Des journalistes guinéens initiés à la protection des enfants en mobilité

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Des journalistes guinéens, sur l’initiative de l’ONG Suisse la Terre des hommes (TDH), ont entamé lundi à Conakry une formation de 72 heures axée sur l’aide qu’ils seront appelés à fournir aux enfants en situation de mobilité en Afrique de l’Ouest.

Durant trois jours, les formateurs Herman Zoungrana et Marion Darcissac, en provenance du Burkina Faso, aborderont des thèmes comme ‘’les mobilités des enfants en Afrique de l’Ouest (enjeux, itinéraires et difficultés) », ‘’traite et mobilité des enfants : deux concepts différents »,  ‘’les statistiques et les droits des enfants en mobilité » et  ‘’les principaux instruments juridiques de protection de l’enfant ».

L’objectif de la formation est d’impliquer la presse dans la formulation d’une nouvelle stratégie d’accompagnement des enfants en situation de mobilité pour un changement de comportement positif en Guinée et dans l’espace ouest- africain.

Autrement dit, l’approche mobilité incite à s’interroger sur la prévention des déplacements, à sécuriser le trajet et à identifier la riposte appropriée et les risques.

Pour les formateurs, qu’elle soit longue ou saisonnière, ponctuelle ou cyclique, volontaire ou forcées, interne ou transnationale, la mobilité des enfants est un phénomène ample et multiforme suscitée par la pauvreté, les contraintes culturelles, les défaillances du système scolaire et les contraintes de vie.

« Il s’agira d’agir sur les mobilités et de réagir à la traite », a résumé M. Zoungrana.

Même si des statistiques exactes sont indisponibles pour l’instant, les formateurs pensent que la mobilité des enfants est une réalité ouest- africaine, qui présente certes des opportunités comme l’accès au travail, à l’emploi et au mieux-être, mais comporte toutefois des risques et des dangers pour les enfants.

« La mobilité des enfants existe en Guinée. La situation est critique, mais les formes varient d’une région à une autre. Certains font des petits métiers dans les villes, d’autres sont dans les mines et les carrières et d’autres dans les plantations », a témoigné le représentant de l’ONG- Sabou qui évolue en Guinée.

Dans le même ordre d’idées, Hermann Zoungrana a cité quatre catégories d’enfants en mobilité : ceux en pré-mobilité, ceux en situation de mobilité, ceux de retour de mobilité et enfin ceux affectés par la mobilité.

Source: APA

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