Crise au mali: la désharmonie entre Ouagadougou et Conakry ?

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Si jusqu’aux élections présidentielles en Guinée, Compaoré et Condé ont filé au su et au vu de tous le parfait amour, un spleen ( et pas des plus petits ), semble avoir investit leurs relations. On dit que les critiques de Ouagadougou sur la gouvernance de Alpha Condé, après son élection difficile, n’aient guère été appréciées à Conakry ou la volonté d’indépendance prend le pas sur le devoir de reconnaissance !

Un des domaines où cette attitude d’émancipation par rapport à Ouagadougou se fait sentir, c’est dans celui de la politique étrangère. Le dossier malien en constitue une illustration parfaite.

La Guinée, membre de la cedeao, illustre tout à fait les clivages qui s’y manifestent entre dirigeants. La cedeao a adopté une politique pas trop intuitive au sujet du dossier malien . Elle en fait même une affaire personnelle voyant dans l’élévation du dossier au niveau de l’union africaine et du conseil de sécurité un désaveu cinglant. Elle feraille dure pour garder la main et être le fournisseur exclusif d’hommes pour faire le boulot au nord malin . Pas question de lui retirer l’initiative, ou comme certains diront, de lui enlever le pain de la bouche .

Condé a une position qui s’aligne sur celle d’un autre ancien protégé de Blaise compaoré, Mahamoudou Issoufou pour ne pas le citer : il faut éviter la marginalisation de l’armée malienne dans la reconquête des territoires perdues ; il importe de ne pas perdre du temps en de vaines négociations, l’urgence déclarée étant pour une action rapide et fulgurante au nord Mali .

Cette intervention sans délais ne saurait par ailleurs être l’apanage des seuls états de la cedeao.

Pour justifier cette position qui est loin d’être celle de Blaise Compaoré, Condé, d’un ton définitif, soutient, rejoignant ses amis de l’international socialiste, que le dossier malien concerne toute l’Afrique et au-delà, le monde entier.

Ces propos réaffirmés au sortir d’un tête à tête avec Hollande, du même cru que ceux tenus par le premier nigérien qui a eu avant lui les honneurs élyséens, sont à l’opposé des actions actuellement menées par la cedeao et son médiateur pour qui rester dans la dynamique semble devenir une quasi affaire de vie ou de mort .

Qui aura raison sur l’autre ? Il peut sembler déplacé, au regard des souffrances du peuple malien, de réduire cette crise des plus graves à une simple querelle de leadership, même si la réalité commande de ne pas en minimiser la realité.

Attendons seulement de voir ce qui sortira de la saisine du conseil de sécurité .Le compte a rebours ayant commencé, la donne pourrait totalement changer en donnant une nouvelle configuration aux intervenants finaux dans cette crise .

Victory Toussaint

San Finna

Source: Sanfinna

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