Le combat contre le troisième mandat continue. En ce sens, le FNDC a besoin de tous les citoyens, tous les Guinéens épris de justice et de démocratie pour cet état de fait, donc encore une fois nous continuons le combat contre le troisième mandat de M. Alpha Condé et dans cette lancée nous sommes prêts à tout mettre en oeuvre pour empêcher le troisième mandat de monsieur Alpha Condé. »

Le mouvement FNDC a tenu ce mercredi une plénière pour faire le point. Une plénière, ou un arrêt pour évaluer le combat mené d’octobre 2019 à nos jours et d’envisager de nouvelles actions, selon un responsable du mouvement citoyen, Me Mohamed Traoré. « Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a une élection présidentielle qui est prévue le 18 octobre prochain. Nous avons décidé au sein du FNDC de continuer à passer par tous les moyens légaux afin de barrer la route à la réalisation de ce projet qui n’est autre qu’un projet de coup d’état constitutionnel. »

Des partis politiques, et non des moindres, n’ont pas pris part à cette plénière, comme l’UFDG de Cellou Dalein Diallo et le PADES de Ousmane Kaba. « Tous ceux qui partent volontairement sont partis et le combat va continuer, affirme Faya Millimouno, leader du Bloc Libéral. Il est clair que le FNDC est encore plus fort aujourd’hui par ce qu’il est claire que nous venons de réaffirmer notre volonté de dénier à Alpha Condé un Nième mandat dans ce pays. Ce n’est pas le fait de durer au pouvoir qui fait le bonheur de votre peuple. Nous devons dénier à quiconque le droit de rester au pouvoir jusqu’à mourir et ce que nous allons faire contre Alpha Condé et des mafieux qui sont autour de lui. »

 Exclusion ou retrait, c'est en tout cas un événement qui intervient le jour même où la Cour constitutionnelle a validé 12 des 13 candidatures déposées, dont celle d’Alpha Condé et de Cellou Dalein Diallo, son principal challenger.

Carol Valade et Mouctar Bah correspondants à Conakry

Source: RFI

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